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Question générale: Pourquoi JFK fut-il assassiné ?

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Bastien
Jeudi 31 janvier 2002 à 09h30 #2540 Modification de ce message Citer ce message
Oui, Pourquoi ? Parce qu'il déplaisé à un fou solitaire, pro-communiste ? Je ne pense pas. Parce qu'il dérangeait l'establishment par ces prises de positions ? C'est plus probable.

Mais, POURQUOI ?

Pensez-vous que ses prises de positions faisait de lui une espèce de précurseur ?

Sujets sur lesquels Kennedy s'était plus ou moins impliqué:

- Tension raciale: il voulait que blanc et noir vivent ensemble. En 1963, personne n'aurait imaginer que 38 ans plus tard, le rapprochement aurait eu lieu (mis à part, encore, dans les états réactionnaires du sud)

- L'URSS: il souhaitait mettre fin à la guerre froide, collaborer avec les russes dans la conquête spatiale, se rapprocher d'eux. Qu'en est-il, 38 ans plus tard ? l'URSS n'est plus, Reagan et Gorby ont signé la fin de la guerre froide...

- Le Vietnam: Kennedy souhaitait, avant noêl 1965, retirer ses troupes du vietnam (NSAM 263). Seulement LBJ en a voulu autrement.

- Démantèlement de la CIA: JFK souhaitait la voir disparaître au profit de la gestion des opérations spéciales par les militaires. C'est pure spéculation, mais s'il avait réussi, je pense qu'on n'aurait pas eu de Watergate, les erreurs du Moyen-Orient, les douteuses et foireuses (excusez du terme) associations avec des terroristes, et la cerise sur le gâteau, Ben Laden.

- Cuba: il souhaitait un rapprochement avec Castro. Avait déjà commencé mais le 22/11 tout s'arrêta. LBJ ne continua pas.

Il y a certainement plein d'autres sujets où il prit position et qui ont évolué avec le temps.

Justement ou injustement, un documentaire concernant l'assassinat de Kennedy, titrait "JFK, l'assassinat d'un rève".

lho
Jeudi 31 janvier 2002 à 18h28 #2553 Modification de ce message Citer ce message
Je pense à titre personnel que si JFK n'avait pas été assasiné et si bien sur il avait été réelu, le monde actuellement serai sans aucun doute different.

D'autant plus qu'à l'époque(années 60) un président qui plus es du plus puissant pays du monde avait certainement plus les coudées franches qu'aujourd'hui.

Il est évident que contrairement aux apparences nous ne vivons pas dans une véritable démocratie.

Aprés la mort de JFK, les industries d'armement, les grandes compagnies pharmaceutiques, la hte finance etc...
ont accentués leur main mise sur la politique mondiale et nous en voyons et vivons les conséquences aujourd'hui, n'en déplaise à la "teigne", l'attentat du WTC et consort, découle plus qu'il ne pense d'une maniére indirecte de l'attentat de JFK et pas simplement Bin Laden / Oswald même combat. ( il m'aura compris, enfin j'espére :-)

Teigne warreniste
Vendredi 1er février 2002 à 05h59 #2562 Modification de ce message Citer ce message
Je ne crois pas que si JFK n'avait pas été assassiné que le monde aurait été foncièrement différent.

LBJ a fait passer les lois sur les droits civiques que JFK n'a jamais pu faire adopter.

Si JFK avait été vivant en 1965, il aurait été contraint par l'évolution de la situation à adopter la même politique que LBJ au Vietnam.

JFK était plus anti-Castro que LBJ... Alors que LBJ s'est désintéressé de Cuba à partir de 64.

Kennedy n'était pas près de démanteler la CIA. Et Kennedy a eu même un faible pour les opérations clandestines plus qu'aucun autre président avant lui.

Concernant les relations avec l'URSS, JFK a répondu du tac au tac à toutes les initiatives militaires et diplomatiques soviétiques [Berlin, Cuba, Vietnam, Laos]. Kennedy était contre le recours à l'arme nucléaire, mais pas contre l'idée de contenir le communisme à l'intérieur de sa sphère d'influence... par des moyens conventionnels et non-conventionnels.

Nicolas Bernard
Vendredi 1er février 2002 à 12h11 #2564 Modification de ce message Citer ce message
On ne peut cependant pas, comme vous le faites, négliger un événement d'une importance considérable, la crise des fusées de 1962. Kennedy n'a pas été plus spécialement passionné d'opérations spéciales que ses prédécesseurs. Pour rappel, les premiers coups tordus de l'OSS, c'est avec Roosevelt. C'est Truman qui crée la CIA et c'est sous son mandat que s'effectuent bien des opérations de 3e force (putschs aux Philippines, en Iran, récupération d'anciens nazis...). Avec Eisenhower, on constate une accélération. Kennedy reprend le flambeau, mais cette politique subit un revirement brutal fin 1962.

Le Kennedy de 1961 est certes animé par l'anticommunisme, mais ses faits et gestes, tout au long de sa présidence, dénotent une appréhension du problème infiniment plus mûre, plus réfléchie que ses prédécesseurs (si l'on excepte Harry Truman) et ses successeurs. N'oublions pas qu'il a approuvé l'opération Baie des Cochons du bout des lèvres, la CIA ayant présenté un dossier parfaitement erroné. Il laisse agir, lui et son frère Robert, les anticastristes, soit, mais compte bien les encadrer fortement. Compte tenu de l'envergure internationale qu'il voulait se donner, je nourris de sérieux doutes quant à son désir d'abattre Castro. On pourra toujours invoquer les révélations soigneusement orchestrées par la CIA au début des années 70 : c'est oublier qu'un document s'interprète au niveau de son contexte.

Avec 1962, Kennedy ne peut que constater le danger de la Guerre Froide. Sans pour autant adopter une attitude munichoise, il laissera la part belle à la coexistence pacifique. Y aurait-il eu désengagement du Vietnam, à la manière d'une neutralisation de la Corée et de l'Allemagne, c'est probable. Mais cela, on ne le saura jamais.

Les généraux américains, les milliardaires texans, les anticastristes cubains étaient tout sauf des historiens ou des hommes pondérés. Les anticastristes en voulaient sérieusement à Kennedy et ont tenté d'infléchir le cours de l'Histoire : ils ont réussi à abattre la cible, mais pas à changer une politique extérieure dont à aucun moment ils n'avaient la maîtrise ni même la compréhension. Un peu comme ces anarchistes français de la IIIe République, qui assassinaient des présidents français en croyant à tort ébranler les fondements de l'Etat...

So What
Vendredi 1er février 2002 à 23h35 #2574 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-02-01 12:11, Nicolas Bernard a écrit: Y aurait-il eu désengagement du Vietnam, à la manière d'une neutralisation de la Corée et de l'Allemagne, c'est probable. Mais cela, on ne le saura jamais.

A mon avis, c’est possible mais peu probable.

22 jours avant Dallas soit le 1er novembre 1963, c’est l'assassinat de Diem et de son frère Nhu à Saïgon (sur ordre de JFK ?) qui a finalement accéléré le processus du renforcement de l’engagement américain en Asie du Sud-est.
En incitant le coup d’Etat au Sud-Vietnam et en liquidant un dictateur honni, les américains espéraient retrouver du crédit tant auprès du peuple que des élites de ce pays (voir la célèbre photo du moine bonze en train de s’immoler pour protester contre le pouvoir tyrannique de Diem) alors que croissait la popularité des Vietcongs - qui eux-mêmes multipliaient les provocations envers l’armée sud-vietnamienne et ses fameux conseillers américains. Peine perdue, voire fiasco total, que ce coup d’Etat télécommandé directement de Washington, puisque s’en est suivie une encore plus grande instabilité du pouvoir au Sud-Vietnam avec dix gouvernements successifs en 18 mois jusqu’à l’instauration en septembre 1965 d’un conseil militaire dirigé par Thieu, quelques mois après les premiers bombardements américains. Un vrai bourbier quoi...


Citation: Le 2002-02-01 12:11, Nicolas Bernard a écrit: Les généraux américains, les milliardaires texans, les anticastristes cubains étaient tout sauf des historiens ou des hommes pondérés. Les anticastristes en voulaient sérieusement à Kennedy et ont tenté d'infléchir le cours de l'Histoire : ils ont réussi à abattre la cible, mais pas à changer une politique extérieure dont à aucun moment ils n'avaient la maîtrise ni même la compréhension. Un peu comme ces anarchistes français de la IIIe République, qui assassinaient des présidents français en croyant à tort ébranler les fondements de l'Etat...

Totalement d’accord et justement ces poseurs de bombes tentent souvent d’infléchir l’histoire quand celle-ci semble définitivement leur échapper...

ouam90
Dimanche 3 février 2002 à 11h30 #2596 Modification de ce message Citer ce message
LHO a écrit: Je pense à titre personnel que si JFK n'avait pas été assasiné et si bien sur il avait été réelu, le monde actuellement serai sans aucun doute different.
---

Non je ne serais pas aussi catégorique non plus, déjà parce qu'en passe d'être réélu, il aurait été la cible de tous ceux qui connaissaient ses écarts, et qui plus est on ne peut attribuer à un seul homme le pouvoir de changer les grandes lignes de la Vie sur Terre (tout au plus créer des accidents de l'Histoire) si ses idées ne sont pas continuellement perpétuées dans le temps.

Eh LHo ne cherche par Boris il n'y a pas que lui sur terre, de plus il viendra tout seul.

Teigne warreniste
Dimanche 3 février 2002 à 16h30 #2601 Modification de ce message Citer ce message
LHO a écrit: Je pense à titre personnel que si JFK n'avait pas été assasiné et si bien sur il avait été réelu, le monde actuellement serai(t) sans aucun doute diff(é)rent.

Oswald a dit ça? Ça m'étonnerait... Le seul commentaire qu'il a eu à propos de Kennedy durant son interrogatoire, fut de dire "Qu'il n'avait rien contre Kennedy, personnellement".

Ce qui n'exclut pas la possibilité qu'il en avait contre Kennedy pour d'autres raisons... autres que personnelles.

ouam90
Lundi 4 février 2002 à 17h57 #2632 Modification de ce message Citer ce message
Oups,

quand je citais Lho, je citais ton copain qui a écrit quelques lignes plus haut. José Bové.

So What
Lundi 4 février 2002 à 23h41 #2644 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-02-03 16:30, Teigne warreniste a écrit: Oswald a dit ça ? Ça m'étonnerait... Le seul commentaire qu'il a eu à propos de Kennedy durant son interrogatoire, fut de dire "Qu'il n'avait rien contre Kennedy, personnellement".

Ce qui n'exclut pas la possibilité qu'il en avait contre Kennedy pour d'autres raisons... autres que personnelles.


Vous avez dit ici que selon vous, Oswald n’avait pas d’idéologie et vous le présentez sans l’argumenter, sous les traits d’un “psycho”...

Quelles sont donc alors selon vous, ces raisons autres que personnelles (ni idéologiques en outre) pour lesquelles ce psycho d’Ozzie aurait-il pu tirer sur Jack ?

Teigne warreniste
Mardi 5 février 2002 à 02h48 #2648 Modification de ce message Citer ce message
Cher Cent Watts, lisez "The Mind of Oswald", l'auteure, une psychiâtre a y compiler de nombreux écrits d'Oswald... et on constate, à la lecture, que sa pensée politique est plutôt "particulière", pour ne pas dire bizzzarrre....

Bastien
Mardi 5 février 2002 à 12h50 #2656 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-02-01 05:59, Teigne warreniste a écrit: JFK était plus anti-Castro que LBJ... Alors que LBJ s'est désintéressé de Cuba à partir de 64.

Alors Pourquoi tenta-t-il un rapprochement avec Castro ?

Bastien
Mardi 5 février 2002 à 12h52 #2657 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-02-01 05:59, Teigne warreniste a écrit: Kennedy n'était pas près de démanteler la CIA. Et Kennedy a eu même un faible pour les opérations clandestines plus qu'aucun autre président avant lui.

N'était-ce pas son voeu ou son souhait, et ce, après l'échec cuissant de la Baie des Cochons ? Ne se sentait-il pas trahi par la CIA à cause justement de cette opération ?

So What
Mercredi 6 février 2002 à 00h07 #2663 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le 2002-02-05 02:48, Teigne warreniste a écrit: Cher Cent Watts, lisez "The Mind of Oswald", l'auteure, une psychiâtre a y compiler de nombreux écrits d'Oswald... et on constate, à la lecture, que sa pensée politique est plutôt "particulière", pour ne pas dire bizzzarrre....

Ce n’était pas la question posée, en l’occurence le mobile du crime...

Teigne warreniste
Mercredi 6 février 2002 à 02h44 #2665 Modification de ce message Citer ce message
Kennedy n'a jamais vraiment tenté un rapprochement avec Castro, c'est Jean Daniel qui a proposé ses services à Kennedy. Dans le même temps que Daniel cherchait à jouer les entremetteurs entre JFK et Castro, la CIA de Kennedy prennait contact avec Rolando Cubela, un proche de Castro, dans le but de renverser éventuellement le dictateur cubain.

Nicolas Bernard
Mercredi 6 février 2002 à 13h28 #2670 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Kennedy n'a jamais vraiment tenté un rapprochement avec Castro, c'est Jean Daniel qui a proposé ses services à Kennedy. Dans le même temps que Daniel cherchait à jouer les entremetteurs entre JFK et Castro, la CIA de Kennedy prennait contact avec Rolando Cubela, un proche de Castro, dans le but de renverser éventuellement le dictateur cubain.

Hormis les contacts CIA-Cubela, ce que vous dites est parfaitement erroné. J'ai déjà évoqué la politique "cubaine" de JFK, dans ce fil. Je pense que le rapprochement était sincère : Cuba était intouchable - d'ailleurs, Johnson n'a pas voulu que Castro soit éliminé et a même, pendant quelques mois de 1964, envisagé ledit rapprochement.

Si Kennedy avait sérieusement envisagé la suppression de Castro après la crise des fusées, c'était un fou ou un imbécile : personne n'aurait été dupe. Et une guerre mondiale s'en serait ensuivie, car parfaite violation des accords secrets entre Maison-Blanche et Kremlin d'octobre 1962 relatifs à Cuba. Sous peine d'être déconsidérés, les Soviétiques auraient été dans l'obligation de réagir.

Teigne warreniste
Mercredi 6 février 2002 à 14h54 #2674 Modification de ce message Citer ce message
Les conditions que Kennedy mettait à un rapprochement avec Cuba, n'auraient jamais été acceptées par Castro... et impliquaient la fin du régime communiste à Cuba. Kennedy considérait toujours Cuba, comme faisant partie de l'hémisphère occidental; c'est-à-dire: la sphère d'influence américaine. La doctrine Monroe s'appliquait toujours aux Amériques...

Kennedy n'a jamais envisagé sérieusement normaliser ses relations avec un Cuba communiste. Tout au plus, espérait-il semer la zizanie entre Castro et ses protecteurs soviétiques... en attendant mieux: un coup d'État pro-américain!

So What
Jeudi 7 février 2002 à 01h19 #2676 Modification de ce message Citer ce message
Le fait est qu'en 1963, l'administration Kennedy étudiait très sérieusement l'éventualité d'un rapprochement avec Cuba et que cette politique fut pousuivie par l'administration Johnson jusqu'en 64.

KENNEDY AND CASTRO: THE SECRET QUEST FOR ACCOMMODATION

Le fait aussi que depuis le fameux dicours d'Orange Bowl en décembre 62, les anticastristes s'impatientaient beaucoup, beaucoup...

Nicolas Bernard
Jeudi 7 février 2002 à 01h38 #2677 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Les conditions que Kennedy mettait à un rapprochement avec Cuba, n'auraient jamais été acceptées par Castro... et impliquaient la fin du régime communiste à Cuba.

La fin du régime communiste ? Pas si grave. Faut pas oublier qu'à l'époque, Castro est vu par d'aucuns comme un réformateur, une espèce de réincarnation locale de Bolivar, ou du moins d'héroïque pronunciamentiste des montagnes... Les mêmes soutiennent, plus ou moins à raison d'ailleurs, que Castro a viré communiste (tout du moins pro-soviétique) en raison du durcissement de l'attitude des Etats-Unis, sans oublier le rôle joué par son frère Raul et Ernesto Guevara.

Peut-être Kennedy envisageait-il de faire évoluer le régime de Castro, dans le sens inverse que celui proposé par les Soviétiques et rallié par le Lider Maximo pour cause d'incompréhension américaine ? Peut-être le voyait-il comme étant un simple dictateur dénué d'idéologie, sinon celle de ses propres intérêts ?

Citation: Kennedy considérait toujours Cuba, comme faisant partie de l'hémisphère occidental; c'est-à-dire: la sphère d'influence américaine. La doctrine Monroe s'appliquait toujours aux Amériques...

Doctrine Monroe : 1825.
Crise des fusées et menace d'un feu nucléaire : 1962.
Dont acte...

Et pour rappel. En 1965, intervention militaire US à St-Domingue, car St-Domingue ne fait pas partie du dispositif nucléaire soviétique. Idem pour le Chili en 1973, le Salvador au début des années 80, ou Grenade en 1983. Quant au Nicaragua, il a fallu se contenter de guérilléros contras.

Cuba ? Aucune intervention militaire ou autre de ce type en quarante ans. Rien. Que dalle. Pourquoi ?

Citation: Kennedy n'a jamais envisagé sérieusement normaliser ses relations avec un Cuba communiste. Tout au plus, espérait-il semer la zizanie entre Castro et ses protecteurs soviétiques... en attendant mieux: un coup d'État pro-américain!

Pourquoi pas ? Mais il y a un petit problème : il envoie quelques émissaires, d'Attwood à Jean Daniel, sonder les Cubains. Visiblement sans en informer la CIA, sans même lui préciser qu'il s'agit d'un plan tordu visant à intoxiquer Castro (auquel cas elle n'aurait pas manqué de le révéler dans les seventies, histoire de mouiller davantage les Kennedy dans ses propres scandales). Pourquoi tant de secret autour de ces initiatives ? Pourquoi ne pas avoir alerté la CIA afin de dissiper tout malentendu ? Pourquoi celle-ci, appuyée par Desmond Fitzgerald, parle-t-elle à l'agent Amlash de supprimer Castro alors que le clan Kennedy n'a jamais rien précisé de tel ?

Et : semer la zizanie entre Castro et les Soviétiques ? Kennedy n'ignorait pas qu'elle existait déjà... Puisque même la CIA l'avait confirmé !

Kennedy aurait-il fait renverser Castro ? Ca ne tient pas debout, ne serait-ce que sur le plan de son image de marque. Un leader aussi charismatique que Castro, le héros de la Révolution de 1959, le réformateur de 1960, l'homme qui a tenu tête aux USA en 1961, l'homme pour qui la Troisième Guerre Mondiale a failli éclater en 1962, pouvait-il être liquidé sans que son sang en rejaillisse sur JFK ? Certainement pas.

Par ailleurs, il ne faut pas faire l'impasse sur la haine viscérale et indéniable que portaient les exilés cubains à Kennedy, accusé de les avoir lâchés après la crise des missiles (cf. enterrement de l'opération Mangouste). Ce qui peut expliquer pourquoi Kennedy a lâché quelques phrases bien senties à destination de Castro, tout en étant bien plus souple ailleurs.

Teigne warreniste
Jeudi 7 février 2002 à 04h45 #2679 Modification de ce message Citer ce message
L'initiative d'un "rapprochement" avec Cuba émanait plus de l'ambassadeur Attwood que de Kennedy... Pour Kennedy les "échanges" visaient plus à sonder les intentions de Castro qu'autre chose.

Saviez-vous que le 17 août 1961, à la conférence de Punta del Este, à l'initiative des délégations du Brésil et de l'Argentine, Richard Goodwin avait rencontré Ernesto Che Guevarra, et que la rencontre n'a débouché sur rien de concret excepté de vagues promesses de la part du Che...

Nicolas Bernard
Jeudi 7 février 2002 à 11h00 #2688 Modification de ce message Citer ce message
Citation: L'initiative d'un "rapprochement" avec Cuba émanait plus de l'ambassadeur Attwood que de Kennedy... Pour Kennedy les "échanges" visaient plus à sonder les intentions de Castro qu'autre chose.

Possible, mais les sonder en vue de quoi ? Envoyer des émissaires en vue de quoi ? Il y avait indéniable possibilité d'arrangement. Kennedy, en excellent Realpolitiker qu'il était, aurait sans doute sauté sur l'occasion. A moins que décidément, Castro persiste dans la "mauvaise voie" (par ex. et au hasard : qu'il soutienne les guérillas d'Amérique latine, genre Vénézuela)...

Citation: Saviez-vous que le 17 août 1961, à la conférence de Punta del Este, à l'initiative des délégations du Brésil et de l'Argentine, Richard Goodwin avait rencontré Ernesto Che Guevarra, et que la rencontre n'a débouché sur rien de concret excepté de vagues promesses de la part du Che...

Ce n'est pas tout à fait exact. On était quatre mois après la Baie des Cochons et c'est Ernesto Guevara qui a approché les Américains, non l'inverse. Il leur a proposé la libération des 1 200 anticastristes cubains qui avaient été capturés au cours de ce désastre. De même Cuba renoncerait à l'alliance soviétique, reconsidérerait son soutien à la guérilla d'Amérique latine et indemniserait les propriétaires américains victimes de la "Révolution" de 1959. De vagues promesses ? N'était-ce pas là, en résumé, ce que réclamerait Kennedy en 1963 ? Il est vrai que Guevara avait mis l'accent sur l'impossibilité pour les Américains d'infléchir le sens de l'Histoire, à savoir le succès de la Révolution cubaine, qualifiée d'irréversible. Guevara proposait ainsi une autonomie de Cuba au sein de l'Amérique de la doctrine Monroe.

Goodwin a refusé. En 1961, quatre mois après la Baie des Cochons, un accord n'était pas possible avec Castro. Kennedy venait d'être élu et avait besoin de se recomposer une légitimité que lui donnerait, à son corps défendant, la crise des fusées d'octobre 1962. Goodwin, visiblement, faisait partie de l'aile dure, puisqu'il a recommandé à la Maison-Blanche de se lancer dans la guerre économique contre Cuba...

Goodwin a également confirmé que Kennedy s'était lancé dans une discrète politique de rapprochement avec La Havane.

Or, en 1963, Kennedy semble avoir réellement tenu compte de ces bases de négociation. N'obtiendra-t-il pas la libération des anticastristes prisonniers ? Il sait également que cette année là, les relations soviéto-cubaines sont en crise.

Et pourquoi aurait-il envoyé des individus a priori sérieux comme Atwood et Daniel s'il s'était agi d'une manipulation, au risque de les voir tout révéler en cas de suppression de Fidel Castro ? Mauvais coup pour som image de marque, non ? Négocier et puis frapper dans le dos. Méthode nazie, voire soviétique, en tout cas peu conforme à la conception du monde qu'avait JFK - sans aucunement vouloir idéaliser ce dernier.

La théorie selon laquelle Kennedy a voulu manipuler Castro ne résiste pas à l'analyse. Si d'ailleurs tel avait été le cas, pourquoi Johnson n'a-t-il pas suivi la même stratégie ? Pourquoi Castro est-il toujours en place à La Havane ? C'est bien qu'on ne pouvait pas le supprimer. Que le seul moyen de neutraliser Cuba était de passer par un rapprochement et un accord de type modus vivendi comme celui proposé par Guevara en 1961.

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