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KGB’s Propaganda !

10 messages

So What
Lundi 17 décembre 2001 à 00h47 #1974 Modification de ce message Citer ce message
Un ancien archiviste du KGB, Vasily Mitrokhin, est passé à l’Ouest en 1992 avec des centaines de documents secrets issus de l’ancienne organisation du contre-espionnage soviétique. Les services secrets britanniques se sont chargés de son débriefing puis une partie des documents a été révélée au public anglo-saxon en 1999 grâce au livre de Christopher Andrew “The sword and the shield”.

Issue of Mitrokhin archives
(Dossier Mitrokhin sur un site russe consacré à l’espionnage)
Intelligence and Security Committee - The Mitrokhin Inquiry Report
(Rapport public en Angleterre de l’Intelligence Service)
Russian threat perceptions and plans for sabotage against the United States
(Audition aux USA du comité des services armés)

En France, une version expurgée intitulée “Le KGB contre l'Ouest” est sortie fin 2000. Expurgée car une insolite dépêche de l’AFP du 14 septembre 99 révélait que du temps de la Guerre froide, l'hexagone aurait été un véritable nid d’espion !
Lire aussi La critique de Libé du”KGB contre l’Ouest”

Perso, je n’ai pas lu le livre, juste quelques critiques dont celle entre autres du “Bulletin of the Atomic Scientist” qui ne se montre guère enthousiaste, en soulignant notamment que l’universitaire Christopher Andrew (qui avait déjà fait un travail équivalent une dizaine d’années auparavant avec l'ex-colonel du KGB - Oleg Gordievsky passé à l’Ouest en 74) s’est attaché dans un précédent ouvrage traitant de la CIA “For the President's Eyes Only: Secret Intelligence and the American Presidency “ à minimiser l’implication de l’Agence et de son directeur William Casey dans l’Iran-Contra-Gate ! Enfin explique l'article, on ne sait pas très bien dans le livre ce qui provient effectivement des “Mitrokhin archives” et ce qui émane plutôt des “personal Andrew archives”...
The milk churn papers par "Bulletin of the Atomic Scientist”

Il y a aussi ce jugement peu flatteur à l’égard de l’archiviste Mithrokine, que porte le Commandant Sergueï Jakov, ancien officier du département "S" (renseignements "illégaux") de la Première Grande Direction (PGU) du KGB de l'URSS: “le futur traître Mitrokhine était un produit logique des "décharges" de la PGU, qui automatiquement poussait sur la voie de trahison des gens marginaux, mais vaniteux, moralement et professionnellement insatisfaits, rejetés de force à la marge du Service actif par les directeurs du personnel et les autres autorités supérieurs de la PGU”, en clair Mitrokhin était un espion raté jugé peu fiable par ses supérieurs.
L'Académie des renseignements extérieurs de la Russie: "forge" de nouveaux effectifs d'espions ou vestige du passé bolchevik stalinien ? par Sergueï Jakov

En résumé, contrairement à ce que claironne une certaine presse ultra-conservatrice anglaise ou américaine, les Archives Mitrokhine, à qui l’on ne peut dénier une grande valeur historique ni d’apporter un éclairage nouveau sur le fonctionnement interne du KGB, ne révèlent aucune information “révolutionnaire” sur ses activités à l’Ouest si ce n’est quelques noms lancés à la vindicte populaire.
Mais elles confirment la véracité des romans de John Le Carré durant la Guerre Froide qui lui, espion de l’Ouest, n’omettait pas de rappeler que toutes ces techniques d’information - désinformation étaient alors allégrement utilisées des deux cotés.


Dans le cadre de l’affaire JFK, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le KGB ait pu pratiquer la manipulation d’informations, voire une certaine désinformation. C’est de bonne guerre... froide en l’occurrence.

J.F.K.Conspiracy a KGB hoax ? - Article de Paul Mitchinson du National Post (journal conservateur canadien) traitant des derniers travaux de Max Holland, chercheur warreniste qui utilise les révélations de Mitrokhin pour justifier la thèse somme toute farfelue d’un poor lonesome gunman named Lee Harvey Oswald.

Ces révélations qui ne démontrent d’aucune façon la non-existence d’un complot, c’est à dire qu’Oswald ait bien agit tout seul pour assassiner le Président Kennedy et l’agent de police Tippit, apportent cependant plusieurs faits intéressant à noter:

• Le KGB a distillé infos et désinfos dans certains journaux communistes européens. Hummm, qui s’en serait douté ??? Même pas Pif le chien...

• Le KGB a participé au financement d’un des premiers livres critiques de l’enquête officielle sans que l’on sache si c’est vraiment celui de Lane.

• Le KGB a fabriqué dans les années 70 une fausse lettre d’Oswald à E. Howard Hunt, pendant que ce dernier était impliqué dans le scandale du Watergate pour lequel il sera par la suite condamné, par la justice américaine, à passer 33 mois en prison.

• Garrison a sans doute été plusieurs fois manipulé par le KGB. D’autres ont dit que Garrison était manipulé par Marcello... Cela prouve au moins que l’enquête de Garrison ne laissait personne indifférent.

• Le KGB voulait impliquer l’extrême-droite et de la CIA dans l’Affaire Kennedy... ou peut-être tout simplement en démontrer l’implication sans pour autant vouloir se découvrir, ce qui se conçoit aisément sur un sujet aussi sensible.

_________________

L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combattre.
(Sun Tzu - L’art de la guerre)

Teigne warreniste
Lundi 17 décembre 2001 à 03h38 #1978 Modification de ce message Citer ce message
Garrison et le KGB

Garrison a pris l'idée que son "suspect", Clay Shaw, aurait été un agent de la CIA, dans un obscur journal italien: Paesa Sera qui était soutenu financièrement par Moscou et son KGB, et qui demeurera résolument "communiste-orthodoxe" même à l'époque où le PC italien adopta la doctrine de l'"Euro-Communisme".

Il n'y a qu'un seul autre journal en Occident qui repris la nouvelle: le journal LE DEVOIR de Montréal, sous la plume de Louis Wiznitzer, journaliste au passé plutôt rocambolesque...

Comment Jim Garrison fut-il par hasard mis en contact avec cette "nouvelle" qui tomba peut après la mise en accusation de Shaw par Garrison en mars 1967?

J'ai ma petite hypothèse la dessus et un dénommé Ralph Schoenman, un associé de Mark Lane et militant "pacifiste", ne serait pas étranger à l'affaire...

Il y a aussi un autre épisode où Garrison a été contacté par le KGB, c'est celui où un manuscript portant le titre "The Plot" lui fut remis... Après de nombreuses tentatives pour le faire publier en Anglais en Amérique, (notament par Warren Hinckle, éditeur de "Ramparts" qui soutenait l'enquête de Garrison)... le document fut finalement publié au Lichtenstein sous le titre "Farewell America", un classique de la littérature conspirationiste...

Le KGB voulait se servir de Garrison pour faire passer sa salade, et elle eut un certain succès...

Nicolas Bernard
Mardi 18 décembre 2001 à 00h21 #1987 Modification de ce message Citer ce message
Le livre Farewell America, bien écrit, mais pas totalement fiable (voire pas du tout), était accessible sur le site de Dave Reitzes, qui, une fois de plus, a disparu de la circulation (le site, pas Dave Reitzes, qui continue méthodiquement son travail de démolition de Garrison). Qui sait, un jour prochain... C'est en soi dommage, car la partie de l'ouvrage de Christopher Andrew et Mitrokhine consacré à l'intervention du KGB dans l'affaire Kennedy se trouvait aussi sur ce site.

Ainsi la lettre d'Oswald au pétrolier texan H. L. Hunt était-elle un faux :

[ Lien Web ]

Mais le KGB n'a pas totalement atteint l'objectif souhaité, puisqu'il existait deux Hunt liés à l'assassinat de Kennedy, Howard et Lamar...

Le KGB n'a certes pas été le moteur de l'industrie du complot, loin, très loin s'en faut. Il ne l'a même pas initiée. Il n'a pas soutenu financièrement les meilleures publications. Il a bien plus profité de la vague de contestation (fondée) du Rapport Warren qu'il ne l'a contrôlée. Des informations, vraies ou fausses, ont été distillées. L'important était de disculper le Centre qui, pour sa part, suspectait plutôt... une conspiration d'extrême-droite.

Teigne warreniste
Jeudi 20 décembre 2001 à 02h16 #1990 Modification de ce message Citer ce message
Le site de Dave Reitzes a changé d'adresse URL. On le trouve maintenant à [ Lien Web ]

Une édition online de "Farewell America" est disponible à l'adresse suivante: [ Lien Web ]

So What
Samedi 22 décembre 2001 à 01h20 #1996 Modification de ce message Citer ce message
Citation:
Le 2001-12-17 03:38, Teigne warreniste a écrit:

Garrison et le KGB
Le KGB voulait se servir de Garrison pour faire passer sa salade, et elle eut un certain succès...



- En 1979, Richard Helms a du reconnaître sous serment avoir menti au nom de la CIA en niant farouchement tout contact de l’Agence avec Clay Shaw durant le procès de ce dernier. Voulant minimiser ces contacts et la portée de son mensonge antérieur, Helms a lamentablement prétendu que "as a businessman, [Shaw] was one of the part-time contacts of the [CIA´s] Domestic Contact Division." Une ellipse qui ne trompe que ceux qui ont envie d’être trompés d’autant que depuis cet aveu, la révélation de certains documents déclassifiés ont établis des liens existant au début des années 60 entre Shaw et la CIA (dont le fameux programme resté top-secret et intitulé "project QKENCHANT” )

- Des liens très étroits existaient effectivement entre la Permindex et la Centro Mondiale Commerciale ainsi que l’International Trade Mart - deux compagnies, l’une en Europe et l’autre dans les Caraïbes, dont Shaw était fondateur, actionnaire et membre éminent des comités directeurs. Hors, la Permindex a été nommément mise en cause par les services secrets français “d’être l’un des bailleurs de l’OAS dans ses tentatives d’assassiner le Général de Gaulle” (Thierry Lentz: “Enquêtes sur l’assassinat d’un président” p.257).

En conséquence, les infos parues en mars 67 dans Peasa Sera étaient de bonnes sources même si celles ci provenaient des services de renseignements soviétiques. En l’occurrence, le KGB a dit pour cette fois la vérité et c’est bien la CIA qui a menti -circonstances aggravantes - de façon volontaire et continue devant la justice de son pays, un pays qui se targue par ailleurs d’être la plus grande démocratie du monde.

Seconde constatation, Clay Shaw était étroitement lié à des réseaux voulant restaurer le fascisme en Europe, notamment en France et en Italie, en y pratiquant l’assassinat politique, voire en utilisant la violence ou des moyens terroristes. Quant à ses projets “commerciaux” aux Caraïbes, on n’ose l’imaginer... On est donc loin de l’image du brave type scandaleusement brisé par Garrison qu’aime tant à dépeindre la secte warreniste abreuvée de propagande nationalo-américaine. Clay Shaw, qu’il soit ou non impliqué dans l’assassinat de JFK, était un individu fortement nuisible et totalement méprisable en regard des valeurs que prétendaient et prétendent toujours défendre les démocraties occidentales.

Garrison's Case Finally Coming Together

Nicolas Bernard
Samedi 22 décembre 2001 à 15h34 #1997 Modification de ce message Citer ce message
Pour revenir sur le rôle du KGB dans l'affaire Kennedy, il convient de rappeler ici un élément qui paraîtra de prime abord évident mais que la tendance warreniste a plutôt l'air d'oublier : dans la guerre des services secrets, l'important n'est pas de dire la vérité ou de mentir, l'important est de causer du tort à l'adversaire sans pour autant porter préjudice à ses propres intérêts. Dès lors, la vérité peut se voir utilisée selon certains objectifs d'ordre idéologiques, mais elle n'en restera pas moins vraie. Un exemple : le massacre de Katyn. Qui l'a révélé au grand jour ? Les Allemands, servis par la "chance". Faudrait-il nier le fait que les Soviétiques ont exécuté des milliers d'officiers polonais parce que Goebbels et la Gestapo ont accusé Staline du crime ?

Le KGB a aidé différents théoriciens de la conspiration, et pas tant que d'aucuns se plaisent à le croire (je pense notamment à Armand Moss). Christopher Andrew : "Soviet active measures, however, had done less to influence American opinion than the Centre believed. By their initial cover-ups the CIA and the FBI had unwittingly probably done more than the KGB to encourage the sometimes obsessional conspiracy theorists who swarmed around the complex and confusing evidence on the assassination."

Cf. [ Lien Web ]

Garrison, Lane, ont peut-être profité de ces informations, ce sans le savoir : faut-il pour autant rejeter leurs travaux pour ce seul motif ? Surprenant est l'abîme qui sépare le scepticisme d'un John McAdams à l'égard d'une évidente conspiration interne américaine et sa croyance non dissimulée en un complot mondial organisé par le KGB contre la Commission Warren.

Le KGB devait, comme la CIA en tant qu'institution officielle, se disculper. Alors que la CIA a été couverte par la Commission Warren, le KGB, qui ne pouvait guère en bénéficier et suspectait l'extrême-droite d'avoir trempé dans l'assassinat, userait de "mesures actives" destinées à faire diversion. S'innocenter tout en accablant l'ennemi : une méthode classique des services de renseigments.

Teigne warreniste
Samedi 22 décembre 2001 à 19h00 #1998 Modification de ce message Citer ce message
Pour répondre à Cent Watts... Être un "domestic contact" ne fait pas de vous un agent de la CIA... 15,000 Américains, comme Clay Shaw, ont été fichés comme "domestic contact" par la CIA dans les années 50....

Pour ce qui est de l'affaire "Permindex" et "Centro mondiale de commerce", c'est de la foutaise... sortie toute droit de "Paese Sera" et des articles de Louis Wiznitzer dans "Le Devoir"... dans les jours qui ont suivis l'arrestation et la mise en accusation de Clay Shaw par le sinistre DA de la Nouvelle-Orléans: Jim Garrison.

Le seul autre journal à avoir repris la "nouvelle"... fut la Pravda !!!

Nicolas Bernard
Dimanche 23 décembre 2001 à 02h14 #1999 Modification de ce message Citer ce message
Le mieux est parfois d'interroger le principal intéressé, Clay Shaw lui-même :

"En 1959 ou 1960, un jeune Italien est venu me voir à la Nouvelle-Orléans et m'a parlé d'un projet de "Centro Commerciale" en élaboration à Rome. L'idée était d'avoir un endroit où les acheteurs s'intégrant dans la zone du Marché Commun trouveraient tous les pays de Marché Commun représentés au sein d'une centrale. Il m'a demandé conseil et m'a proposé d'exercer mes activités au sein du conseil d'administration. Je n'ai formulé aucune objection, s'il s'agissait bien d'un projet légitime. Je l'ai étudié et j'ai constaté qu'à sa tête se trouvait un homme connu sous le nom d'Imre Nagy, le dernier premier ministre non communiste de la Hongrie. Une partie des autres personnes impliquées étaient des sénateurs italiens, des journalistes, des avocats, et autres personnes responsables. Nous avons convenu que nous aurions une agence au Centre, et qu'ils en auraient une au marché de la Nouvelle-Orléans, que nous échangerions des informations et ainsi de suite. Je ne me suis pas occupé de mes fonctions d'administrateur, bien qu'il n'y ait pas eu d'argent impliqué [...]

Le Centre s'est avéré avoir été mal élaboré ou mal organisé, et a par conséquent fermé ses portes en très peu de temps, et voilà tout ce dont j'ai eu vent de ce projet.

Je n'ai jamais entendu dire qu'il s'agissait d'une opération de la CIA et j'ignore si c'était le cas. Je dirai simplement ceci -- cette opération était un grave échec, qui n'avait pas de lien avec la CIA. Hors ce que je vous ai dit, je ne sais rien de plus au sujet du Centro Mondiale Commerciale. Je n'ai jamais été en relation avec la CIA."

Le CMC existait bien et Shaw y a servi en tant qu'administrateur, plutôt peu intéressé si l'on en croit ses propos. Mais est-ce à dire que le défunt CMC possédait des liens avec Permindex ? La preuve n'a jamais été rapportée. A dire vrai, la seule et unique source de l'information relative aux connections existant entre ces deux "firmes" n'est autre qu'un article d'un journal italien contrôlé par le PCI, "Il Paese Sera". "Il Paese Sera" avait une certaine habitude à dénoncer les complots de la CIA à travers le monde, et à sombrer dans le sensationnalisme. Ce journal déclarerait par ailleurs (le 18 mars 1967) que Clay Shaw avait organisé le voyage de Kennedy à Dallas et proposé au couple présidentiel ce déjeuner au Trade Mart, déjeuner qui ne viendrait jamais. Comment dès lors croire sur parole pareille source ? Ce d'autant qu'un mémorandum de la CIA de la même année, mémo destiné à usage interne, niait tout lien entre l'agence et Clay Shaw en Italie et à propos du CMC.

Teigne warreniste
Dimanche 23 décembre 2001 à 20h44 #2000 Modification de ce message Citer ce message
Il Paesa Sera n'était qu'un organe de propagande financé par l'Union Soviétique et le KGB... Pas très fiable comme source....

So What
Lundi 24 décembre 2001 à 01h17 #2002 Modification de ce message Citer ce message
Il faut bien reconnaître que la plupart des recherches sur internet portant sur le CMC, Permindex ou Clay Shaw aboutissent sur les mêmes pages, qui elles même se nourrissent aux mêmes sources.

Cependant, il semble que le nom de la Permindex ait été évoqué au moins une autre fois en Italie, et ce dans les années 80 dans le cadre d’une enquête sur un gigantesque trafic international d’armes et de drogue, par le juge Carlo Palermo.

Sur internet, cette information est relayée par le site societacivile.it qui s’attache à défendre les juges antimafia et l’opération “Mani pulite” (mains propres) face aux attaques incessantes et le plus souvent antidémocratiques de Silvio Berlusconi.

Il s’agit d’un article sur les activités plutôt douteuses de Vittorio Emmanuele di Savoia, par ailleurs ancien membre de la loge P2 sous le numéro 516.

Mon italien plutôt sommaire ne me permet guère de saisir tout le sel de cette savoureuse biographie non-autorisée del Signor Savoia, néanmoins la phrase qui nous intéresse est fort aisée à traduire:
Del resto l'amministratore dei beni di Casa Savoia, l'avvocato Carlo D'Amelio, era presidente del Cmc, una filiazione della Permindex, che secondo il giudice Palermo era una «creatura della Cia, istituita per coprire i finanziamenti dei servizi segreti americani Cia-Fbi in Italia per attività anticomuniste».
Du reste, l’administrateur des biens de la Maison de Savoie, l’avocat Carlo D’Amelio était président du CMC, une filiale de la Permindex, qui comme l’a confirmé le juge Palermo était une «créature de la CIA pour couvrir et financer les services secrets américains en Italie dans leurs activité anticommunistes».
Storia del Signor Savoia - 2. Traffici internazionali d'armi

Il est certes possible qu’il s’agisse d’un ersatz de l’affaire de 67 surgissant dans les souvenirs de Palermo. Cependant en Europe et à fortiori en Italie, les juges antimafia savent se montrer suffisamment précautionneux pour ne pas avoir l’habitude de lancer de telles paroles en l’air.

A noter que Palermo ne put jamais finir son instruction sur ce fameux trafic puisque jugé trop dérangeant, il fut muté en 1984 de Trente à Trapani en Sicile. Et c’est ici qu’il fut pris pour cible d’un attentat à la voiture piégée le 2 avril 1985. Le juge y échappa par miracle mais sa femme et ses deux jumeaux furent tués dans l’explosion. Cela ne l’a pas empêché, quelques jours plus tard, d’inculper plusieurs gros promoteurs immobiliers de Catane impliqués dans un trafic d’héroïne. Enfin, en 1992, Palermo a été élu avec un record de voix pour la région de Trente, député italien du mouvement “antimafia” mené par le juge Di Pietro.
Interview (en italien) de Carlo Palermo

_________________

"Le collusioni purtroppo esistono non solo nella nostra storia passata, ma anche in quella più recente."
La collusion (entre services secrets et gangsterisme) n’existe malheureusement pas seulement dans notre histoire passée, mais aussi dans celle qui est plus récente.
(Carlo Palermo)

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