Lee Harvey Oswald - Pour une place dans l'Histoire
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Revues sur l'assassinat

L'étrange suicide du treizième témoinMort de KennedyOswald n'a pas tiréLe mystère KennedyLe Mystère Kennedy

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Jeudi 19 mai 1994
Sortie aux USA du film "JFK"
Vendredi 20 décembre 1991

LIVRE

14 messages

hmoderne
Lundi 3 janvier 2005 à 21h46 #12437 Modification de ce message Citer ce message
Bonsoir tout le monde,
J’ai un contrat d’un copain qui est également éditeur pour écrire un bouquin sur l’assassinat de JFK.
Je souhaiterais présenter les diverses théories défendues sur ce site par les uns et le autres.
Qu’en pensez-vous ?
Quelques-uns d’entre vous sont-ils intéressés par la rédaction de cet ouvrage ?
Je vous communique les articles dont je dispose et qui ont servis à la revue « Visages de l’Histoire » il y a quelques années.


hmoderne
Lundi 3 janvier 2005 à 22h12 #12438 Modification de ce message Citer ce message
L’attentat au scanner

« Si quelqu’un veut tuer le président des États-Unis, il lui suffit de trouver un bâtiment élevé et un fusil à lunette. » John Fitzgerald Kennedy (22 novembre 1963, 9 heures 40)

Le vendredi 22 novembre 1963, à 11 heures 40, l’avion présidentiel Air Force One atterrit à Love Field, l’aéroport de Dallas. L’étape de Dallas, qui n’avait pas voté pour Kennedy en 1960, prévoit un cortège d’une durée de 45 minutes à travers la ville et un déjeuner. Vêtue d’un tailleur rose, Jackie Kennedy reçoit, au bas de la passerelle, un bouquet de roses rouges. Le Président monte à l’arrière de la voiture présidentielle, une Lincoln bleue décapotée. Le soleil est aveuglant. Jackie prend place à sa gauche, les roses étant posées entre eux. Le gouverneur Connally et son épouse s’installent sur les strapontins juste devant le couple présidentiel.

Cauchemar dans Elm Street

À 11 heures 50, le cortège quitte l’aéroport. Le chef de la police de Dallas, Jesse Curry, en prend la tête, suivi par la limousine présidentielle. L’agent des Services secrets William Greer conduit avec à ses côtés l’agent Roy Kellerman, chargé de la sécurité de la Maison-Blanche. Quatre motards encadrent le véhicule du Président. Puis viennent la voiture découverte du Secret Service (deux hommes debout sur les marchepieds et six hommes à l’intérieur), la décapotable du vice-président Lyndon Johnson, une voiture de police, la voiture de presse, et la suite du cortège.

Le gouverneur Connally n’a jamais vu ça : 250 000 personnes sont amassées sur quelques pâtés de maisons et acclament le Président. Approchant Dealey Plaza, la voiture quitte Main Street et ralentit pour effectuer un virage à droite dans Houston Street. Le véhicule s’arrête presque pour prendre le difficile virage à 120 degrés dans Elm Street. Sa vitesse est désormais de 18 km à l’heure, contrairement à toutes les règles en vigueur dans les Services secrets, et William Greer freine encore.

À l’intersection d’Elm Street et de Houston Street se dresse un immeuble de six étages en briques rouges, le dépôt de livres scolaires du Texas.

Madame Connally se tourne vers le Président et lui dit, d’un ton enthousiaste : « On ne peut vraiment pas dire que Dallas ne vous aime pas, monsieur le Président ! »

Kennedy acquiesce en souriant. Il est exactement 12h30.

Des coups de feu éclatent. Le Président porte les mains à son cou et s’exclame :
— Mon Dieu, je suis touché…

Il bascule en avant. Le gouverneur Connally tourne sa tête vers la gauche, puis vers la droite et ressent un choc violent : il a reçu une balle dans le dos et s’effondre sur son épouse. Un dernier coup de feu frappe le Président en pleine tête, le projetant violemment vers l’arrière. Son cerveau jaillit sur Jackie, l’aspergeant de sang. Elle hurle :
— Oh mon Dieu, ils ont tué mon mari !

Les agents chargés de la protection du Président restent sans réaction, ayant passé la nuit à boire dans un club, La cave, dirigé par un ami de Jack Ruby. Seul à réagir, l’agent Clint Hill quitte la voiture suiveuse pour grimper dans la Lincoln. Jackie, accroupie sur la malle arrière, tente de rattraper, dans son affolement, un morceau du crâne de son mari. Finalement, le chauffeur se décide à accélérer et atteint l’hôpital Parkland Memorial en dix minutes.

Malgré les efforts de 14 médecins, le président John Fitzgerald Kennedy est déclaré mort à 13 heures, au moment même où le gouverneur Connally entre en salle d’opération.

Pris d’une peur panique, le vice-président Johnson est persuadé que ce ne sont que les prémices d’une attaque nucléaire de l’URSS et, durant tout le trajet de retour entre l’hôpital et l’aéroport de Love Field, il reste allongé sur les coussins à l’arrière de sa limousine après avoir donné l’ordre à un officier de s’allonger sur lui.

Jackie Kennedy rejoint l’avion Air Force One quelques minutes plus tard, avec le cercueil de son mari mort.

À 14 heures 38, Lyndon Jonhson prête serment et devient le 36e président des États-Unis d’Amérique.

À Dallas, à 14 heures, un employé du dépôt de livres scolaires, Lee Harvey Oswald, est arrêté dans un cinéma. Il vient juste d’abattre l’agent de police Tippitt. À 14h30, son premier interrogatoire commence.

D’abord accusé du meurtre de Tippitt, il sera ensuite accusé de l’assassinat du président Kennedy à 1h30 du matin le lendemain. Personne ne sait que la police de Dallas a arrêté l’assassin.

Mais le dimanche 24 novembre à 11h20, alors qu’Oswald est transféré, le manager d’une boîte de nuit de Dallas, Jack Ruby, le tue d’une balle et cela au milieu de 70 policiers, dans les couloirs du commissariat.

À 13h07, Lee Harvey Oswald meurt dans la salle des urgences de l’hôpital Parkland Memorial, l’hôpital où le président Kennedy est mort deux jours plus tôt.

Le mystère Kennedy commença ce dimanche. La mort du suspect principal signifiait qu’aucun procès n’apporterait la preuve que Lee Harvey Oswald avait tué le Président, même si Will Fritz, chef de la police de Dallas, déclara qu’il détenait des preuves incontestables que « Oswald avait tué le président Kennedy ». Aujourd’hui, ce fait reste toujours à prouver.

Dans les heures qui ont suivi l’assassinat, de nombreuses personnes commencèrent à extrapoler des théories sur l’existence d’un complot visant à attenter à la vie du président Kennedy. Toutes ont leurs fervents supporters, qui exploitent la désinformation et les inconsistances de l’enquête de manière suffisamment subtile pour les rendre crédibles. À ce jour, plus de 600 livres ont été publiés concernant l’assassinat du président Kennedy.

Que sait-on de l’attentat ?

Neuf films ont été tournés ce jour-là sur Dealey Plaza. Les deux plus notables sont les films d’Abraham Zapruder et d’Orville Nix.

Abraham Zapruder était debout sur le monument en béton proche de la butte gazonnée, en train de filmer le cortège présidentiel. Il continua à filmer au fur et à mesure des coups de feu et a d’ailleurs témoigné que les détonations provenaient de derrière lui. Il vendit son film au magazine Life, même si la CIA en a pris possession pendant un certain laps de temps.

Ce film montre le Président porter les mains à son cou lors du premier impact de balle, la tête de Kennedy rejetée violemment en arrière lors du dernier coup de feu, ainsi que du sang qui jaillit et des morceaux de crâne et de tissu cérébral qui s’envolent vers l’arrière de la voiture.

Le film d’Abraham Zapruder est probablement le film le plus attentivement étudié et analysé dans toute l’histoire.

Orville Nix fut l’une des autres personnes à réaliser un film au moment précis de l’attentat. Pris depuis l’autre côté de la rue, en face de la butte gazonnée, le film montre clairement Abraham Zapruder en train de filmer, les feux de frein de la limousine qui s’allument juste avant la balle fatale, et la tête du Président violemment rejetée en arrière.

Dans le fond, on aperçoit ce qui semble être un tireur en train de viser le cortège, debout sur une voiture stationnée derrière une barrière en haut de la butte gazonnée, et une mince volute de fumée, comme l’ont déclaré de nombreux témoins par la suite.

Plus de 400 personnes étaient présentes sur Dealey Plaza et dans les alentours au moment du passage du cortège présidentiel. Toutes n’ont pas été témoins de l’assassinat, mais tous les témoins n’ont pas dit ce qu’ils avaient vu.

Durant les trois années qui suivirent les assassinats de Kennedy et d’Oswald, 18 témoins-clés disparurent : 6 furent victimes de coups de feu, 3 périrent dans des accidents de la route, 2 se suicidèrent, 1 fut égorgé, 1 autre frappé violemment à la nuque, 3 eurent des crises cardiaques et seulement 2 s’éteignirent de causes naturelles.

Le Comité sur les assassinats se pencha sur la question et n’en conclut rien…

Autopsie d’un complot

Au début de 1963, on commença à parler de plus en plus du président Kennedy au sein de groupes divers : la Mafia qui en voulait à Kennedy car le frère du Président, Robert Kennedy, avait entrepris une croisade contre le crime organisé ; les Cubains anticastristes qui lui reprochaient le fiasco de la Baie des Cochons en 1961 ; Fidel Castro qui tenait les frères Kennedy pour responsables des tentatives d’assassinat à son encontre ; la CIA qui ne supportait pas l’opération de démantèlement menée par Kennedy dans ses rangs ; le patron du FBI, J. Edgar Hoover ; le monde des affaires et de la finance ; l’industrie pétrolière ; des extrémistes de droite, qui étaient opposés à la politique pacifique menée vis-à-vis de l’URSS ; le complexe militaro-industriel, car le Président voulait mettre un terme à l’engagement au Vietnam après sa réélection ; enfin des supporters de Lyndon Johnson, qui n’aurait plus faire partie du ticket présidentiel pour 1964. Tous estimaient à très haut niveau que si jamais quelque chose arrivait au Président, cela serait une véritable bénédiction pour le pays.

Pour assassiner John Fitzgerald Kennedy, il fallut non seulement un plan spécifique pour éliminer la cible, mais également des efforts en vue de diminuer ou de supprimer toute protection autour de cette cible. Une fois qu’un tel consensus a été atteint parmi les instigateurs du complot, ce dernier se met en place : les ordres opérationnels émanent très vraisemblablement des chefs de la Mafia, comme Carlos Marcello, Santo Trafficante et Sam Giancana, déjà en opération avec la CIA pour assassiner Fidel Castro. Mais ces parrains ont fait preuve de finesse : ils ont très vite réalisé les conséquences si leur rôle dans l’assassinat de Kennedy venait à être découvert, et c’est pour cette unique raison qu’ils ont fait appel à des tueurs à gages professionnels.

Seulement, pour faire diversion vis-à-vis de l’opinion américaine, un leurre était nécessaire. Entra en jeu Lee Harvey Oswald. Jeune patriote ayant rejoint les Marines, transféré dans la base ultra-secrète d’Atsugi au Japon, Oswald a été sans aucun doute été recruté par la CIA avant d’être envoyé en URSS. L’écrivain Michael Eddowes a peut-être raison quand il affirme que ce n’est pas le même Oswald qui est revenu d’URSS. Toujours est-il que le Lee Harvey Oswald présent à Dallas n’a pas tué Kennedy.

Qu’il s’agisse d’Oswald ou d’un imposteur, cet homme a été manœuvré par les conspirateurs. C’était le bouc-émissaire parfait : sa capture ou sa mort aurait monopolisé l’attention loin des véritables instigateurs. De plus, la CIA et le FBI seraient alors obligés de se protéger et de brouiller les pistes, avec un tel coupable, qui pouvait se révéler à la fois un agent soviétique infiltré, un militant procastriste et un gauchiste.
Le 22 novembre 1963, beaucoup de personnes présentes sur Dealey Plaza n’étaient pas que de simples passants : des individus brandissant des badges des Services secrets sans y appartenir, un homme ouvrant son parapluie le temps de la fusillade, un autre levant le poing, un autre enfin parlant dans un talkie-walkie. Pendant ce temps, des tueurs professionnels ont pris place tranquillement autour de Dealey Plaza, sachant que la sécurité était minimale à cet endroit de Dallas.

Ce fut une véritable embuscade ce jour-là. Le tournant à 120 degrés dans Elm Street était contraire à toutes les règles de sécurité. Trois salves de coups de feu ont été tirées et, comme à chaque détonation, Abraham Zapruder sursaute très légèrement ; en additionnant les différents témoignages, on a pu en compter jusqu’à quatorze.

Certes, deux tireurs opéraient du 5e étage du Texas School Book Depository, mais trois autres sources ont pu être déterminées : la butte gazonnée, le Dal-Tex Building et le Records Building. Six groupes d’assassins étaient présents ce jour-là sur Dealey Plaza.

Tirée du Dal-Tex, la première balle a complètement manqué sa cible, s’écrasant sur la chaussée derrière la limousine. Des témoins ont remarqué des étincelles sur le sol.

La deuxième balle a été tirée du coin extrême de la butte gazonnée et a touché Kennedy à la gorge. Le Président a porté les mains à son cou et cette blessure a été ensuite élargie par les médecins ayant pratiqué une trachéotomie pour tenter de sauver la vie de Kennedy. Du coin gauche du dépôt de livres, la troisième balle est entrée dans le dos de Connally, ressortant par la poitrine, comme il l’a déclaré plus tard. La quatrième balle, provenant du Dal-Tex Building, est entrée sous l’omoplate de Kennedy, le projetant légèrement vers l’avant, ce qui est visible dans le film de Zapruder. Les balles numéros 5, 6 et 7 ont fait exploser la tête de Kennedy, le projetant d’abord vers l’avant, puis vers l’arrière et enfin vers la gauche. Cela signifie trois origines différentes : le coin gauche du dépôt de livres et les deux tireurs positionnés sur la butte gazonnée. La balle 7 faisant exploser la tête du Président était vraisemblablement une balle explosive.

Provenant du dépôt de livres, la huitième balle ayant atteint sa cible a blessé Connally au poignet avant de pénétrer dans sa cuisse.

Mais il y a eu également au moins six ou sept balles qui ont manqué leur but, balles qu’il est très difficile de placer dans la chronologie de la fusillade.

Tirée du coin droit du dépôt de livres, une balle a endommagé le panneau de signalisation, juste devant Zapruder. Du même endroit, une balle a blessé un passant. Tirées avec le fusil d’Oswald, dont la lunette de visée était déréglée, ces balles n’ont probablement pas atteint leur cible.

Un pseudo-agent du FBI a ramassé une balle dans la pelouse, provenant de la butte gazonnée.

Deux balles ont creusé des trous dans la terre, face au monticule herbeux.

Tirée du Records Building enfin, une première balle a endommagé le pare-brise de la voiture, remplacé le lendemain, alors que la seconde s’écrasait sur une bouche d’égoût de la place.

Pour cette volée de balles, des noms de tireurs ont été avancés :
– sur la butte gazonnée, deux tireurs étaient en position : un policier de Dallas nommé Roscoe White, comme on peut le deviner sur une photo de Mary Moorman, et Charles Harrelson, un stipendié de la Mafia arrêté et relâché dans la foulée de l’attentat ;
– du 5e étage du dépôt de livres, deux Cubains anticastristes ont tiré, Yito del Valle et Hermino Diaz Garcia, identifiés plus tard par les services secrets de Fidel Castro ;
– dans le Dal-Tex Building, l’identité du tireur est moins certaine : Chuck Nicoletti, homme de main de la Mafia assassiné peu après, ou alors David Sanchez Morales, également présent lors de l’assassinat de Robert Kennedy en 1968 ;
– pour le tireur dans le Records Building, les témoignages disponibles furent ceux des pensionnaires de la prison et ne permirent pas une identification : les noms les plus fréquemment cités sont toutefois ceux de Richard Cain, tireur d’élite de la Mafia, et de Frank Sturgis, renégat de la CIA.

Comme le canal radio de la police de Dallas a été bloqué pendant plus de huit minutes à partir de 12h30, les tireurs étaient les seuls à savoir ce qu’il se passait réellement à ce moment-là. Leur méfait accompli, ils ont tranquillement évacué les lieux, sous les yeux d’agents de la police de Dallas.

À l’intérieur du dépôt de livres, Lee Harvey Oswald buvait tranquillement un Coca Cola au premier étage. Il n’a compris que le Président avait effectivement été assassiné que lorsque l’agent Baker l’a apostrophé quelques minutes après l’attentat.

Il a alors quitté le dépôt de livres et s’est rendu chez lui pour prendre un revolver. Chargé de l’éliminer, l’agent de police Tippit a échoué dans sa mission, le manquant de quelques minutes à son domicile. Tippit a alors été éliminé par une autre personne qu’Oswald.

Au cinéma, Oswald s’est laissé arrêter, il n’a pas utilisé la sortie de secours où l’attendait très certainement un autre tueur.

Un grave danger pesait alors sur les instigateurs du complot : Oswald pouvait révéler ce qu’il savait et causer ainsi leur perte. La seule solution était l’élimination d’Oswald par un homme au service de la Mafia, Jack Ruby.

Cette élimination a eu lieu le dimanche matin lors du transfert d’Oswald à la prison du Comté. À 11 heures 17, Jack Ruby effectuait un virement de 25 dollars à l’une de ses strip-teaseuses dans les locaux voisins de la Western Union, à côté du commissariat. L’assassinat en direct à la télévision eut lieu à 11 heures 21, un policier ayant signalé à Ruby le début du transfert d’Oswald.

Conclusion

Plus de trente ans après que les coups de feu aient résonné à Dallas, des questions sur l’assassinat du président Kennedy se posent toujours.

Le rapport Warren en 1964 conclut que Oswald, agissant seul, avait tué le Président des fenêtres du dépôt de livres scolaires du Texas.

Quinze ans plus tard, le Comité sur les assassinats, alors même qu’il concluait qu’Oswald était bien l’assassin, décréta qu’il faisait partie de la conspiration ourdie par la Mafia.

Le temps a passé et aucune nouvelle théorie n’a réussi à être plus satisfaisante que la précédente, aucun nouveau fait « officiel » n’a réussi à démolir le rapport de la commission Warren, qui demeure encore aujourd’hui la plus colossale enquête jamais effectuée dans l’Histoire.

Earl Warren avait prévenu en 1964 : « Il y a des faits qui ne seront pas dévoilés durant votre vie et durant la mienne, des faits qui peuvent mettre en danger la sécurité de l’État. »

Cela avait au moins le mérite d’être clair.

Qui est Lee Harvey Oswald ?

Pour un homme âgé seulement de 24 ans, le passé de Lee Harvey Oswald était déjà lourdement chargé. Étudiant médiocre, Oswald rejoignit les Marines en 1956 à l’âge de 17 ans pour servir comme opérateur radar sur la base japonaise d’Atsugi, en rapport avec les secrets des missions d’espionnage des avions U2.

En 1959, libéré à sa demande, Oswald afficha des idées marxistes. En octobre de la même année, avec un visa touristique, il alla à Moscou. Quinze jours plus tard, il renia sa citoyenneté américaine et demanda la nationalité soviétique qui lui fut refusée, mais il obtint un permis de travail. En 1960, il travaillait comme réparateur radio à Minsk. Lors d’une fête en 1961, il rencontra Marina Pruskova, nièce d’un haut responsable du KGB. Ils se marièrent. En 1961, les Oswald demandèrent un visa de sortie espérant retourner aux États-Unis. En mai 1962, ils quittèrent l’URSS pour revenir aux États-Unis, à Fort Worth.

Le 10 avril 1963, Oswald attenta à la vie du général Edwin Walker, un ultra-conservateur, mais il manqua sa cible de quelques centimètres.

En avril 1963, Oswald partit seul à La Nouvelle-Orléans chez les Murrets, ses oncle et tante. Charles Murrets était bookmaker dans un cercle de jeu dirigé par Carlos Marcello, mafieux célèbre. Il se lia avec des Cubains anticastristes et des Américains extrémistes. Il créa pourtant une association, Fair Play pour Cuba, dont il était le seul membre et subit une arrestation médiatisée, alors qu’il distribuait des tracs procastristes.

De retour à Dallas, Oswald fit une visite aux ambassades russe et cubaine de Mexico pour essayer de se rendre à nouveau en URSS au mois d’octobre. Ce voyage donna lieu à de nombreuses controverses.

Embauché au dépôt de livres scolaires quinze jours avant le 22 novembre, Oswald tira trois coups de feu sur Kennedy du 5e étage. Il tua également l’agent de police J.D. Tippitt en résistant à sa première arrestation. C’est d’abord accusé du meurtre de l’agent Tippit qu’Oswald arrive au commissariat de Dallas, avant d’être inculpé dans la nuit du meurtre de Kennedy.

Enfin, en direct à la télévision, Oswald est tué à bout portant par Jack Ruby dans le sous-sol des locaux mêmes de la police de Dallas, sans qu’aucun des policiers présents n’intervienne.

Qui est Jack Ruby ?

Il dirige un cabaret que fréquentent des policiers de Dallas. Ses liens avec la mafia de Chicago et celle de la Nouvelle-Orléans sont avérés.

Est-ce sur l’instigation des chefs mafieux qu’il a éxécuté Oswald ? Oswald qui n’aurait été qu’un « pigeon », qui n’aurait même pas tiré à Dallas et aurait été utilisé pour masquer un meurtre téléguidé par des commanditaires restés dans l’ombre et réalisé par des tueurs professionnels ?

hmoderne
Lundi 3 janvier 2005 à 22h13 #12439 Modification de ce message Citer ce message
Kennedy et le flamand rouge

Une simple lettre ouverte à temps aurait pu empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Elle avait été écrite le 19 novembre 1963 par un marin belge, flamand plus précisément, dont l’anonymat a été préservé. Elle est arrivée à la Maison-Blanche en recommandé (n°417) et a été remise à un fondé de pouvoir du Président le 21 novembre 1963, la veille du jour fatal.

Que raconte cette lettre ?

Lors de la nuit du 4 au 5 septembre 1963, notre marin sympathisa dans un bar de la rue de la Station, à Anvers, avec un confrère étranger. Ce bar s’appelait Het Koetsierke. Ce marin était un officier russe, plus exactement un Ukrainien venu de Kiev, du nom d’Ivan Kutscharenko (Anvers était une plaque tournante du KGB et du GRU pour l’Europe du Nord), en compagnie d’un groupe de marins. Selon le Belge, il mesurait plus d’un mètre quatre-vingts, était blond frisé avec un visage rougeaud.

Kutscharenko parlait parfaitement l’espagnol, le russe, le français, l’arabe, l’anglais et même l’américain. Il montra au Belge cinq passeports différents dont un français. La beuverie aidant, Kutscharenko prit le Flamand en sympathie et lui annonça son départ le lendemain pour les États-Unis.

Le sujet s’orienta alors sur la guerre du Vietnam et les relations russo-américaines. Kutscharenko signala que les Soviétiques voulaient provoquer une guerre entre les États-Unis et la Chine populaire, dont les Russes sortiraient vainqueurs. Le Belge lui assura que jamais Kennedy ne se lanceraient dans la guerre.

Alors le Russe lui déclara, droit dans les yeux : « Je vais te dire quelque chose, tovarich, et ce n’est pas une farce. Il n’y aura pas de Noël 1963 pour John Kennedy… À Noël, il sera enterré depuis longtemps… Et son successeur fera précisément ce que John Kennedy ne voulait pas : il élargira la guerre du Vietnam… accroîtra le nombre d’Américains à Saïgon… fera bombarder Hanoi… provoquera de plus en plus la Chine… Johnson et ses amis cherchent la guerre et c’est ce que nous souhaitons… Kennedy doit disparaître de la scène… Tout est déjà réglé, toutes les mesures sont prises en vue de réduire le meurtrier au silence… »

Le 19 novembre 1963, tourmenté par les révélations du Soviétique, le Belge prend sa plume et écrit à Kennedy la lettre suivante (l’orthographe et le style originaux ont été respectés) :
« Monsieur le Président,
J’ai l’honneur de vous envoyer cette lettre afin de vous prévenir d’un éventuel attentat sur votre vie.
La nuit du 4 au 5 septembre, j’ai rencontré dans un bar à Anvers, rue de la Station, un nommé Ivan Kutscharenko, né à Kiev. Cette personne-là se disait officier de la marine russe. Il était accompagné par quatre ou cinq personnes, il avait beaucoup bu, il me déclare : le Président Kennedy ne verra pas la fête de Noël dans sa famille, sera mort et enterré.
Je vous prie de bien vouloir me répondre si vous avez reçu cette lettre.
Excusez-moi pour les fautes que je fais dans la langue française, car je suis flamand.
Salutations respectueuses. Votre serviteur. »

La lettre était adressée au président John Kennedy (avec la mention « Strictement personnel »), Maison-Blanche, Washington. La lettre parvint à Kennedy, comme le confirma la poste américaine par lettres du 7 janvier 1964 et 6 février 1964.

Par contre, Edgar Hoover, patron du FBI, répondit par lettre du 30 octobre 1964 qu’il n’avait jamais été informé de l’existence de la lettre…

hmoderne
Lundi 3 janvier 2005 à 22h17 #12440 Modification de ce message Citer ce message
Les différentes pistes de l’attentat

C’est la Mafia. C’est Fidel Castro. C’est le KGB. C’est l’extrême droite. C’est l’extrême gauche. C’est le gouvernement… Quarante ans après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, les Américains tentent en vain de percer le plus épais mystère de leur histoire, avec pour seule certitude que le meurtrier présumé, Lee Harvey Oswald, n’a pu agir seul.

Si la famille de l’ancien président des États-Unis a admis la version officielle de la commission Warren, désignant Oswald comme un malade mental solitaire, une large majorité d’Américains estime qu’il ne fut que le pion d’un complot dont les instigateurs restent inconnus.

Des milliers de documents se sont entassés, des centaines d’expertises se sont succédées, des dizaines de scénarios ont été échafaudés, sans que trente-six années d’enquête ne viennent valablement contredire les éléments recueillis dans les heures qui suivirent le meurtre de Kennedy. L’assassinat du plus jeune président des États-Unis résiste à ce paradoxe : il fut le plus étudié et le plus raconté. Mais tous ces efforts pour découvrir la vérité ne parvinrent jamais à remettre en cause une enquête bouclée en moins de deux jours et faisant de Lee Harvey Oswald le meurtrier présumé, et apparemment le seul.

Quelques pistes parmi tant d’autres…

1. La piste du KGB.
Les Soviétiques, humiliés par la crise des missiles qui a tourné à leur désavantage, souhaitent se venger. D’autant que leurs espions leur ont signalé que la prochaine campagne anti-URSS des Américains consistera à attaquer sur la déficience chronique de l’économie soviétique.
Au plus haut niveau – Krouchtchev, Andropov (patron du KGB) – on décide donc de tuer Kennedy. Pour ce faire, on active un faux transfuge du KGB passé à l’Ouest : Nosenko ; Marina Prusakova, fille d’un colonel soviétique et épouse d’Oswald ; des guérilleros sud-américains ; un « double » d’Oswald, un certain Alek Hidell, tueur du KGB.
En 1962, Oswald (qui aurait livré à l’URSS des documents sur les avions espions U2) quitte l’URSS et rentre aux États-Unis avec sa femme et Alek Hidell. Autrement dit avec sa moitié et son double… L’attentat contre Kennedy est réalisé. Oswald est sacrifié aux Américains puis, pour empêcher qu’il ne parle, abattu par Jack Ruby, stringer dormant du KGB.

2. La piste anticastriste.
Les anticastristes ne pardonnent pas à Kennedy de les avoir abandonnés lors de la désastreuse affaire de la Baie des Cochons. Désireux de lui faire payer cette trahison et de faciliter l’arrivée au pouvoir d’un Président moins « progressiste », deux anticastristes, Sergio Acacia Smith et Eladio del Valle, prennent langue avec des militants d’extrême droite de La Nouvelle-Orléans : David Ferrie, Clay Shaw, Guy Banister, Loran Eugene Hall. Des tireurs d’élite sont recrutés parmi les anticastristes du groupe Alpha 66. Ils feront mouche.
Oswald dans tout ça ? Un « pigeon » qui aurait cru agir pour le compte de sympathisant castristes. Pour le faire taire, on lui a envoyé Jack Ruby, truand en cheville avec les parrains sud-américains de la drogue.

3. La piste d’extrême droite.
Kennedy avait négocié avec Khrouchtchev lors de l’affaire des missiles : « Vous vous retirez et on ne vous attaque plus. » Il convenait de l’éliminer. Entrent alors en contact, on ne sait trop comment, des personnages de premier plan comme le pétrolier texan H.L. Hunt, des anticommunistes européens (George Demohrenshildt et Ferenc Nagy), une nébuleuse tsariste de Russes travaillant pour la Permidex Corporation (spécialisée dans l’espionnage industriel) ; des tireurs d’élite de l’American Volunteer Group ; des gros bras proches du Département d’État à la Défense. Le coup fait, on balance Oswald qui, compte tenu de ses sympathies communistes, est « l’assassin » idéal : on balaie la piste d’extrême droite et on fait porter le chapeau à Moscou. Oui mais Jack Ruby ? Juste un type qui mange dans la main de Hunt. Il a fait ce qu’on lui a dit de faire.

4. La piste de la Mafia.
Trois « parrains », Carlos Marcello, Santos Trafficante et Jimmy Hoffa, souhaitaient se venger de Kennedy qu’ils avaient aidé à être élu en 1960 à Chicago et qui, désormais, leur tournait le dos.
À partir de là, tout s’emmêle. On retrouve David Ferrie (homme de main de Marcello), Guy Banister et Clay Shaw – compromis déjà dans la « piste anticastriste » – plus d’anciens maffiosi de La Havane, John Roselli et Meyer Lansky, le « parrain » de Chicago, Sam Giancana, un certain Gim Breden (arrêté sur Dealey Plaza, le 22 novembre, mais curieusement relâché)
Oswald, dans cette affaire, joue toujours le rôle du patsy (pigeon). Ayant servi de leurre, il est abattu par Jack Ruby qui aurait jadis travaillé pour Al Capone.

5. La piste des « militaro-industriels »
Là, c’est un véritable fourre-tout, où l’on retrouve, pêle-mêle : l’extrême droite de la CIA, les pétroliers, les partisans d’une intervention massive au Vietnam, les fabriquants d’armes, Lyndon Johnson, les « faucons » du Pentagone, etc. Ayant compris que Kennedy souhaitait se rapprocher de Khrouchtchev (voir aussi la « piste d’extrême droite ») et se dégager dès 1964 du Vietnam, il convenait de l’éliminer. On comprend bien qu’avec autant de gens – et si bien placés aux postes-clefs – l’attentat contre Kennedy devenait un jeu d’enfant. Quant à Oswald, manipulé ou retourné, on l’a fait abattre par Jack Ruby, éventuel stringer de la CIA ou du lobby pétrolier.

6. La piste cubaine
Depuis longtemps, les milieux anticastristes aux États-Unis sont noyautés par les agents de Castro. Voulant se venger de Kennedy – à qui ils doivent l’affaire des missiles, la Baie des Cochons et aussi (ce qu’Oliver Stone passe soigneusement sous silence dans son film JFK) une dizaine d’autres complots anticastristes – les communistes cubains décident de passer à l’action. Arrivés clandestinement à Dallas, des tueurs castristes formés en URSS mènent à bien leur opération. Ils ont utilisé, pour ce faire, Oswald qui est un communiste fidèle et qui n’a rien à refuser à ses amis cubains. Le coup fait, il faut cependant l’empêcher de parler. C’est la mission assignée à Jack Ruby qui aurait jadis vendu des armes à Castro.

7. La piste du FBI
Kennedy détestait J. Edgard Hoover, patron du FBI. Et il se préparait à l’envoyer à la retraite. Hoover n’hésite pas : il recrute des anciens du FBI, une poignée de militants d’extrême droite manipulés par le FBI, des tireurs d’élite anticastristes et vogue la galère…
Oswald ? « Retourné » par le FBI après son retour d’URSS, il a servi à éliminer les groupes castristes qui, lui a-t-on expliqué, préparaient un attentat contre Kennedy. Après l’assassinat, Jack Ruby, informateur notoire du FBI, a éliminé ce témoin gênant. Et les gens du FBI, principale source d’information de la commission Warren, ont arrangé les « preuves » comme ils l’ont voulu.

8. La piste de la CIA
« Je briserai la CIA en milles morceaux et je répandrai ses débris au vent. » Ainsi parlait Kennedy après le désastre de la Baie des Cochons. Une telle menace méritait, on en convient, une réponse appropriée.
« Tête pensante » de l’opération « Baie des Cochons », le général Cabell (« remercié » par Kennedy), James Angleton, « faucon » de la CIA et William Harvey, spécialiste à la CIA des « opérations noires » décident d’éliminer Kennedy. Ils font venir à Dallas des tireurs d’élite européens (encadrés par un ancien de l’OAS) et le général Cabell n’a aucun mal à convaincre son frère, Earl Cabell, maire de Dallas, de faire changer à la dernière minute l’itinéraire du cortège présidentiel.
Oswald ? Il n’a jamais été communiste. Formé par la CIA, alors qu’il faisait son service militaire, il avait été envoyé en URSS comme agent double. Revenu aux États-Unis avec un double, un certain « Saul », Oswald aurait servi une fois de plus de leurre. Pour le faire taire ? Jack Ruby, informateur notoire de la CIA…
On le constate, une seule chose est sûre : Kennedy est mort le 22 novembre 1963 (encore qu’il existe une hypothèse selon laquelle l’attentat aurait été bidon et que Kennedy serait toujours vivant !) Pour le reste…

Les questions que l’on peut se poser

Plus de trente-six ans après l’assassinat de Kennedy, de nombreuses questions sont restées sans réponse. Même si de nombreuses hypothèses sont avancées pour contredire la thèse selon laquelle Lee Harvey Oswald aurait été le seul tireur.

Le 22 novembre 1963, à 12 heures 30, John Kennedy est mortellement touché sur Dealey Plaza à Dallas. Vers 12h45, la police diffuse le signalement d’un suspect aperçu par un témoin. Vers 13h15, on apprend qu’un policier, J.D. Tippit, a été abattu à quelques kilomètres de Dealey Plaza. Peu avant 14 heures, un homme est arrêté dans un cinéma et accusé du meurtre du policier. Il s’appelle Lee Harvey Oswald. Il est employé du dépôt de livres scolaires d’où ont été tirés des coups de feu sur Kennedy.

Deux jours plus tard, Oswald, 24 ans, ancien Marine, qui a vécu deux ans en URSS et épousé la nièce d’un colonel soviétique, est inculpé du meurtre de Kennedy. Le 24 novembre, au milieu de plusieurs dizaines de policiers et de journalistes, il est abattu à bout portant par Jack Ruby, propriétaire d’une boîte de nuit à Dallas. Ruby mourra d’un cancer en prison en 1967.

Le 29 novembre, le nouveau président Lyndon Johnson nomme une commission d’enquête avec à sa tête le président de la Cour suprême, Earl Warren. En septembre 1964, la commission Warren conclut qu’il n’y a pas eu complot et qu’Oswald a agi seul.

En 1976, une nouvelle commission d’enquête parlementaire (la commission Stokes) est nommée. Elle conclut en janvier 1979 que John Kennedy a « probablement été assassiné à la suite d’une conspiration ». Et surtout qu’il y a eu quatre coups de feu et non trois, et au moins un deuxième tireur.

En 1988, le Département de la Justice en est revenu aux conclusions de la commission Warren. Sans répondre toutefois à ces questions :

1) Pourquoi le cortège officiel a-t-il modifié au dernier moment son itinéraire pour passer, à vitesse réduite, devant le dépôt de livres où se trouvait Oswald, au 5e étage ?

2) Celui-ci a-t-il pu tirer, de cet endroit, trois balles en 5,6 secondes (dont deux firent mouche), alors qu’il était réputé mauvais tireur et que de nombreux tireurs d’élite n’ont pu en faire autant ?

3) Comment l’une de ces trois balles, surnommée la « balle magique », a-t-elle pu frapper l’omoplate de Kennedy, puis remonter pour lui toucher le larynx, puis ressortir et traverser le bras droit et le poignet du gouverneur Kennedy assis devant le Président, puis se loger dans sa cuisse, avant d’être retrouvée presque intacte ?

4) Qu’est devenu le cerveau du Président « perdu » pendant l’autopsie ? Cette autopsie a-t-elle été menée sous la direction des médecins militaires ?

5) Plusieurs témoins affirment avoir entendu des coups de feu venus de la butte herbeuse le long de la route suivie par le cortège. Mais personne n’a vu de tireur. L’un des tireurs présumés aurait été photographié par hasard : un homme porteur d’un badge, avec un flash lumineux devant lui.

6) Pourquoi un homme, en plein soleil, tenait-il un parapluie ouvert au moment du passage du cortège ?

7) Pourquoi le film amateur tourné par un témoin, Abraham Zapruder, montre-t-il Kennedy soudain déporté vers l’arrière au moment de l’impact, alors que, selon la version officielle, les coups de feu sont venus justement de l’arrière ?

8) Oswald était-il un agent du KGB ou était-il manipulé par la CIA. Quels étaient ses liens avec les groupes anticastristes ?

9) J. Edgar Hoover, directeur du FBI, était-il au courant dès septembre 1962 d’un complot de la Mafia pour assassiner Kennedy et l’a-t-il volontairement caché ?

10) Pourquoi plus d’une vingtaine de témoins, interrogés par la commission Warren, sont-ils morts – souvent accidentellement, semble-t-il – dans les mois qui ont suivi ?

11) Pourquoi Jack Ruby, qui affirme avoir agi sous le coup de l’impulsion, a-t-il dit aux enquêteurs de la commission Warren : « Si vous sentez que votre vie est en danger (…) n’hésiteriez-vous pas à parler ? »

Qu’apprirent les enquêteurs dans ces premières heures cruciales ?

1) À 12h45, le 22 novembre 1963, un quart d’heure après le premier coup de feu, un policier de Dallas, se fondant sur le témoignage d’un spectateur, lance un appel radio : « À Elm et à Houston, il s’agirait d’un homme blanc, non identifié, environ 30 ans, mince, taille 1,78 m, poids 75 kg. »
Plusieurs témoins l’ont aperçu tirer depuis le 5e étage du dépôt de livres de la Texas School, bâtiment surplombant la route du cortège présidentiel, à Dealy Plaza.

2) Une heure plus tard, la police retrouve le fusil, les trois cartouches vides et une empreinte de la main d’Oswald sur une boîte près de la fenêtre au sixième étage. Au même moment, les policiers apprennent qu’Oswald est le seul employé absent du dépôt.

3) Le meurtrier présumé est arrêté trois heures plus tard au Texas Theater, un cinéma des faubourgs de Dallas, après avoir tué un policier du nom de J.D. Tippit.

4) La thèse du tueur solitaire est tout de suite mise en avant par les enquêteurs : « Au bout de 30 heures, nous en savions à peu près autant, avec le même degré de certitude, qu’après 30 ans. Oswald a tiré. Il a tué. Il a fait feu trois fois, a touché sa cible deux fois. Cela est vrai au-delà du doute raisonnable. La seule question est : a-t-il ou non agi seul ? »

5) Dans les secondes qui suivirent les coups de feu, un motard du cortège se précipite sur un monticule à la recherche d’un tireur derrière une palissade.

6) Une heure plus tard, lors d’une conférence de presse, le Dr Malcolm Perry annonce qu’une blessure non mortelle dans la gorge de John Kennedy pourrait être le point d’entrée d’une balle. Cette déclaration laisse supposer que le Président aurait pu être la cible d’un tireur placé de face.

Q’ont apporté les trente-six années d’enquête ?

– Le 24 septembre 1964, la commission Warren rend son rapport : Lee Harvey Oswald a agi seul pour une raison indéterminée.

– 1966 : publication des premières critiques contre la version officielle. Enquête de Edward Jay Epstein pose la question de la « balle magique » qui a traversé la gorge de Kennedy avant d’atteindre le gouverneur John Connally assis devant lui.

– 1967 : Josiah Thompson publie Les Six Secondes de Dallas. S’appuyant sur le film vidéo d’un spectateur, M. Zapruder, l’auteur affirme que JFK a été tué de face et non de l’arrière.

– 7 mars 1967 : le journaliste Jack Anderson révèle un complot de la mafia et de la CIA pour tuer Fidel Castro et avance une hypothèse : Castro aurait donné ordre à Oswald, sympathisant cubain, de tuer JFK.

– mars 1975 : première diffusion télévisée du film de M. Zapfruder. Le mouvement de tête de John Kennedy vers la gauche relance la thèse du complot.

– 1978 : publication d’un livre accusant la Mafia d’être responsable de l’assassinat.

– 1979 : une Commission spéciale de la Chambre des représentants reprend les principaux points du
rapport Warren, mais signale un enregistrement de dictaphone faisant état de la présence d’un second tireur embusqué derrière une palissade. La commission conclut que la Mafia avait « les moyens, les raisons et la possibilité » d’exécuter ce complot.

– 1982 : un examen scientifique de l’enregistrement montre que la commission s’est trompée.

- Août 1992 : les Izvestia (journal soviétique) révèlent que le KGB n’a jamais recruté Oswald comme agent lorsqu’il vécut en URSS entre 1959 et 1962.

Nouvel éclairage sur l’assassinat de JFK

La diffusion publique de documents de la commission Warren qui a enquêté sur l’assassinat de Kennedy vient donner aux partisans de la théorie du complot un nouvel argument. Ils se basent sur une précision qu’avait apportée Gerald Ford, alors membre de la commission, sur la trajectoire de la balle qui a tué Kennedy.

La commission Warren avait conclu en 1964 qu’une seule balle, tirée par Lee Harvey Oswald, avait traversé le corps de Kennedy et blessé le gouverneur du Texas John Connaly, et qu’une seconde balle, fatale cette fois et tirée du même endroit, avait atteint Kennedy à la tête.

Selon Robert Morningstar, un informaticien new-yorkais qui a diffusé sur Internet un ouvrage sur l’assassinat de JFK, la précision apportée par Gerald Ford dans le rapport de la commission suggère qu’une balle a atteint Kennedy dans le cou, et non dans le dos comme l’avait d’abord affirmé la commission. « Sans cette modification, ils n’auraient jamais pu tromper le public sur le vrai nombre d’assassins », a-t-il expliqué. Si la balle avait touché Kennedy dans le dos, elle n’aurait pas pu atteindre Connoly de la façon dont la commission le dit, a-t-il souligné : « C’est le plus gros mensonge du rapport de la commission Warren. »

Les partisans de la théorie du complot rejettent l’idée qu’une seule balle ait pu atteindre les deux hommes et faire autant de dégâts. Selon eux, un second tireur devait être impliqué dans le meurtre. Une interprétation que réfute Gerald Ford, qui était à l’époque chef du groupe républicain au Congrès. Il est ensuite devenu président des États-Unis, en 1974, après la démission de Richard Nixon. Gerald Ford, seul membre encore en vie de la commission Warren, assure que sa précision n’a fait au contraire que renforcer la conclusion de la commission :
– Les changements que j’avais apportés n’ont rien à voir avec la théorie du complot. Ces changements avaient seulement pour objectif d’être plus précis.

Nicolas Bernard
Mercredi 5 janvier 2005 à 19h47 #12449 Modification de ce message Citer ce message
> Quelques-uns d’entre vous sont-ils intéressés par
> la rédaction de cet ouvrage ?

Of course...

hmoderne
Mercredi 5 janvier 2005 à 22h59 #12455 Modification de ce message Citer ce message
Bonsoir,
L’idée serait que chaque intervenant du site rédige un chapitre sur sa théorie propre.
Les warrenistes, les conspirationnistes, les garrisonistes (je n’en ai pas vu récemment), les HSCA-istes, etc.
Qui est volontaire ?
Il faut juste que je valide le nombre de signes autorisés par chapitre.

Nicolas Bernard
Mercredi 5 janvier 2005 à 23h19 #12456 Modification de ce message Citer ce message
Le problème est que je n'ai pas de théorie (eh ouais). Mais d'autres ont des opinions bien tranchées ! ;-)

hmoderne
Jeudi 6 janvier 2005 à 08h37 #12462 Modification de ce message Citer ce message
Sur quel sujet de l'affaire veux-tu écrire alors ?

Nicolas Bernard
Jeudi 6 janvier 2005 à 17h29 #12468 Modification de ce message Citer ce message
Y en a plein :

- l'enquête du HSCA ;
- la "preuve acoustique" ;
- la balle unique ;
- le meurtre de Tippit ;
- le complice d'Oswald au 5e étage du dépôt de livres ;
- l'affaire Odio.

Mais bon, faudrait m'amener un contrat en bonne et due forme - eh ouais, réflexe de juriste... ;-)

oswaldiste
Jeudi 6 janvier 2005 à 18h54 #12472 Modification de ce message Citer ce message
Tiens, en parlant de contrat, serait-il envisageable d'être rémunéré? (je suis pas juriste, j'ai plutôt fait des études commerciales moi ;) ).

De plus, as tu une deadline? non parceque Nicolas peut surement te pondre la plus complète encyclopédie jamais écrite sur l'affaire Kennedy (et je suis sérieux en disant ça) mais il y a la question de la disponibilité : nous ne sommes que de pauvres chercheurs à nos heures perdues et nous devons avoir une activité professionnelle en dehors qui est assez chronophage (pour ma part en tout cas).

French Garrison
Jeudi 6 janvier 2005 à 20h14 #12473 Modification de ce message Citer ce message
"les garrisonistes (je n’en ai pas vu récemment)"

Présent !!!!!
Bf

wooppy
Jeudi 6 janvier 2005 à 20h29 #12474 Modification de ce message Citer ce message
"les garrisonistes (je n’en ai pas vu récemment)"

Présent !!!!!
Bf


J'en suis!...mais on va se faire tuer!...

Nicolas Bernard
Vendredi 7 janvier 2005 à 14h57 #12477 Modification de ce message Citer ce message
Mais non, mais non... Cela dit, je renvoie les "garrisonistes" à ces deux sites : [ Lien Web ] et [ Lien Web ], qui démontent presque totalement les "trouvailles" du Joyeux Géant Vert, comme on l'appelait.

Nicolas Bernard
Vendredi 7 janvier 2005 à 14h57 #12478 Modification de ce message Citer ce message
Et Oswaldiste a raison : main'nant, je bosse si on m'paie.

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Jack Ruby, John F. Kennedy, Howard Hughes, Lee Harvey Oswald, Billie Sol Estes, Sam Giancana, Bill Greer, J.D. Tippit, Fidel Castro, John Ligget, David Ferrie, Clay Shaw, Jean Hill, Lee Bowers, Earl Warren, Craig Zirbel, Frank Church, William Whaley, Betty Mc Donald, Robert F. Kennedy, Thomas Dillard, Jeane Dixon, Valery Kostikov, Edward Haggerty, Caroline Lebeau, John Gedney,...

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