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La Commission Warren

Messages 0 à 20 sur 48 [ 0-1-2 ]

Tam
Dimanche 1er avril 2001 à 15h35 #38 Modification de ce message Citer ce message
Que pensez-vous de l'enquête menée en 1964 par le juge de la Cour Suprême des Etats-Unis et son équipe ? Ne pensez-vous pas que l'on puisse reprocher à l'enquête de s'être immédiatement focalisé sur Oswald au détriment de toute autre piste ? Sans tenir compte du devoir d'instruire également à décharge ? Pensez-vous que cette enquête a été menée honnêtement ?

PS: En tant que webmaster, et suite à certains messages m'indiquant qu'on croyait voir en moi un "conspi", je me contente de lancer des questions en essayant de ne pas intervenir dans le débat. Car ce site n'est pas conçu pour étayer une thèse au détriment des autres, mais pour tenter d'exposer TOUTES les théories et tous les documents disponibles (dans la mesure du possible). Tam.

Teigne warreniste
Mardi 3 avril 2001 à 04h14 #39 Modification de ce message Citer ce message
Cher Tam,

"conspi" est un diminutif pour "conspirationiste". Je ne crois pas que tu sois neutre. Tu as le droit d'avoir un biais pro-conspiration, et j'ai le droit d'avoir une préférence marquée pour les conclusions du rapport Warren .

Le plaisir, c'est d'argumenter, car du choc des idées, jaillit la lumière. Je ne veux surtout pas que tu sois neutre, sois partisan! J'ai énormément de plaisir à croiser le fer avec les conspis...

Tam
Jeudi 5 avril 2001 à 00h52 #46 Modification de ce message Citer ce message
Pas de problème, je ne l'avais pas pris mal ;-) Mais c'est vrai que je trouve plus intéressant de faire un site dont le contenu est ouvert aux hypothèses les plus diverses plutôt que de me contenter de développer celles que je privilégie. Je vais donc essayer de mettre dans ce site un contenu le plus neutre possible... je réserverai ma subjectivité au forum.

Je vais enfin avoir quelques jours devant moi pour améliorer le site... mais il faut aussi que je prépare le "déménagement" vers le nom de domaine que j'ai réservé chez mon nouvel hébergeur... beaucoup de boulot en perspective et une liste de tâches qui s'allonge !

Nicolas Bernard
Dimanche 27 mai 2001 à 22h12 #183 Modification de ce message Citer ce message
Concernant la Commission Warren, il a été démontré par Edward J. Epstein, dans son livre "Inquest" (trad. française : "Le Rapport Epstein", Laffont, 1966) qu'elle avait agi en ayant en tête la nécessité de charger au maximum Oswald et d'écarter toutes les autres pistes.

Par ailleurs, elle n'avait rien d'indépendant, étant entièrement soumise au bon vouloir des agences gouvernementales qu'étaient le FBI et la CIA. Les Commissaires n'ont pas profité de leurs prérogatives extraordinaires. Ils ne se sont guère investis, laissant le travail à des avocats (Rankin, Liebeler) ou au FBI. A noter que Rankin a fini par imposer la ligne de conduite de la Commission, au grand dam de Liebeler, qui a tenté de secouer un peu ses collègues, notamment en pondant un memorandum critique des travaux de la Commission (ledit mémo est reproduit dans l'ouvrage de William Reymond, "JFK. Autopsie d'un crime d'Etat") :

[ Lien Web ]

Mais il s'agissait de boucler l'affaire pour les élections présidentielles de 1964. La Commission se devait, non pas d'établir la vérité, mais de confirmer la culpabilité d'un individu qui avait eu le malheur de se faire descendre dans les locaux d'un commissariat de police deux jours après l'assassinat du Président des Etats-Unis (et celui d'un flic dans l'heure qui a suivi) dans des circonstances troublantes.

Les motivations des membres de la Commission apparaissent variées. Dans l'ensemble, ce qui a prévalu, c'est la volonté de ne pas faire de vagues, d'aboutir à une vérité bien rassurante, celle du tueur solitaire supprimé par un autre cinglé. D'autres, comme le Commissaire Allen Dulles, avaient la volonté de couvrir les responsabilités éventuelles de leurs anciennes maisons (CIA, FBI). Conclure à l'oeuvre d'un déséquilibré permettait d'exonérer les agences gouvernementales de toute responsabilité. En somme, en dépit de l'assassinat de Kennedy, jamais la démocratie américaine ne devait aussi bien fonctionner que ce 22 novembre 1963...

Teigne warreniste
Dimanche 27 mai 2001 à 23h23 #187 Modification de ce message Citer ce message
La Commission Warren fut établie par décret présidentiel et son but était ouvertement de mettre fin aux spéculations sauvages qui circulaient déjà une semaine après l'attentat.

L'idée d'établir une telle commission d'enquête ne venait pas de LBJ, mais de Nicholas Katzenbach, le bras droit de Bob Kennedy, LBJ se serait contenté d'une enquête texane, sous la gouverne de Waggoner Carr, attorney général du Texas. Katzenbach a convaincu LBJ que, compte tenu des implications potentiellement internationales de l'affaire, il importait que l'enquête soit sous juridiction fédérale.

Teigne warreniste
Lundi 28 mai 2001 à 00h19 #191 Modification de ce message Citer ce message
La nomination d'Allen Dulles fut strictement à titre honorifique. La présence de Dulles sur le panel n'apporta pas grand chose à la commission.

À partir de l'été 1964, Johnson utilisa Dulles (Dulles avait un certain prestige et n'avait jamais été associé aux Droits civiques dans le passé) pour convaincre les notables du Deep South d'adhérer à son programme des Droits Civiques, programme qui fut initié par Kennedy, mais qu'il ne put jamais mettre en pratique à cause de l'opposition féroce des politiciens ségrégationistes encore influents dans cette partie des USA. Johnson réussit finalement à établir le programme des Droits Civiques...

Dulles est mort au début de 1969 de pneumonie. Il souffrait, depuis un certain temps déjà, de la maladie d'Alzheimer.
Une anecdote racontée par Arlen Specter dans son livre; "Passion for Truth" me laisse croire que Dulles présentait des symptômes de l'Alzheimer au moment où il siégeait à la commission Warren.

Nicolas Bernard
Lundi 28 mai 2001 à 22h13 #217 Modification de ce message Citer ce message
D'accord sur les circonstances de la décision de Johnson. Encore que Katzenbach ne soit pas le seul à être intervenu. Johnson a eu également à écouter les conseils du Directeur du FBI, John Edgar Hoover, et d'Eugene Rostow, qui fut le premier, le 24 novembre 1963, à lui suggérer l'idée d'une commission présidentielle.

Voir à ce sujet le recensement des coups de fil passés par LBJ à ce sujet :

[ Lien Web ]

Katzenbach, adjoint de Robert Kennedy, et de fait Attorney General par interim du fait de la dépression de ce dernier, pondra un mémorandum le 25 novembre 1963 (le lendemain de la proposition Rostow), mémorandum appelé à connaître une certaine célébrité, en tout cas en son point 1 :

"L'opinion publique doit être assurée qu'Oswald était l'assassin, qu'il n'avait pas de complices qui seraient toujours en liberté et que les preuves de sa culpabilité sont telles qu'il aurait été condamné lors d'un procès."

Le mémorandum est reproduit in extenso in Reymond : "Autopsie d'un crime d'Etat", Flammarion, 1998, p. 99-100.

Pour le voir en version anglaise :

[ Lien Web ]

Il est vrai que Katzenbach conclut :

"Je crois cependant qu'il faut annoncer que l'ensemble des faits sera rendu accessible au public. Il faut absolument éviter toute spéculation de l'opinion publique ou une enquête du Congrès qui pourrait être gênante."

Katzenbach s'est expliqué ici :

[ Lien Web ]

Au fond, à le suivre, il était évident, en haut lieu, qu'Oswald était l'assassin... Ce qui est tout de même rapide pour se fonder une opinion (opinion qui sera élevée au rang de vérité officielle, et plus vite qu'on ne le croit) : Oswald a été abattu la veille, Kennedy et Tippit il y a deux jours.

Il est vrai, surtout avec l'assassinat d'Oswald, que les rumeurs les plus folles avaient commencé à courir, accusant pêle-mêle le KGB, Castro, le KKK, voire même... Johnson ! Ledit Johnson n'hésitait pas à accuser la CIA du coup, devant sa maîtresse. D'ailleurs, dans une interview donnée en 1969, il déclarerait qu'il croyait à un complot cubain...

Non, il fallait mettre fin aux rumeurs, qui pourraient aggraver la situation diplomatique et interne des Etats-Unis, à peine un an après la crise des fusées d'octobre 1962. Ainsi s'explique le mémo de Katzenbach, révélateur de la panique qui s'est emparée des institutions gouvernementales à cette époque.

Dulles n'était pas aussi "absent" que vous le suggérez. Avec Earl Warren et Gerald Ford, il sera le Commissaire qui montrera, disons, le plus de "zêle". Sans doute pour informer ses anciens collègues de la CIA. Ce qui a permis au chef du contre-espionnage américain, le paranoïaque James Jesus Angleton (pas très aimé de nos services secrets français, et pour cause : il les pensait infiltrés par le KGB au plus haut niveau), de donner quelques conseils à son patron, John McCone (nommé à la tête de la CIA par Kennedy), et J. E. Hoover...

Cf. [ Lien Web ]

Dulles allait tout faire pour défendre son ancienne maison, notamment vis-à-vis de l'affaire des photos représentant un prétendu Oswald (qui ne lui ressemblait en rien) à la sortie de l'ambassade cubaine de Mexico, photos fournies par la CIA et qui ont posé quelques problèmes à la Commission, au point qu'elle a exigé une meilleure coopération de la part de l'Agence. Ajoutons que dès le 5 décembre 1963, dès la première réunion de la Commission, Dulles allait remettre aux Commissaires une étude consacrée aux assassinats des Présidents américains, concluant à ce que cette catégorie particulière de meurtres ait été toujours l'oeuvre d'assassins isolés et plutôt mal dans leur peau... (cf. Reymond, op. cit., p. 97)

Dulles sera l'agent de liaison privilégié de la Commission avec la CIA. Exemple pas révélateur, mais exemple quand même :

[ Lien Web ]

Biographie de Dulles :

[ Lien Web ]

Teigne warreniste
Mardi 29 mai 2001 à 02h42 #219 Modification de ce message Citer ce message
Ford et Russell

Je crois que le deux commissaires qui ont donné le plus de fil à retorde à Warren furent Richard B. Russell et Gerald R. Ford
qui menacèrent de signer un rapport minoritaire.

Russell, ex-gouverneur de la Georgie et sénateur de cet État, était un vieil ennemi politique d'Earl Warren qui n'avait jamais pardonné à ce dernier un jugement de la Cour Suprême des États-Unis: le fameux jugement Brown de 1954, déclarant anti-constitutionnel la ségrégation raciale dans les établissements scolaires américains.

Pour ce qui est de Ford, il est de notoriété publique qu'il recevait hedbomadairement la visite de Cartha D. DeLoach, un adjoint d'Hoover. Ford et Russell furent à l'origine du choix de J. Lee Rankin comme conseiller en chef de la commission. Le choix original d'Earl Warren avait été Warren Olney, un ami, mais Olney fut jugé trop "anti-FBI" par Russell et Ford...

Nicolas Bernard
Mardi 29 mai 2001 à 13h22 #221 Modification de ce message Citer ce message
Russell était également un ami de Johnson. Il s'est néanmoins opposé avec force aux mesures antiségrégationnistes prises par ce dernier en 1964. Peut-être Johnson, en nommant Russell à la Commission, avait-il en tête l'idée de neutraliser un futur opposant en l'envoyant diriger une enquête fédérale sur ce que beaucoup qualifiaient de "crime du siècle" ?

En tout état de cause, c'est Russell qui battra le record du taux d'absentéisme. C'est encore Russell qui s'opposera avec le plus de vigueur aux conclusions du Rapport en 1964, au point qu'il refusera d'y apposer sa signature. A-t-il voulu exercer une ultime pression sur Johnson pour contrer l'entrée en application de la loi sur les droits civiques ? S'agit-il d'un caprice politique destiné à marquer son opposition à Earl Warren ? Ou bien doutait-il de la pertinence desdites conclusions ? Il faudra en tout cas "un coup de téléphone venu d'en haut" (Johnson ?) pour faire revenir Russell sur sa décision, au bout de deux jours. A ma connaissance, Russell ne s'est jamais véritablement expliqué sur cette volte-face.

Il faut dire que Russell désapprouvait la thèse de la balle magique et avait voulu que ce désaccord soit indiqué dans le Rapport, ne serait-ce que sous la forme d'une note de bas de page. Warren et les autres avaient refusé. Ajoutons à cela que les motivations de Russell concernant son refus de signer le Rapport concernaient justement, selon ses propres dires (en 1964), l'hypothèse de la balle magique. "Russell avait dit qu'il ne signerait pas un rapport concluant que les deux hommes [Kennedy et Connally, NDA] avaient été frappés par la même balle" (Epstein, op. cit., p. 183).

Le sénateur Cooper et le Représentant Boggs éprouvaient les mêmes doutes. Cooper : "Moi-aussi, je m'élève contre une pareille conclusion ; rien ne prouve que les deux hommes aient été frappés par la même balle." et Boggs : "J'avais les plus grands doutes à ce sujet." (Epstein, op. cit., p. 183-184).

Russell allait plus tard rejeter le Rapport qu'il avait pourtant signé, déclarant même en 1970 au Washington Post qu'il croyait à la thèse d'une conspiration. Boggs, Cooper, Ford, allaient également renier leur propre travail.

Je n'ai pas l'impression que Ford ait menacé de pondre un rapport minoritaire. Ford était favorable à la thèse de la balle magique et tout au long de la rédaction du Rapport, semble avoir manifesté de la bonne volonté pour concilier les désaccords. Si vous pouviez m'apporter des sources à ce sujet...

Pour ce qui est de la nomination de Rankin, McCloy (autre membre de la Commission, ancien haut-commissaire américain en Allemagne, où il a eu notamment à traiter la question des criminels de guerre nazis) a déclaré au cours d'un entretien avec Epstein que le premier choix de Warren avait été rejeté parce que la personne en question était "trop discutée". Epstein (p. 28): "Warren proposa alors J. Lee Rankin, ancien conseiller juridique du gouvernement fédéral des Etats-Unis, et 'immédiatement et unanimement' la Commission accepta la proposition."

Par qui Warren Olney a-t-il été rejeté ? Par Dulles. Et par Ford, utilisé par Hoover.

Cf. [ Lien Web ]

Et :

[ Lien Web ]

La CIA - via Dulles - et le FBI - via Ford - se sont opposés à sa nomination, justement parce qu'Olney n'était pas assez "compréhensif" à l'égard de ces agences gouvernementales.

Teigne warreniste
Jeudi 31 mai 2001 à 02h04 #253 Modification de ce message Citer ce message
Img/impeachwarren.jpeg

On est familier avec les fameux tracts "Wanted for Treason" représentant JFK de face et de profil. Mais combien savent qu'Earl Warren était la tête de turc de la John Birch Society depuis sa création en 1957 ?

Nicolas Bernard
Jeudi 31 mai 2001 à 03h21 #259 Modification de ce message Citer ce message
Cela n'a pas empêche Earl Warren, qui reste l'un des plus grands présidents de l'Histoire de la Cour Suprême américaine, d'user lui aussi de l'anticommunisme du temps où il était gouverneur de Californie.

Cela dit, la John Birch Society accusait bien des gens d'avoir été des agents communistes : Eisenhower, Dulles... Kennedy, naturellement, était l'un des pires.

A noter que Warren a bien failli devenir Vice-Président, lors de l'élection présidentielle américaine de 1948, au cours de laquelle Truman a battu d'extrême-justesse le Républicain Dewey, dont Warren était le co-listier. Il s'attendait à obtenir la nomination à la candidature pour le poste suprême en 1952, mais c'est Eisenhower qui l'emporta. Ike le nomma Président de la Cour suprême l'année suivante. Finalement, les membres de la John Birch Society l'avaient échappé belle...

Teigne warreniste
Jeudi 31 mai 2001 à 03h40 #260 Modification de ce message Citer ce message
C'est le juge Warren qui a mis fin à la chasse aux sorcières en 1958, en invalidant certaines dispositions du Smith Act, s'attirant les foudres des milieux anti-communistes.

Désormais, il ne suffisait plus de prouver qu'un individu était communiste pour le reconnaître coupable de "complot pour renverser le gouvernement des États-Unis par la force", il allait falloir prouver qu'un suspect était coupable d'un tel complot.

En 1958, Earl Warren réussit à faire l'union sacrée des forces d'extrême-droite contre lui: les ségrégationistes qui furent lésés par le jugement Brown de 1954, et les anti-communistes qui ne digérèrent pas le jugement de 1958 invalidant le Smith Act.

Teigne warreniste
Jeudi 31 mai 2001 à 03h46 #261 Modification de ce message Citer ce message
La victoire d'Harry Truman aux élections de 1948 pris tout le monde par surprise. Le ticket Républicain Thomas Dewey-Earl Warren semblait vraiment parti pour une victoire écrasante contre les Démocrates.

Teigne warreniste
Jeudi 31 mai 2001 à 04h30 #264 Modification de ce message Citer ce message
Monsieur Bernard laisse entendre qu'Earl Warren était un "anticommuniste" notoire quand il était gouverneur de la Californie...

Le seul épisode "anticommuniste" connu de la vie d'Earl Warren, concerne l'époque où il était district attorney du county d'Alemeda. et qu'il fut appelé à enquêter sur le meurtre d'un officier de la marine marchande. Les suspects se trouvaient être des membres de l'Union Internationale des Gens de Long-Court, un syndicat de marins noyauté d'éléments communistes. Les communistes n'ont jamais pardonné à Warren son zèle à trouver les coupables.

Politiquement, Warren était un Républicain progressiste, et avait la réputation d'être élu avec du vote bipartisan.

William
Jeudi 31 mai 2001 à 05h55 #265 Modification de ce message Citer ce message
Pierre,

je suis assez d'accord avec l'analyse de Nicolas, surtout lorsque tu la replaces dans le contexte politique de l'Amérique de l'après-guerre. Et puis, si tu t'interesses à Earl Warren au temps de son mandat en Californie, tu dois absolument creuser sur qui furent ses soutiens politiques et financiers de l'époque. Et là, je te promets une ENORME surprise.

Teigne warreniste
Jeudi 31 mai 2001 à 06h26 #269 Modification de ce message Citer ce message
Earl Warren, alors qu'il était gouverneur de Californie, fut si "réactionnaire", qu'il a failli y établir l'assurance-maladie universelle sur le modèle des pays scandinaves. Si ce n'avait été de l'opposition obstinée de la California Medical Association, qui y voyait une mesure de communisme, la Californie aurait été engagée sur la voie de la Social-Démocratie, a une époque où l'Amérique chassait encore les sorcières....

Nicolas Bernard
Jeudi 31 mai 2001 à 16h03 #278 Modification de ce message Citer ce message
"Méchant Boris",

Je n'insinue pas que Warren aurait été anticommuniste notoire, ou si vous préférez un obsédé de la lutte antirouge - je me demande bien quel intérêt j'aurais à insinuer pareille thèse, puisqu'elle est sans réel rapport avec le meurtre de Kennedy.

Je disais simplement que Warren a également usé de l'anticommunisme à l'époque où il était gouverneur de Californie. C'est parfaitement normal : au début des années 50, personne ne pouvait être neutre. Qui n'était pas anticommuniste, ou du moins qui ne manifestait pas d'opinion anticommuniste était justement soupçonné... de communisme. McCarthy a été un temps soutenu par Nixon... et Robert Kennedy. Même John Kennedy a manifesté des opinions anticommunistes.

Je voulais simplement apporter des précisions sur le caractère infondé de l'accusation de la John Birch Society. Warren a, comme les autres, dénoncé le péril rouge. Même si dans le même temps, il menait une politique que l'on pourrait qualifier, avec le recul, de "progressiste" dans son Etat, pourtant également gangrené par le maccarthysme. Warren avait même intérêt à se poser en anticommuniste, afin de faire taire les critiques que poserait son programme.

C'est Kennedy qui a fort bien résumé ce problème dans un discours du 18 novembre 1961 : "[certaines franges de notre société] confondent Parti Démocrate et Etat-Providence, Etat-Providence et Socialisme, Socialisme et Communisme."

Cf. [ Lien Web ]

Teigne warreniste
Vendredi 1er juin 2001 à 03h43 #290 Modification de ce message Citer ce message
Earl Warren a été gouverneur de la Californie de 1943 à 1953 et fut un homme politique populaire qui n'avait pas eu besoin de recourrir à la démagogie pour rester au pouvoir. Il appartenait à la branche "progressiste" du parti Républicain [il fut un partisan de Robert LaFolette]

Ce n'est qu'après qu'il soit devenu Juge en chef de la Cour Suprême des États-Unis, qu'il est devenu un personnage contreversé. Particulièrement, la droite, pure et dûre.

Teigne warreniste
Vendredi 1er juin 2001 à 04h07 #291 Modification de ce message Citer ce message
Quand Eisenhower a nommé Earl Warren comme juge en chef de la Cour Suprême, ce fut par accident, Il lui avait promis le premier siège qui s'ouvrirait à la Cour Suprême, et le premier siège qui se libéra fut celui de juge en chef...

On croyait, que compte tenu de son passé de district attorney et d'attorney général de la Californie, que Warren serait un candidat du Law and Order. Sa nomination à la Cour Suprême, eut l'effet contraire. De 1953 à 1969, la Cour qu'il présida, rendit des jugements qui eurent des effets notables sur la société américaine.

En 1968, Richard Nixon, candidat de la "majorité silencieuse", fit sa campagne en promettant de remplacer celui qu'on accusait d'être à l'origine de tous les maux de la société; émeutes raciales, désobéissance civile, criminalité en hausse,
et Dieu sait quoi. Earl Warren et sa Court étaient devenus responsables de tout ce qui n'allait pas dans la société.

En 1969, Earl Warren offrit sa démission à Nixon qui s'empressa de l'accepter...

ebony
Lundi 4 juin 2001 à 15h25 #447 Modification de ce message Citer ce message
Pour en revenir à la question initiale, je pense que la comission Warren n'était pas une mauvaise idée. je pense même qu'une telle comission, chargée de coordonner toutes les enquètes, était indispensable.

Cela dit, si dans le fond c'était nécessaire, c'est vrai que dans la forme cette comission a été très mal géré. Trop de rapport avec le FBI et la CIA, l'exploitation de certaines pistes par rapport à d'autres, et surtout l'acceptation de thèse farfelue comme celle d'Alan Specter, font que cette comission donne trop l'impression d'être seulement là pour enfoncer les clous du cercueil d'Oswald.

Il est clair que les membres de cette comission ne se sont penchés (ou n'ont du se pencher) que sur la culpabilité d'Oswald et la théorie du tireur solitaire. C'est pour ça que seul les documents acréditant leur thèses ont été retenues et que toutes les autres ont soit été modifiés soit été écartés.

Ainsi pour les coups de feu, tant de témoignages, pris quelques minutes après les coups de feu désigne le grassy knoll comme l'un des points de tir. AU final, on concluera que les tirs sont partis du Depository.
Finalement le plus troublant c'est la fameuse théorie de la balle magique. En effet, je ne cherche pas à savoir si c'est possible ou non (bien que personellement je n'y crois pas plus qu'au Père Noël) mais il est clair que les recherches pour aboutir à cette théorie ont été guidées par le fait que le tireur devait se trouvait dans le Depository, car cette solution parait quand même bien alambiquée. Pourquoi à ce moment ne pas chercher une autre solution, impliquant le fait que le tireur pouvait ne pas se trouver au Depository, voire qu'il n'était pas tout seul ? Au contraire ils ont présenté une trajectoire de balle et une seule, qui ne concorde pas avec la plupart des témoignages et qui ne correspond pas non plus au différentes blessures. En effet, je ne souhaite pas entrer dans la polémique des résultats de l'autopsie truquée, mais je me base seulement sur la blessure au poignet de Conally.

Bref, la comission Warren était une très bonne idée sauf que personne n'avait alors envie de faire une enquête sur les vrais coupables de la mort de Kennedy, mais seulement de prouver que le coupable était Oswald et ce au prix de la sélection des preuves. Dommage :-(

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