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Grassy Knoll: déclarations de Mercer et Bowers

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Bastien
Lundi 14 janvier 2002 à 12h46 #2272 Modification de ce message Citer ce message
Je ne sais pas si le sujet fut déjà abordé. J'aimerai qu'on voit un peu les déclarations de Julia Ann Mercer et de Lee Bowers.

Méchant Boris, partisan de la Commission Warren, n'admets pas la présence d'une personne au Grassy Knoll ?
Je suppose que 2 personnes derrière la palissade serait, pour Méchant Boris, que pure spéculation, affabulation, encore une mise en scène des complotistes pour invalider la thèse de la Commission Warren.
Pourtant dans les pages de cette dernière que Lee Bowers déclara que 2 personnes se trouvaient derrière la palissade. La description qu'il en fit correspond à celle de Julia Ann Mercer. Mais cette dernière n'est pas convoqué par la Commission Warren, son nom n'apparait pas non plus dans le Rapport Warren. POURQUOI ?
Parce que ce qu'elle avait vu, ne correspondait pas aux résultats souhaités par la Commission ?
Parce qu'elle pouvait relier Ruby (conducteur de la camionnette) à l'assassinat du président et en faire un complot ?

Teigne warreniste
Lundi 14 janvier 2002 à 20h24 #2274 Modification de ce message Citer ce message
Le problème avec le récit de Julia-Ann Mercer, c'est que ça ne se passe pas à Dealey Plaza, mais à l'ouest du Triple-Underpass, à environ 45-50 pieds [env. 15 m] d'un panneau de circulation aérien qui se trouve au dessus de la voie qui mène à l'autoroute Stemmons... et qui forme une "overpass" à cet endroit.

On November 22, 1963, I was driving a rented White Valient automobile west on Elm Street and was proceeding to the overpass in a westerly direction and at a point about 45 or 50 feet east of the overhead signs of the right entrance road to the overpass

extrait de la déclaration volontaire faite par Julia-Ann Mercer au bureau du Shérif le 22/11/63 [cf: Decker exhibit 5323, WCE Vol XIX page 483]

La description de la position du véhicule, un pick-up vert de marque Ford, correspond à la zone encerclée sur la vue ci-dessous et non à une position à Dealey Plaza... près du Grassy Knoll

[ Lien Web ]

transcript de la déclaration de J-A Mercer 22/11/63

De plus, les transcripts des conversations radio de la police confirment que le véhicule décrit par Mlle Mercer était en panne à l'ouest du Triple-Underpass et non à l'est...

transcript des conversations radio, canal 1 de la DPD

Encore une fois, on voit que nos amis de la conspiration se sont laissés subjuger par les effets cinématographiques du film d'Oliver Stone... qui situent l'événement sur Dealey Plaza, en face du Grassy Knoll, alors que selon les évidences, la panne du camion a eu lieu à l'ouest du Triple-Underpass en dehors des limites de Dealey Plaza...

So What
Mardi 15 janvier 2002 à 01h45 #2279 Modification de ce message Citer ce message
Mme Mercer a pu longuement observer un homme avec un étui à fusil aux abords des lieux du crime et son témoignage n’aurait aucun intéret, uniquement parce qu’elle était située du mauvais coté du Tripple Underpass ??? Ce n’est pas sérieux.

Mme Mercer affirmait pouvoir reconnaitre le pick-up Ford ainsi que ses deux occupants qu’il aurait donc été facile de retrouver et d’interroger.

Lee Bowers de son poste d’observation privilégié a pu observer toute une série de mouvements suspects en plus des deux hommes derrière la palissade.

Deux témoignages (de plus) totalement escamotés par le camp du lone nut killer...

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 02h37 #2281 Modification de ce message Citer ce message
La description des hommes vus par Mercer correspond d'ailleurs à celle donnée par Bowers... et - avec des réserves - celle d'Ed Hoffman, le témoin sourd-muet.

Une déclaration de l'agent du Secret Service Forrest Sorrels confirme que Mercer a vu ou cru avoir vu un homme transporter un fusil.

La présence du pick-up a été corroborée par trois agents de police qui se trouvaient sur place (Reymond, p. 188).

L'un de ces policiers, Joe Murphy, a prétendu que ce pick-up et ses occupants appartenaient à une société de travaux locaux.

Mais lui seul le prétend - il ne se souvenait même pas du nom de cette société... Seulement qu'elle agissait au nom de la First National Bank. De sorte que Posner reprend cette thèse à son compte dans Case Closed, p. 228 de l'édition Paperback.

Mercer a donc bien vu un pick-up, non sur Dealey Plaza mais sur une zone plus éloignée de quelques dizaines de mètres. L'homme aurait, selon elle, transporté un fusil vers le tertre herbeux (soit dit en passant, personne n'obtiendra de moué que je m'exprime dans cet abominable franglais qui veut que l'on écrive : lone gunman, grassy knoll, badge man, stemmons freeway, triple underpass, ou black dog man).

Mais selon l'unique version du policier, elle se serait trompée et aurait confondu d'hypothétiques tueurs avec des ouvriers en réparation. Pourquoi pas ? Dommage, cependant, que la déposition du policier soit bien tardive, qu'elle soit assez vague et non confirmée par ses deux collègues. Cela dit, le pick-up comprenait bien l'incription : "Air Conditioning" sur la portière mais aucune société sur place ne possédait un véhicule de ce genre... Comme par hasard.

Jusqu'à cette nuit, cependant, je ne croyais plus guère à la valeur du témoignage de Mercer, ce pour un problème d'ordre logique : pourquoi des conspirateurs auraient été assez crétins pour se garer près du tertre herbeux et envoyer un tueur parcourir l'endroit pour rejoindre des complices présents derrière la palissade en bois ? Ce au risque énorme de se faire repérer ?

Mais tout change si Mercer se trouvait bel et bien à l'OUEST du pont de chemins de fer (le triple underpass, quoi). Dans ce cas là, on comprend mieux. Les conspirateurs étaient moins visibles - en dépit de la présence de 3 flics qui, apparemment, n'ont rien remarqué.

Merci, Méchant Boris ! :-)

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 02h47 #2282 Modification de ce message Citer ce message
Le camion appartenait à une firme de construction et fut constament sous surveillance de 3 policiers qui se trouvaient sur, et dans les environs, du Triple-underpass... Aucun de ces policiers n'ont rapporté de comportements ni de faits étranges concernant les occupants du pickup.

À 11:06, le patrouilleur 271 appelle pour obtenir une remorqueuse sur Elm à l'ouest du Triple-underpass et à 11:16, il annule la requête, le camion en panne a été poussé par un autre, hors de la route présidentielle...

Personne, en dehors de Mlle Mercer, n'a vu quelqu'un avec un étui à fusil et encore moins avec un fusil dans ce secteur... Ni les policiers, ni les nombreux cheminots qui se trouvaient sur et dans les environs du Triple-underpass.

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 02h58 #2285 Modification de ce message Citer ce message
Ed Hoffman est un menteur et son histoire n'est qu'un autre canular parmis tant d'autres. J'ai découvert certains faits concernants les environs de la cour des chemins de fer et du Triple-underpass qui existaient à cette époque [1963-64], mais qu'Hoffman néglige totalement dans son récit...

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 03h06 #2287 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Ed Hoffman est un menteur et son histoire n'est qu'un autre canular parmis tant d'autres. J'ai découvert certains faits concernants les environs de la cour des chemins de fer et du Triple-underpass qui existaient à cette époque [1963-64], mais qu'Hoffman néglige totalement dans son récit...

Suis tout disposé à vous croire. Seulement, vous savez, quand je traite un individu de menteur, j'avance des preuves à cet effet. So what are your evidence ?

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 03h14 #2289 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Le camion appartenait à une firme de construction

Laquelle ?

Citation: et fut constament sous surveillance de 3 policiers qui se trouvaient sur, et dans les environs, du Triple-underpass...

Comment le savez-vous ?

Citation: Aucun de ces policiers n'ont rapporté de comportements ni de faits étranges concernant les occupants du pickup.

A condition bien sûr qu'ils aient exercé une "constance surveillance" sur le pick-up...

Citation: À 11:06, le patrouilleur 271 appelle pour obtenir une remorqueuse sur Elm à l'ouest du Triple-underpass et à 11:16, il annule la requête, le camion en panne a été poussé par un autre, hors de la route présidentielle...

Ce qui confirme... la présence du pick-up, rien d'autre.

Citation: Personne, en dehors de Mlle Mercer, n'a vu quelqu'un avec un étui à fusil et encore moins avec un fusil dans ce secteur... Ni les policiers, ni les nombreux cheminots qui se trouvaient sur et dans les environs du Triple-underpass.

En effet, mais Mercer n'avait-elle pas l'avantage de se trouver bien plus près du pick-up que ces autres individus ?

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 03h34 #2292 Modification de ce message Citer ce message
Cher Nicolas, le 22 novembre 1963, le parking à l'ouest du TSBD était plein à craquer, et une conduite de vapeur, d'un diamêtre assez imposant, longeait les voies de chemins de fer et séparait le parking de la cour des chemins de fer... rendant assez "rock'n roll" une fuite rapide d'un hypothétique sniper.

Quand Hoffman recrée les "agissements" de "ses" suspects, il ne tient aucunement compte de l'encombrement du parking et ni de la nécessité d'avoir à enjamber la conduite de vapeur dans leur "fuite"...

Hoffman clamait aussi avoir vu ce qui était impossible de voir d'où il disait se trouver. Entre le point où Hoffman prétendait être sur Stemmons Freeway, et la cour de chemin de fer, il y avait un paneau publicitaire de "Cutty Sark" qui aurait dû lui occulter la vue... Hoffman avait-il une vision "rayon-X" ???

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 03h42 #2293 Modification de ce message Citer ce message
Pour ce qui est des policiers, c'est un secret de polichinelle qu'il y avait au moins 2 policiers en surveillance sur le Triple-underpass, et selon les logs de la police, le policier 271 se trouvait avec le pickup Ford. Si l'officier 271 avait vu un individu avec une arme dans le secteur, il aurait sûrement signalé ce fait par radio et appelé de l'aide...

Bastien
Mardi 15 janvier 2002 à 09h15 #2298 Modification de ce message Citer ce message
Méchant Boris,

Que Oliver Stone ait déplacé l'épisode de la camionette verte an avant du Triple Underpass, soit. Mais les dépositions de Mercer et Bowers concernant ces personnes sont quasi-indentiques. Que le camion soit avant ou après le Triple Underpass ne remet pas en cause le témoignage de Julia Ann Mercer.
De l'endroit où se trouvait le véhicule, on pouvait trés bien rejoindre la palissade en étant plus à couvert que si on avait été sur Dealey Plaza.
Quant aux sujets des policiers sur le Triple Underpass, je rejoins Nicolas Bernard sur le fait qu'il aurait fallu que les policiers exercent une "constante surveillance".

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 14h56 #2309 Modification de ce message Citer ce message
Les policiers en question se trouvaient sur le pont de chemin de fer (triple underpass) : auraient-ils eu le temps de tout voir ? Mais j'admets qu'il s'agit là de pure spéculation.

Je ne nie pas qu'il y ait eu trois policiers - Mercer les a vus et les archives du DPD le confirment. Je doute simplement qu'ils aient effectué une surveillance constante du pick-up, dont il est tout de même assez fort qu'il ait échappé à toute tentative d'identification (je parle du proprio).

Cela dit, le témoignage de Mercer reste gênant du point de vue de la logique. Pourquoi les tireurs auraient-ils choisi la difficulté de simuler une panne sur la voie et se montrer à tout le monde ? Certes, ils pouvaient faire valoir qu'ils travaillaient pour une société de distribution d'air conditionné, mais tout de même, n'était-il pas plus simple d'amener une voiture - et le fusil - dans le parking situé derrière la palissade en bois ? Ou bien fallait-il éviter tout risque de bévue avec le DPD en cas de présence policière sur ledit parking ? Mais alors quid des trois flics du pont de chemins de fer ?

Mais la description faite par Mercer est confirmée par Bowers du haut de sa tour de contrôle des chemins de fer. Mais Mercer, dès le début, affirme avoir reconnu un étui à fusil. Mais le pick-up ses occupants n'ont ni été retrouvés ni fait parler d'eux (alors que le HSCA a été capable de retrouver un gars se prétendant être le fameux homme au parapluie - zum Beispiel). L'un des trois hommes du pick-up aurait pu intervenir, laisser quelque chose - mais au lieu de cela, rien, nada, nichts, que dalle. Disparus sans laisser de trace, les "réparateurs".

Au final, encore un cas qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses.

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 14h59 #2310 Modification de ce message Citer ce message
Citation: Cher Nicolas, le 22 novembre 1963, le parking à l'ouest du TSBD était plein à craquer, et une conduite de vapeur, d'un diamêtre assez imposant, longeait les voies de chemins de fer et séparait le parking de la cour des chemins de fer... rendant assez "rock'n roll" une fuite rapide d'un hypothétique sniper. Quand Hoffman recrée les "agissements" de "ses" suspects, il ne tient aucunement compte de l'encombrement du parking et ni de la nécessité d'avoir à enjamber la conduite de vapeur dans leur "fuite"... Hoffman clamait aussi avoir vu ce qui était impossible de voir d'où il disait se trouver. Entre le point où Hoffman prétendait être sur Stemmons Freeway, et la cour de chemin de fer, il y avait un paneau publicitaire de "Cutty Sark" qui aurait dû lui occulter la vue... Hoffman avait-il une vision "rayon-X"????

En effet, c'est troublant, très troublant. Vu que je maîtrise très mal cet aspect du dossier, j'en reste là pour le moment. Histoire de voir si un autre interviendra... :-)

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 19h25 #2315 Modification de ce message Citer ce message
Dans sa déclaration originale faite le 22/11/63, au Bureau du Shérif, Lee Bowers ne fait aucunement mention de deux hommes derrière la palissade... Je vous invite à consulter l'exhibit 2003 [ou encore le Decker exhibit 5323]. Il ne fait mention que de 3 automobiles qui ont fait le tour du parking dans le demi-heure avant l'assassinat, dont 2 avec des plaques "out of State" et arborant des autocollants favorables à Goldwater. Rien de vraiment suspect.

L'histoire de Bowers s'est gonflée avec le temps, et Mark Lane lui a fort probablement suggérer quelques éléments de son crû...

Son récit est plus complexe en 1966, que sa déclaration originale notariée du 22 novembre 1963...

Nicolas Bernard
Mardi 15 janvier 2002 à 20h43 #2316 Modification de ce message Citer ce message
La déposition de Bowers devant le sheriff a été consignée par écrit devant notaire, dès le 22 novembre 1963. Et en effet, Bowers ne mentionne nullement les deux hommes qu'il évoquera devant Mark Lane. Sa déposition ressemble de beaucoup à celle qu'il effectuera devant la Commission Warren, le 2 avril 1964.

Mais sa déposition devant les Commissaires évolue, car c'est à cet instant, et non devant Mark Lane, que Bowers parle pour la première fois de deux hommes, dont la description s'approchera effectivement de celle donnée par Mercer. Extrait :

Mr. Ball. - Now, were there any people standing on the high side---high ground between your tower and where Elm Street goes down under the underpass toward the mouth of the underpass?

Mr. Bowers. - Directly in line, towards the mouth of the underpass, there were two men. One man, middle-aged, or slightly older, fairly heavy-set, in a white shirt, fairly dark trousers. Another younger man, about midtwenties, in either a plaid shirt or plaid coat or jacket.

Mr. Ball. - Were they standing together or standing separately?

Mr. Bowers. - They were standing within 10 or 15 feet of each other, and gave no appearance of being together, as far as I knew.

Mr. Ball. - In what direction were they facing?

Mr. Bowers. - They were facing and looking up towards Main and Houston, and following the caravan as it came down.


Conclusion : Bowers n'a pas tout dit au sheriff le 22 novembre 1963. Un oubli surprenant ? Pas sûr si l'on considère que les deux individus par lui aperçus restaient tranquilles. Mais étaient-ils réellement tranquilles ? La Commission Warren n'a pas cherché à le savoir. Et Lee Bowers a perdu l'occasion de parler une fois de plus, étant décédé le 9 août 1966 dans un bête accident de la circulation.

Teigne warreniste
Mardi 15 janvier 2002 à 22h12 #2318 Modification de ce message Citer ce message
Julia-Ann Mercer a affirmé que le plus vieux et gros de ses suspects était Jack Ruby et le plus jeune; Lee Harvey Oswald... Et Lee Bowers a témoigné, en avril 64, avoir vu deux individus ressemblant à ceux de Julian-Ann Mercer... Comment Oswald a-t-il fait pour être à la fois derrière la pallissade et dans le TSBD? Même question pour Ruby... Comment Jack Ruby a-t-il fait pour être à la fois, derrière la palissade et dans l'édifice du Dallas Morning News?

Une question à $64,000.00 US!!!!

Nicolas Bernard
Mercredi 16 janvier 2002 à 01h13 #2321 Modification de ce message Citer ce message
Qui sait, un jour, je dormirai...

Cette information selon laquelle notre jeune conductrice aurait aperçu Oswald et Ruby est relatée, me semble-t-il, par le seul Henry Hurt, in Reasonable Doubt (Holt, Rinehart and Winston, NY, 1985). L'extrait en question est d'ailleurs disponible sur le site de John McAdams. Hurt s'est en cela fondé sur des déclarations que lui a faites Julia Mercer en 1983. Pourtant, face à Garrison, en 1968, elle ne mentionnerait pas Oswald. Seul Ruby était dans le coup.

Il faut revenir à ses déclarations au FBI, qui lui a montré des photos de Ruby et d'Oswald, quelques jours aprés le triple-assassinats des 22 et 24 novembre 1963. Elle n'a été en mesure de reconnaître ni Ruby, ni Oswald, sur les photographies qui lui étaient présentées. Oswald ressemblait à l'individu qui avait emporté le fusil et Ruby ressemblait au conducteur du pick-up, mais Mercer n'était sûre de rien.

Il est probable qu'ensuite, à force d'y réfléchir, elle ait finie par être convaincue qu'elle avait vu Ruby et Oswald. Or, puisque la présence de ces deux individus derrière la palissade est confirmée par Lee Bowers au moment des coups de feu, il ne pouvait aucunement s'agir de notre ex-marine et du gérant du Carrousel Club. Oswald se trouvait au TSBD et Ruby... on ne sait pas très bien - il a été laissé sans surveillance au siège du Dallas Morning News pendant un quart d'heure correspondant au meurtre de Kennedy.

La version Mercer a évolué, non sur ce qu'elle a vu, mais sur ce qu'elle a interprété. Mercer, devant Garrison, a prétendu que ses dépositions n'étaient pas conformes à la réalité - ce jusqu'à la signature. Pourquoi pas ? Dans cette hypothèse, elle aurait pu voir Jack Ruby - mais Jack Ruby ne portait pas les mêmes fringues...

Nicolas Bernard
Mercredi 16 janvier 2002 à 18h37 #2328 Modification de ce message Citer ce message
On se souvient que Julia Mercer avait décrit l'un des deux hommes qu'elle avait aperçus comme étant "un Blanc de sexe mâle, probablement proche de la trentaine, ou même légèrement plus âgé, vêtu d'un veston gris, d'un pantalon marron et d'une chemise écossaise". Cet homme transportait ce qui ressemblait à un étui pour fusil.

Outre que la présence de cet homme a été confirmée par Lee Bowers devant la Commission Warren, il faut ajouter la déposition faite par J.-C. Price, qui se trouvait de l'autre côté de la place Dealey, sur le toit d'un immeuble, et jouissait par conséquent d'une vue imprenable sur la zone située derrière la palissade en bois (il apparaît dans le film JFK d'Oliver Stone). Price, trente minutes après l'attentat, a relaté : "Après la salve, j'ai vu un homme courir vers les voitures garées à côté des voies de chemin de fer. L'homme avait environ 25 ans, il portait un pantalon kaki [...] il tenait quelque chose à la main, qui ressemblait à un fusil ou un couvre-chef."

Il est dommage que Price n'ait jamais été convoqué par la Commission Warren...

Nicolas Bernard
Mercredi 16 janvier 2002 à 19h38 #2329 Modification de ce message Citer ce message
Pour revenir à Hoffman, je ne vois en fait rien qui contredise son témoignage. La déposition de Price confirme qu'au moins un individu a fui vers le parking en transportant un objet avec lui. Exit, donc, l'argument :

Citation: Cher Nicolas, le 22 novembre 1963, le parking à l'ouest du TSBD était plein à craquer, et une conduite de vapeur, d'un diamêtre assez imposant, longeait les voies de chemins de fer et séparait le parking de la cour des chemins de fer... rendant assez "rock'n roll" une fuite rapide d'un hypothétique sniper. Quand Hoffman recrée les "agissements" de "ses" suspects, il ne tient aucunement compte de l'encombrement du parking et ni de la nécessité d'avoir à enjamber la conduite de vapeur dans leur "fuite"...

Si je ne m'abuse, le tuyau de vapeur n'empêchait pas des gens d'aller et venir. Hoffman a vu un homme en costume sombre et un autre habillé comme un cheminot se livrer à d'étranges activités derrière la palissade débouchant sur le fameux tertre. Selon Jim Marrs, in Crossfire, Carroll and Graf, NY, 1990, p. 82 : "As the man [celui en costume sombre, NDA] reached a metal pipe railing at the west end of the fence, he tossed the rifle to a second man [celui habillé à la mode cheminot] standing on the west side of the pipe near the railroad tracks that went south over the triple underpass."

C'est Marrs qui a trouvé Hoffman en 1985. Or, dans sa déposition, Hoffman ne relate pas avoir vu un homme tirer depuis la palissade - en tout cas, Marrs ne le mentionne pas. Si l'on suit l'auteur de Crossfire, Hoffman a vu un homme en costume sombre remettre un fusil à un individu habillé comme un cheminot. Cet individu a démonté le fusil, l'a rangé dans un emballage brun et les deux gars se sont enfuis (marche + course).

Or cette version évolue selon les chercheurs. En 1992, à Bill Sloan, auteur de Breaking the Silence, il relate avoir vu l'homme en costume sombre faire feu sur Kennedy. Le reste de la déposition est conforme à son témoignage tel que relaté par Marrs. Mais devant William Reymond, en novembre 1997 (in Reymond : JFK. Autopsie d'un crime d'Etat, Flammarion, 1998, p. 183), c'est encore autre chose : cette fois, c'est l'homme habillé comme un cheminot qui se positionne derrière la palissade, et du fait du feuillage, Hoffman ne peut pas voir si cet individu fait usage du fusil.

Aux habituelles variations du témoin lambda, il faut préciser que le témoignage d'Hoffman est particulièrement difficile à retranscrire, en raison de son handicap (il est sourd et muet). La traduction par langage des signes peut présenter quelques faiblesses.

Quant à la possibilité que la vue d'Hoffman ait été gênée par le panneau Cutty Sark... L'information est relatée par Gerald Posner (Case Closed, Anchor Books, Doubleday, NY, 1994, p. 256-257), qui la reprend de... Jim Moore, un autre warreniste, paraît-il très sympathique, auteur de Conspiracy of One, que je n'ai pas lu, soit dit en passant.

Mais une photo prise par Mel McIntire ce jour là dément cette information. En premier lieu, le panneau publicitaire ne s'intitulait pas Cutty Sark, mais Old Charter. Premier doute, mais il y en a d'autres... Car la photographie montre bien que le panneau se situait plus bas que n'ont bien voulu le dire Posner et Moore, et n'empêchait nullement Hoffman de voir ce qui se passait derrière la palissade.

Teigne warreniste
Jeudi 17 janvier 2002 à 02h21 #2334 Modification de ce message Citer ce message
Le panneau publicitaite qui bloquait la vue d'Ed Hoffman et dont parle Posner est probablement celui-ci. Il est situé entre Stemmons Freeway et la cour de triage.

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image extraite de Four Days in November

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