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Diego Verdegiglio, enquête sur la mort de JFK

Messages 0 à 20 sur 24 [ 0-1 ]

Diego Verdegiglio
Vendredi 9 août 2002 à 01h23 #4778 Modification de ce message Citer ce message
Salut! Excusez moi mon AFFREUX francais. Je m'appelle Diego Verdegiglio et je suis un rechercheur italien qui à publié en Italie le premier livre-enquéte NON CONSPIRATEUR sur l'assassinat de JFK, en 1998 (titre: "Voila qui à tué John Kennedy", Mancosu Editeur, Roma). Si quelq'un des amis du Forum comprend la langue italienne, je vous invite à visiter le site www.johnkennedy.it et son Forum aussi. A bientot! Ciao. Diego Verdegiglio-Roma dv52@libero.it

KAISOU
Vendredi 9 août 2002 à 18h37 #4783 Modification de ce message Citer ce message
Et qui a tué John Kennedy donc ?

Nicolas Bernard
Vendredi 9 août 2002 à 19h59 #4786 Modification de ce message Citer ce message
Du beau travail, même si j'éprouve quelques difficultés à parler italien. Je ne suis cependant pas d'accord avec vous sur pas mal de points, la balle magique et l'enregistrement audio des coups de feu réalisé involontairement par un motard du DPD sur les lieux du crime, ce 22 novembre 1963.

Vous écrivez notamment : "Il sonoro dell'attentato non esiste: uno studio acustico dell'Accademia Nazionale delle Scienze degli USA ha definitivamente smentito che il nastro casualmente registrato dalla moto di un poliziotto della scorta presidenziale sia stato inciso durante l'attentato, come in un primo tempo prospettato dai periti dell'HSCA. Tutte le altre ricostruzioni che riportano un sonoro dei colpi sono, senza possibilità di discussione, dei falsi giornalistici. E' bene che si cominci a fare un po' di pulizia delle tante astrusità sorte su questo argomento."

La valeur probante de cet enregistrement a été fort controversée. Il s'agissait, pour le HSCA, d'une preuve majeure de la présence de plus d'un tireur sur Dealey. L'on peut en effet entendre un minimum de quatre coups de feu sur la bande radio.

Les partisans du rapport Warren ont prétendu que cette bande n'avait nullement enregistré l'attentat présidentiel. Le problème est que leurs analyses scientifiques (menées, entre autres, par l'Académie nationale des Sciences) se sont fondées sur des données de base erronées (cf. Lentz : "Enquêtes sur l'assassinat d'un Président", p. 77-78).

Le motard à l'origine de cet enregistrement radio a nié qu'il puisse correspondre à l'attentat - mais cela reste son point de vue...

L'argument le plus sérieux contre cette preuve reste celui-ci : les sirènes de police se font entendre deux minutes après le drame, ce qui ne correspondrait pas à la réalité. Pour toutes les controverses, l'on pourra se rendre ici.

KAISOU
Vendredi 9 août 2002 à 20h17 #4787 Modification de ce message Citer ce message
Bonsoir Nicolas

Pour info "ton" site www.1939-45.org est vraiment super...j'y ai laisse un petit post d ailleurs...vraiment du beau travail ce site...

Nicolas Bernard
Vendredi 9 août 2002 à 22h38 #4789 Modification de ce message Citer ce message
Sympa, merci ! Mais il n'y a pas que moué, loin de là... L'Yannis Kadari également, et tant d'autres.

KAISOU
Vendredi 9 août 2002 à 22h45 #4790 Modification de ce message Citer ce message
Pas de quoi , quand c'est bien il faut le dire! :-)

Diego Verdegiglio-Roma
Dimanche 18 août 2002 à 03h22 #4958 Modification de ce message Citer ce message
Al Signor Nicolas Bernard:

Caro Signor Bernard,
voilà una riproduzione in copia del testo di Griffith sull'analisi acustica. Con tutta evidenza, non esiste possibilità di conclusioni definitive sull'argomento. Mais je veux vous poser des questions:

1) Se sul "grassy knoll" era presente un secondo killer, dov'è finito il suo proiettile? Le conclusioni dell'HSCA affermano che JFK e Connally sono stati colpiti SOLAMENTE ed ESCLUSIVAMENTE dall'arma di Oswald, dalla finestra del magazzino librario. Possibile che il secondo killer fosse un idiota colossale? Un imbecille totale per l'assassinio più grande del secolo? Fallire completamente JFK, Connally e la limousine dalla distanza più favorevole di circa TRENTA METRI?
2) Quels témoins ont declaré d'avoir vu un homme qui tiré sur JFK, a part Oswald a sa fenetre?
Merci pour votre réponse. Diego Verdegiglio



THE HSCA's ACOUSTICAL EVIDENCE:
PROOF OF A SECOND GUNMAN?

Michael T. Griffith
1996
@All Rights Reserved
Revised and Expanded on 11/25/98
mistake. Scally explains:
.................
The HSCA's decision to conduct test firings from the Book Depository and the knoll alone had serious repercussions, because in ignoring other possible firing points, they ruled out the likelihood that any of the unmatched sounds on the police radio tape could be impulses caused by shots from other locations such as, for example, the Dal-Tex building. (Scally 35)

Moreover, Scally maintains that the Committee's acoustical experts were unable to match the second alleged shot on the tape with any of the test shots from the Depository Building:

. . . examination of the correlations between the test shots and the sounds on the Dallas police tape shows that all of the matches with shots at this target were ultimately rejected as "false alarms." It seems there is NO acoustical or other evidence to prove that the second shot was fired from the Book Depository! (Scally 35, original emphasis)

In summary, there is some evidence supporting the Committee's acoustical findings, but there is also evidence against them. Further study of the dictabelt tape must be done in order to determine for an absolute certainty that it contains the sounds of four or more gunshots. Among other things, a new, more thorough site test should be conducted. Then, an acoustical fingerprint should be done for every sound on the tape that could be a gunshot. (An acoustical fingerprint was done for the grassy knoll shot, but not for any of the other alleged shots on the tape.)

Nicolas Bernard
Dimanche 18 août 2002 à 03h53 #4962 Modification de ce message Citer ce message
(nota. ma réponse est écrite en français, car je ne maîtrise pas l'italien - I only answer in French, because I can't speak Italian)


Citation:

[...]

1) Se sul "grassy knoll" era presente un secondo killer, dov'è finito il suo proiettile? Le conclusioni dell'HSCA affermano che JFK e Connally sono stati colpiti SOLAMENTE ed ESCLUSIVAMENTE dall'arma di Oswald, dalla finestra del magazzino librario. Possibile che il secondo killer fosse un idiota colossale? Un imbecille totale per l'assassinio più grande del secolo? Fallire completamente JFK, Connally e la limousine dalla distanza più favorevole di circa TRENTA METRI?

[...]



Hé, hé ! Effectivement, si l'on se réfère au HSCA, l'on ne peut que conclure à ce que le tireur de la butte gazonnée (the firing gunman on the grassy knoll) soit particulièrement imbécile de rater pareille cible.

Le problème est que l'étude menée par le HSCA selon laquelle les balles qui ont frappé Kennedy et Connally provenaient du Mannlicher était quelque peu vicée au départ, me semble-t-il.

Rappelons que Vincent Guinn avait prétendu avoir déterminé que les fragments de balles retrouvés dans le poignet de Connally provenaient tous d'une balle tirée par le Mannlicher Carcano d'Oswald. La pièce à conviction numéro 399, connue sous le nom de balle magique.

L'analyse de Vincent Guinn a confirmé l'impensable : la validité de la balle magique. Le HSCA a été particulièrement impressionné, et l'analyse d'activation neutronique a été la cause essentielle de l'admission par ce dernier de la théorie issue de l'imagination d'Arlen Specter.

L'analyse a été critiquée.

Guinn, en effet, n'a - de son propre aveu devant le HSCA - examiné aucun des fragments déjà soumis aux tests du FBI en 1964 - les fragments retirés du crâne de Kennedy, du poignet de Connally et de la limousine présidentielle. Or les fragments qui lui ont été remis portaient le même numéro de classement que ceux examinés par les experts fédéraux. En tout état de cause, et un document HSCA rendu public dans les années 1990 l'a prouvé, Guinn n'avait analysé aucun des fragments déjà testés par le FBI. Ce qui est très important, puisqu'il n'en existait pas d'autre.

D'autre part, Guinn a reconnu lui-même que les tests opérés par le FBI ne confirmaient nullement l'identité matérielle entre la pièce 399 et les fragments analysés (cela dit, le FBI se rangerait à l'avis de Guinn et conclurait à une erreur d'appréciation de ses experts). Sans parler du fait que, selon Guinn, les fragments par lui testés étaient "essentiellement similaires" à ceux du FBI. Ce qui suffit à atténuer la portée des conclusions de Guinn : l'on ne peut aucunement se contenter d'un "essentiellement similaires" : les fragments sont les mêmes ou non.

En somme, l'on peut raisonnablement conclure que l'analyse menée par Guinn est viciée par l'origine douteuse des fragments ayant fait l'objet de ses expériences. Il faut ajouter que cette analyse n'explique nullement les autres points faibles de la théorie de Specter, notamment :

1) le fait que la balle ait accompli quelques zigzags (la remontée d'une balle entrant dans le dos de JFK et sortant par la gorge, ou allant de gauche à droite entre un Kennedy et un Connally presque parfaitement alignés) ;

2 ) le fait que la balle n'ait perdu que 0,1 gramme de son poids durant le parcours. Or l'infirmière de l'hôpital Parkland Audrey Bell, qui a eu accès aux fragments découverts dans le poignet droit de Connally, a parlé de fragments de métal parfaitement identifiables mesurant 3 à 4 mm en longueur sur 2 mm de large. L'un des chirurgiens qui a opéré Connally, le Dr Robert Shaw, a déclaré dans un documentaire réalisé en 1988 : "je suis certain que la balle qui a infligé ces blessures au gouverneur Connally avait laissé bien plus de fragments que cette balle le révèle." (il parle de la balle magique) Sans parler des radios, qui ont révélé l'existence de fragments VISIBLES A L'OEIL NU, dans le corps de Connally.

Pour une réfutation des "travaux" de Guinn :
[ Lien Web ]
[ Lien Web ]
Signalons au passage que cette réfutation a été pareillement critiquée, mais l'auteur se borne, la plupart du temps, à émettre des hypothèses gratuites sur le fait que Guinn n'a pas analysé les fragments requis :
[ Lien Web ]

De toute évidence, le tireur du dépôt de livres (TSBD) n'a atteint Kennedy que dans le dos - puisque à l'autopsie le Dr. Humes put sentir le fond de la plaie (elle n'est donc jamais ressortie).


Citation:
2) Quels témoins ont declaré d'avoir vu un homme qui tiré sur JFK, a part Oswald a sa fenetre?


Aucun témoin digne de foi ne prétend avoir vu Oswald tirer depuis le TSBD. La déposition de Brennan a été annihilée, rejetée en 1966 par les anciens Commissaires chargés de l'enquête et par le HSCA.

Ed Hoffman a très précisément vu ce qui s'est passé derrière la palissade. Son témoignage n'a jamais pu être invalidé. Lee Bowers, J.C. Price ont décrit des individus ressemblant à ceux aperçus par Julia Mercer antérieurement, individus qui n'ont jamais été retrouvés...

Quant aux témoins qui ont vu le tireur du TSBD, à ce qu'il me semble, ils l'ont décrit, du moins la majorité, comme étant accompagné...

Teigne warreniste
Dimanche 18 août 2002 à 03h58 #4964 Modification de ce message Citer ce message
Brennan, Worrel, Fisher, Euins... tous des imbéciles?

Nicolas Bernard
Dimanche 18 août 2002 à 13h39 #4974 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-08-18 03:58, Teigne warreniste a écrit: Brennan, Worrel, Fisher, Euins... tous des imbéciles ?

Brennan ? Il n'a jamais vu Oswald et a cru que des tirs venaient de la butte gazonnée. Un imbécile ?

Worrell ? Il n'a jamais vu Oswald mais a entendu un 4e coup de feu. Qui plus est, Worrell a vu le canon d'un fusil apparaissant à une fenêtre du 6e étage du TSBD - et ce canon fumait, Méchant Boris... Un imbécile ?

Amos Euins ? Il n'a pas vu Oswald mais un individu posté au 6e étage et armé d'un fusil. Sa description physique du tireur ne correspond pas au portrait d'Oswald.
Un autre imbécile, sans doute ?

Fisher ? Il n'a pas vu Oswald mais un individu dont les fringues ressemblent à celles décrites par Arnold Rowland, qui a aperçu le tireur avec un autre homme.

Sont-ce là vos témoins ?

KAISOU
Dimanche 18 août 2002 à 13h44 #4976 Modification de ce message Citer ce message
Le beau soleil de Novembre a du les aveugler Nicolas... :-D

Teigne warreniste
Dimanche 18 août 2002 à 14h36 #4978 Modification de ce message Citer ce message
Brennan n'a jamais identifié le Grassy Knoll comme étant la source des tirs, c'est du pur mensonge, Euins dans sa déclaration notariée du 22 novembre identifie bien le tireur de l'"étage sous la corniche" comme étant un blanc, Ronald Fisher dans son témoignage à la commission Warren donne une description du tireur du sniper's nest encore plus ressemblante à Ozzie que celle de Brennan. Et Worrel a bien vu une arme tirer du sniper's nest... Leurs témoignages furent corroborés par les indices physiques trouvés au sixth floor: 3 cartouches de balles vides, une carabine appartenant à Oswald, en plus des nombreuses empreintes digitales d'Ozzie retrouvées sur l'arme et les cartons du sniper's nest..

Les preuves soutenant l'existence d'un tir du Grassy Knoll n'existent à peu près pas, à part les déclarations de certains témoins, qui se contredisent encore plus sur l'origine de cet hypothétique tir... Et ne venez surtout pas me parler de la bande audio du canal 1 de la DPD... J'en ai écouté une copie, [celle du National Academy of Sciences] pas du tout concluant comme "preuve"... On y entend de tout, sauf des coups de feu...

Ecoutez vous-même les bandes de la radio de DPD en format mp3

Bandes audio de la police de Dallas
[ Lien Web ]

Nicolas Bernard
Dimanche 18 août 2002 à 19h06 #4998 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Brennan n'a jamais identifié le Grassy Knoll comme étant la source des tirs, c'est du pur mensonge

C'est très grave d'accuser Thierry Lentz de mensonge (voir Lentz, Enquêtes sur l'assassinat d'un Président, p. 152, qui, de mémoire, cite Lane. Brennan a identifié le tertre comme l'un des lieux de provenance des tirs, il l'a dit à un reporter de NBC dans les minutes qui ont suivi l'attentat. Evidemment, il a nié ultérieurement avoir formulé une telle déclaration.

Vous êtes vraiment certain de vouloir faire confiance à Brennan ? ;-)

Citation: Euins dans sa déclaration notariée du 22 novembre identifie bien le tireur de l'"étage sous la corniche" comme étant un blanc

Il a nuancé ce point de vue dans sa déposition faite à la Commission Warren.

Citation: Ronald Fisher dans son témoignage à la commission Warren donne une description du tireur du sniper's nest encore plus ressemblante à Ozzie que celle de Brennan.

Ronald Fisher a également désigné la butte herbeuse comme lieu de provenance des tirs. Un témoignage n'est pas facilement miscible. Si vous admettez sans esprit critique que Fisher a vu Oswald, vous devez également admettre qu'il a désigné le tertre.

Citation: Et Worrel a bien vu une arme tirer du sniper's nest...

Et de la fumée sortir de cette arme. Je veux vous le voir écrire. Un témoignage n'est pas miscible. Vous admettez qu'il a vu un fusil et vous devez également admettre qu'il a vu que le canon de ce fusil fumait.

Citation: Leurs témoignages furent corroborés par les indices physiques trouvés au sixth floor: 3 cartouches de balles vides,

Ce qui prouve que quelqu'un a tiré de cet immeuble, ce que je ne remets pas en cause, non qu'Oswald a ouvert le feu.

Citation: une carabine appartenant à Oswald

Pas probant. Elle a pu être laissée par un autre individu.

Citation: En plus des nombreuses empreintes digitales d'Ozzie retrouvées sur l'arme et les cartons du sniper's nest..

N'importe quoi. Le FBI a expertisé l'arme et n'a retrouvé aucune empreinte. Les empreintes sont apparues après l'assassinat d'Oswald. Jusque là, comme c'est étrange, ni le si exhaustif procureur Wade, ni le capitaine Fritz, ni aucun agent de police n'ont signalé que des empreintes avaient été trouvées sur l'arme.

Citation: Les preuves soutenant l'existence d'un tir du Grassy Knoll n'existent à peu près pas, à part les déclarations de certains témoins, qui se contredisent encore plus sur l'origine de cet hypothétique tir...

Sur le lieu, en effet, mais le feuillage dense gênait la visibilité. Les témoins ont vu des hommes derrière la palissade, hommes qui tenaient un objet à la main pour certains (un fusil d'après le témoignage incontesté - incontesté, vous dis-je - d'Hoffman, sinon par une pure escroquerie de Posner), hommes qui n'ont jamais été retrouvés, bien qu'identifiés par Julia Mercer qui les a vus antérieurement au meurtre.

Le film Zapruder prouve que Kennedy a été touché de face - la théorie du jet effect n'est plus prise au sérieux, comme on l'a rappelé ici. La trajectoire des balles, l'ampleur des blessures, le fait que les médecins de Parkland ait décrit l'orifice présent à la gorge de Kennedy comme étant une blessure d'entrée, autant de faits qui établissent sans contestation honnête possible qu'un tueur se trouvait derrière la palissade débouchant sur le tertre herbeux. Tout a déjà été dit ici, je n'y reviens pas.

Quant à l'enregistrement audio, la controverse demeure. Il est de fort mauvaise qualité.

En définitive, votre dossier est inexistant. Vous n'avez même pas parlé de Rowland, ni même de Mrs. Walther, qui ont vu DEUX personnes là où Oswald est censé avoir tiré ses coups de feu (ce qui ne peut être le cas puisqu'il était vraisemblablement au 2e étage, là où il croisera Baker une minute après l'attentat).

Diego Verdegiglio
Lundi 19 août 2002 à 03h03 #5015 Modification de ce message Citer ce message
Gentile Signor Bernard,
grazie per la cortese risposta. Penso che Lei condivida le mie posizioni sul caso JFK. Dalla lettura delle argomentazioni dei "complottisti" del Forum, comprendo che è terribilmente difficile la persuasione di persone pregiudizialmente FAVOREVOLI alla cospirazione. A questo livello, la COSPIRAZIONE non si presenta più solamente come un caso storico, criminologico, medico-legale o balistico: la cospirazione, per gli "adepti della congiura", diviene una questione di FEDE (foi). Non esistono dati definitivi, ricerche conclusive: per i "Fedeli della Chiesa della Congiura" tutto è fluido, incerto, confutabile. Non esiste una conclusione. Le ricerche saranno eterne,in futuro. E la cosa più comica è che I COMPLOTTISTI (a parte l'assurda convinzione di Oswald "innocente" per forza)non hanno la capacità di montare interamente e razionalmente il grande e complicato puzzle delle prove. La RAGIONE e la FEDE sono in contrasto e non esiste argomento valido per confutare chi ha una sua RELIGIONE. Penso che sia perfettamente inutile continuare il confronto. Grazie per la sua cortesia e gentilezza. Arrivederci. Diego Verdegiglio

Teigne warreniste
Lundi 19 août 2002 à 04h09 #5022 Modification de ce message Citer ce message
Parfaitement d'accord Diego... Mais tu pourrais sortir ton "Français affreux" pour qu'on comprenne...

L'arme retrouvée au 6th floor appartenait bien à Ozzie, affirmer le contraire tient de la démence... Faudrait cesser d'essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes...

Pour ce qui est des témoins qui ont vu l'arme ou le tireur du sniper's nest, ça m'étonnerait beaucoup qu'ils aient affirmé que les coups de feu venaient du Grassy Knoll... C'est un mensonge éhonté !

Nicolas Bernard
Lundi 19 août 2002 à 13h00 #5024 Modification de ce message Citer ce message
Citation: L'arme retrouvée au 6th floor appartenait bien à Ozzie, affirmer le contraire tient de la démence... Faudrait cesser d'essayer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes...

Relisez mon message. Vous y découvrirez une remarque surprenante de ma part, sur le fusil d'Oswald. Allez, je suis dans un bon jour. Voici ce que je répondais à votre affirmation sur la découverte du fusil d'Oswald au TSBD pour établir la frauduleuse culpabilité de ce dernier : "Pas probant. Elle a pu être laissée par un autre individu."

Où écris-je que le Mannlicher-Carcano ne lui appartenait pas ?

Citation: Pour ce qui est des témoins qui ont vu l'arme ou le tireur du sniper's nest, ça m'étonnerait beaucoup qu'ils aient affirmé que les coups de feu venaient du Grassy Knoll... C'est un mensonge éhonté !

Non, des faits que vous refusez d'admettre, tout simplement.

Sur Fischer, on consultera cet article de Ian Griggs. J'ai déjà renvoyé à la déposition d'Euins devant la Commission Warren, déposition qui vous contredisait. Brennan a relaté à un journaliste de NBC que les coups de feu provenaient du tertre.

Mensonge éhonté ? Prouvez-le. Je ne me contenterai pas d'un "ça m'étonnerait beaucoup que....

Au fait, Worrell a vu que le fusil du 6e étage avait le canon qui fumait. Or, vous admettez son témoignage.

Donc, il vous faut admettre que les fusils pouvaient dégager de la fumée.

Je veux vous le voir écrire.

Ou admettre qu'un témoignage peut être validé sur l'essentiel mais pas nécessairement sur les petits détails - ce qui, par voie de conséquence, ne pourra que faire ricaner ceux/celles qui auront lu votre prose sur Ed Hoffman...

Nicolas Bernard
Lundi 19 août 2002 à 13h39 #5026 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Gentile Signor Bernard, grazie per la cortese risposta. Penso che Lei condivida le mie posizioni sul caso JFK. Dalla lettura delle argomentazioni dei "complottisti" del Forum, comprendo che è terribilmente difficile la persuasione di persone pregiudizialmente FAVOREVOLI alla cospirazione. A questo livello, la COSPIRAZIONE non si presenta più solamente come un caso storico, criminologico, medico-legale o balistico: la cospirazione, per gli "adepti della congiura", diviene una questione di FEDE (foi). Non esistono dati definitivi, ricerche conclusive: per i "Fedeli della Chiesa della Congiura" tutto è fluido, incerto, confutabile. Non esiste una conclusione. Le ricerche saranno eterne,in futuro. E la cosa più comica è che I COMPLOTTISTI (a parte l'assurda convinzione di Oswald "innocente" per forza)non hanno la capacità di montare interamente e razionalmente il grande e complicato puzzle delle prove. La RAGIONE e la FEDE sono in contrasto e non esiste argomento valido per confutare chi ha una sua RELIGIONE. Penso che sia perfettamente inutile continuare il confronto. Grazie per la sua cortesia e gentilezza. Arrivederci. Diego Verdegiglio

Bon, j'espère avoir globalement compris.
Pour information, je n'ai pas toujours été favorable à la thèse d'une conspiration. La lecture de certains livres, de certains articles, m'ont amené à réhabiliter un temps la thèse du tireur unique (lone gunman). Mais c'est parce que j'ai lu d'autres livres, d'autres articles, eu accès à un nombre considérable de documents, notamment sur le Web, que j'ai fini par forger ma propre opinion, à savoir que Kennedy a été assassiné par un groupuscule paramilitaire anticastriste qui a agi de son propre gré, sans que l'on puisse déterminer si des commanditaires plus puissants soient intervenus.

Effectivement, la version de la Commission Warren, reprise par Posner, Moore, McAdams, Bugliosi, Carlier, vous, présente, du moins en apparence, certain mérite de cohérence, si l'on fait abstraction de toutes les erreurs commises, des oublis volontaires, des torsions de faits (cf. balle magique et jet effect) voire, dans le cas de Posner, de très réelles falsifications de la réalité. Un homme frustré, un raté, un communiste déçu par tous, prend son fusil et tire trois coups de feu sur le Président Kennedy, puis se fait arrêter et exécuter par un autre tueur isolé qui a voulu briller devant l'opinion publique.

Cohérent, parce que simple. C'est même trop simple pour être conforme à la vérité historique. Quand on creuse un peu, on tombe rapidement sur les failles. Des chercheurs comme Mark Lane ou Léo Sauvage ont prouvé, certes avec plus ou moins de bonheur, que le rapport Warren était au mieux contestable, au pire mensonger et paresseux. Combien des témoins non-interrogés ? Combien de faits rejetés car ne correspondant pas à la ligne officielle ? Combien de pistes abandonnées sans avoir même été explorées ? La Commission Warren avait l'occasion de découvrir la vérité : elle n'en a pas profité, alors que les documents et les témoins existaient, étaient beaucoup plus accessibles que de nos jours, que les événements étaient encore frais dans les esprits. Le gâchis de cette occasion a, me semble-t-il, définitivement occulté les véritables responsabilités de chacun.

Autre chose. Si la version Warren est difficilement soutenable, l'on a pu voir que ses partisans étaient bien plus à leur aise dès qu'il fallait s'en prendre à certains délires conspirationnistes aisément réfutables pour qui voulait les étudier d'un peu plus près. L'on constate que la cible favorite des partisans du rapport Warren n'est autre que Jim Garrison - alors qu'en tout état de cause, l'on peut conclure à ce que son enquête soit, sur le plan des révélations, un non-événement. Il est néanmoins toujours plus facile de critiquer que d'élaborer une version des faits suffisamment stable. Le principe vaut pour les "conspirationnistes", mais à leur décharge, il faut considérer qu'ils ont eu d'abord à effectuer un très ingrat travail de réfutation du rapport Warren, qu'ils n'ont pas eu les mêmes moyens que la Commission, et que les révélations s'échelonnent sur une quarantaine d'années : difficile d'établir une contre-version des faits quand les archives ne sont pas disponibles, quand les témoins disparaissent, quand d'autres conspirationnistes se laissent aller à leurs propres hypothèses. Contre la Commission Warren, il n'y a pas eu de Commission (hormis le HSCA, qui a manqué de moyens), mais un conglomérat de chercheurs, travaillant le plus souvent sur des domaines spécifiques (voyage soviétique, aspect ballistique, Ruby, Mafia...) : à l'unité a répondu le chaos. Comment s'étonner alors de la diversité des théories ? Ajoutons à cela que l'on ne traite pas de n'importe quelle affaire criminelle, mais de l'assassinat d'un Chef d'Etat : un tel meurtre met en lumière un contexte extrêmement violent impliquant les services de renseignement, la mafia, les affaires cubaines, l'extrême droite américaine, les communistes... Autant de "dossiers noirs" qui ne sont pas facilement accessibles car portant sur des activités extra-légales.

D'ailleurs, est-ce parce qu'aucune théorie totalement fiable n'a percé (ce qui est en soi faux) que l'on doit se résoudre à adopter, en désespoir de cause, une version qui ne l'est pas davantage mais qui présente, il est vrai, certain confort intellectuel ?

Vous parlez de Raison, celle des Warrenistes, contre la Religion, celle des Conspirationnistes - du moins est-ce comme ça que je le comprends. Je ne suis pas certain que ces monopoles existent.

KAISOU
Lundi 19 août 2002 à 15h16 #5035 Modification de ce message Citer ce message
Je trouve l'alchimie Warren=Raison contre Conspiration=Religion un peu forte tout de meme. J'ai beau appartenir au "clan" conspirationniste je n'en fait pas une religion tout de meme... :-)

Diego Verdegiglio
Lundi 19 août 2002 à 15h23 #5037 Modification de ce message Citer ce message
D'accordo! Farò un tentativo di comunicare in francese e spero che Lei potrà comprendermi! Il fau s'efforcer de se fair comprendre par les "hotes de maison": naturellement, c'est un site français et c'est mon devoir de me faire comprendre. Comme vous avez dejà compris, apres 20 ans de "militance" come complotteur trés dur, j'ai decouvert aprés le film de Stone quel est la grande mensonge à laquelle beaucoup de monde croit. Et je me suis posée une question: pourquoi beaucoup de monde NE CROIT PAS qu'un folle solitaire (avec beaucoup de fortune, il faut le dire)peut tuer l'homme plus piussant de la Terre? Ma réponse est que c'est préférable croire aux "legendes metropolitaines" plutot qu'aux investigations officielles parce que l'etre humaine adore le mistére, les affaires que ne sont pas trop claires, le charme de la conjure. Surtout quand on a tué un président américain et non un Monsieur Dupont quelconque. Si j'avais ecrit en livre "Aristotile Onassis a tué JFK" (pour se marrier avec Jackie) j'aurais eu un bon succes commerciel, j'en suis sur. Mais, malheureusement, mon livre est une serieuse enquete dans laquelle j'ai prouvé presque tout mes affirmations (j'ai tiré en 8 secondes avec un Carcano '91 chez la Police Scientifique de Rome: et je n'avais jamais tiré avant dans ma vie! Je n'avais fait le militaire! J'ai fait des intervues à professeurs universitaires de balistique, crimnologie, médicine légale; j'ai visité le Bethesda Hospital à Washington, la maison des Kennedys à Hyannis Port et celle de Clay Shaw à La Nouvelle Orléans; le Parkland Hospital, le Trade Mart, la maison de Oswald, la maison de Ruby, la Centrale de Police de Dallas, la JFK Library à Boston; j'ai parlé avec Ethel et Ted Kennedy, avec Gore Vidal, avec Oliver Stone etcetera). Naturellement, un livre qui prend les defenses de Warren ne peut pas etre un grand succes commerciel, vous le comprenez. Et dans le site www.johnkennedy.it j'ai beaucoup de monde qui ne croit à l'assassin solitaire: le mistère a beaucoup de charme!!! C'est pour ça que, qui ne croit pas à l'assassin solitaire, fait "l'autopsie" des mots, des virgules, des phrases, des contraddictions, des fautes. Qui ecrivait les réports en 1963-64 n'imaginait jamais que un jour son travail pourra etre "sectionné" d'une façon pareille, d'une manière si maniacale. Et naturellement, il n'y a personne, au dedans de la grande conspiration, qui a parlé en presque 40 ans. Personne n'a laissé un mémoriale, un papier ècrit avec une confession en point de mort: ni Ruby ni Shaw ni Warren ni un agent secret. Rien. Silence parfait de presque mille temoins et fonctionnaires (FBI, CIA, Departement d'Etat, Service Secret, police du Texas et de Dallas, le sheriff, les Rangers du Texas, l'Armée, la Marine, le Pentagon, Johnson, Warren, l'HSCA, le commission d'enquete du 1975-76 etc): tout ensemble dans la conjure, tout ensemble d'accord à cacher l'assassinat, compris le frére du Président, Bob Kennedy, à ces temps là ministre de la Justice jusq'à l'automne du 1964. Incroyable? Absurd? Mais non! Pour le COMPLOTTEURS pas de duttes. C'est mieux la fantasie du tireur sur le "grassy knoll", la tete de JFK qui va au derrière, Ruby "homme de la Mafia", les temoins tués etcetera, que la banale verité des preuves et des réports officiels. Assassin solitaire? Non! Trop simple! Una formule internationale dit que on peut découvrir une verité au de là de "raisonable doubt", mais ici on a passé souvent le limit de la raison pour entrer dans le territoire de la fantasie pure, comme a fait Oliver Stone (j'ai lui dit personellement que je l'admire comme directeur de film, mais je ne suis pas d'accord avec lui comme historien: j'ai lui donné mon livre, dans lequel ma critique contre son oeuvre est trés dure, avec une petite traduction en anglais). Le charme du film de Stone sur les jeunes générations est terrible: les jeunes qui ont vue la pélicule on sortis du cinéma coinvaincus qu'il s'agissait de la verité historique, pas seulement de fantasie cinématographique (comme Stone a essayé, inutilement, de declarer plusieurs de fois). Je crois que se confronter dans un site comme celui ci ne fait jamais rejoindre la possibilité d'un accord entre la FOI et la RAISON: chaucun pose sur ses yeux des lunettes de couleurs differentes et peut lire la realité à travers un filtre personnel. Aprés 20 ans, j'ai enlévé mes lunettes de mon nez e j'ai decouvert la térrible casualité du hasard, l'affreuse et ètonnante possibilité de l'absurd dans la vie humaine. Mes conclusions: Kennedy a èté tué par des "crazy circumstances", peut etre jamais plus répétibles de la meme façon. Notre raison n'accepte pas l'hasard:où avez vous connue votre femme? Une fete, une vacance, un diner, un bal, chez es amis? Votre vie pouvait etre trés diverse, si vous n'etait pas là ce jour là. JFK passe au dessus de la fenetre pendant la pause des travailleurs du TSBD. Si on avait programmé le passage une heure avant, Oswald ne pourrait etre seul pour tirer. Le matin du 22 novembre à Dallas pleut; vers 11 heure voilà le soleil. O'Donnel donne l'ordre d'enlever la capote de la limousine: peut etre une bonne protection pour le président. Quièn sabe?comme on dit en Espagne. J'attend votre opinion et je vous remercie pour votre réponse. Arrivederci. Diego Verdegiglio, Roma, Italia

Nicolas Bernard
Jeudi 22 août 2002 à 03h11 #5173 Modification de ce message Citer ce message
Mais qui nous prouve que ce n'est pas Aristote Onassis qui n'a pas tué Kennedy ? Quel était son alibi, ce jour là ? ;-)

Vous soulignez qu'un ouvrage traitant de ces assassinats ne peut avoir de succès que s'il conclut à la théorie du complot. En un sens, vous avez raison, tout du moins pour l'Europe. Le livre de Gerald Posner s'est en revanche trop bien vendu aux Etats-Unis et le site de John McAdams est considéré comme l'un des meilleurs existants sur le sujet.

Vous soulingez également avec raison que les thèses "conspiratrices" ont parfois sombré dans des délires impressionnants - comme, par exemple, la théorie des "deux Oswald". Je ne crois cependant pas que les "conspirationnistes" détiennent le monopole du délire et de l'imagination. Qui défend la thèse de la balle magique, cette balle qui monte, qui descend, qui va de gauche à droite et de droite à gauche et occasionne 7 blessures en ressortant pratiquement intact ? Qui prétend qu'un individu frappé à la tête de derrière fera un bond orienté également vers l'arrière ? Qui prétend que Ruby a agi seul, voire n'était pratiquement pas en contact avec la Mafia ? Qui soutient que les empreintes d'Oswald ont été retrouvées sur l'arme alors que l'expertise du FBI l'a démentie ?

La Commission Warren, le fait a été surabondamment démontré, n'a pas effectué un travail honnête (voyez Inquest, d'Edward J. Epstein). Elle a écarté des pistes, sciemment. Elle a non moins sciemment privilégié la thèse du tueur solitaire pour satisfaire les prétentions du FBI. Des témoins n'ont pas été interrogés et, pour ceux et celles qui l'ont été, toutes les questions n'ont pas été posées.

Certes, bien des légendes urbaines ont travesti les faits liés à cette affaire. Ainsi les trois clochards en étaient-ils vraiment. Ainsi Shaw n'était-il vraisemblablement pas impliqué dans l'attentat. Ainsi la lettre d'Oswald à Dear Mr. Hunt était-elle un faux monté par le KGB. Ainsi n'y eut-il vraisemblablement aucune substitution du corps de Kennedy d'Air Force One à Bethesda. Ainsi Garrison n'a-t-il pas effectué une excellente enquête. Il s'agit cependant là de faits qui, une fois admis, ne gênent en rien la thèse d'un complot. Simplement parce que l'ineptie des théories de la balle magique et du jet effect ainsi que quantité d'autres preuves et indices démontrent qu'Oswald n'a jamais tiré sur JFK et que deux ou trois tireurs étaient sur les lieux, l'un au TSBD, l'autre derrière la palissade débouchant sur le monticule gazonné.

Ce n'est pas parce que la version Warren était trop simple pour être vraie que d'aucuns se sont attelés à la tâche de réfuter ce rapport. Il fallait déjà certain courage pour s'y mettre - vous-même avez lu l'intégrale de la vingtaine de volumes en 6 mois - d'autant que la Commission n'avait pas dressé d'index. Hugh Trevor-Roper, historien et ancien membre du Renseignement britannique, l'homme qui a formellement prouvé que Hitler s'était suicidé à Berlin le 30 avril 1945, a lu ce rapport et ne l'a pas trouvé convaincant. Léo Sauvage, chroniqueur du Figaro, a lu ce rapport et l'a démonté. Mark Lane, avocat, a lu ce rapport et l'a pareillement réfuté en menant sa propre enquête : certes, tout ce qu'il dit n'est pas vrai, certes, il fait son travail d'avocat des intérêts d'Oswald. Il n'empêche que bien des arguments avancés par Lane sont troublants et ont permis de poser les bases d'une réfutation organisée. Et je passe sur Sylvia Meagher, sur Harold Weisberg, sur Cyril Wecht... Même le HSCA, qui a manqué de moyens et de volonté, qui n'a pas mené de contre-expertise et qui a été victimes de sales manoeuvres issues du Congrès, de la presse et des agences de renseignements, a conclu à la thèse du complot, même si ses éléments ne convainquent pas. Il ne s'agit pas de faire preuve d'hypercritique, d'oublier le contexte de rédaction des documents. Mais un document du FBI qui parle d'une 4e balle (missile) découverte dans le corps de Kennedy lors de l'autopsie, comment l'interpréter ? Que déduire de ces mémos de J.E. Hoover recommandant de faire d'Oswald l'assassin unique ? Que faut-il retenir lorsque ce même Hoover déclare à Johnson qu'un individu s'est fait passer pour Oswald en diverses occasions à Mexico en septembre 1963 ? Comment accueillir autrement que par une certaine surprise le fait que la Commission Warren retienne des témoins peu crédibles (Brennan, Markham) à charge contre Oswald ?

Et que dire des révélations qui se sont enchaînées depuis ! Les voyages soviétique et mexicain d'Oswald laissent apparaître la main de la CIA. Comment se fait-il que le 22 novembre 1963, Howard Hunt se soit trouvé à Dallas ? Que dire de ces escouades de tueurs anticastristes formés par la CIA et en contact avec mafiosi et extrême-droite américaine, financés par les pétroliers texans et l'armée américaine dès 1961 ?

Vous avez raison d'écrire que Kennedy a été tué dans des "crazy circumstances", mais je n'en déduirai pas qu'Oswald lui a tiré dessus. Je dirais que les hommes qui ont conçu ce plan ont bénéficié d'une habileté qui me fait penser aux opérations spéciales menées à Cuba par la CIA - ce qui ne veut pas dire que cette dernière a trempé dans le complot. Ils ont également pu compter sur certaine chance et le hasard.

Ceci pour dire que je ne vois pas pourquoi la théorie du complot brute (deux hommes ont tiré sur Kennedy) relève de la légende urbaine. Les complots, ça existe, l'Histoire l'a prouvé. L'assassinat de César mettait en jeu une douzaine de sénateurs. Le même César avait pu utiliser l'armée pour s'emparer du pouvoir. Comment Robespierre a-t-il été renversé ? Comment Napoléon a-t-il pris le pouvoir ? Son neveu, "Napoléon le petit" ? Et que dire de l'actions des bandes de terroristes russes au XIXe siècle ? Des anarchistes en Europe occidentale à la même période ? Qui a assassiné le Roi de Yougoslavie Alexandre 1er en 1934 sinon un commando armé ? Qui, vingt ans plus tôt, avait abattu l'archiduc François-Ferdinand, sinon un groupe de Bosniaques indépendantistes devenus trop indépendants à l'égard des services secrets serbes qui les avaient armés ? Qui a brûlé le Reichstag et a fait porter le chapeau à une pauvre andouille ? Comment est mort Reinhard Heydrich ? Et l'OAS, qui a failli abattre De Gaulle à plusieurs reprises, qui comptait de solides appuis dans l'armée et les colons français d'Algérie, ne ressemblait-elle pas à ces exilés cubains déçus (et le mot est faible) par la politique de détente de Kennedy ? Faut-il rappeler les excès de l'extrême-droite italienne ? Qui a exécuté Matteotti ? Qui s'est débarrassé de Mattéi ? Qu'était donc la loge P2 ? Les brigades rouges portent-elles seules la responsabilité des actes de violence de la "décennie de plomb" ? Et faudra-t-il évoquer le réseau Gladio ? Sont-ce là des légendes urbaines ?

L'affaire Kennedy, parce touchant au meurtre d'un chef d'Etat en exercice, et lequel !, fera encore parler d'elle. Mais elle intervient dans un contexte de Guerre Froide et de lutte contre le crime organisé. Comment s'étonner dès lors à ce que les hypothèses les plus crédibles s'orientent vers la Mafia et des mercenaires d'extrême droite américano-cubains ?