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Cuba si ! Castro no ?!

7 messages

So What
Dimanche 9 décembre 2001 à 01h09 #1946 Modification de ce message Citer ce message
Le 13 mars 1962, Le Général Lyman L. Lemnitzer, chef d’état-major interarmes of the USA propose au “Groupe spécial élargi” chargé de l’Opération Mangoose, la planification d’une série d’attentats terroristes visant des intérêts américains, en dehors mais aussi sur le sol des Etats-Unis, dans le but de mobiliser l’opinion publique contre Fidel Castro et ainsi justifier une intervention directe de l’armée américaine à Cuba.

Appelé “Opération Northwoods”, ce plan, en grande partie formalisé par le général William H. Craig, est totalement rejeté par les autres membres du comité, en particulier par Robert Kennedy et Robert McNamara. A la suite de cette discussion, très animée et fort peu amicale selon une rumeur d’ailleurs plus ou moins démentie par l’article de David Ruppe, le Général Lemnitzer aurait demandé la destruction de tous les documents relatifs à ce plan mais Robert McNamara a conservé la copie du mémo qui lui fut remis.

Aujourd’hui déclassifié, ce document est consultable en annexe 9 de “Mafia S.A”

Sur Internet, il est disponible sur le site du National Security Archive:
Télécharger le document en entier au format PDF
Lire les principaux extraits au format html

Friendly Fire: L’article de David Ruppe publié sur ABC-News.com
L’article de David Ruppe en version française

Certes, je suis mauvaise langue. Tout ceci semble bien loin de l’attentat de Dallas puisqu’en dépit du risque de faire de nombreuses victimes parmi les citoyens américains, l’on peut tout de même remarquer qu’aucune de ces actions terroristes n’avait jamais eu l’intention de s’attaquer au premier d’entre eux... ;-)

Teigne warreniste
Dimanche 9 décembre 2001 à 03h51 #1947 Modification de ce message Citer ce message
C'est un secret de Polichinelle que les États-Unis de Kennedy n'avaient jamais abandonné l'idée d'envahir Cuba et de renverser Castro après l'échec de la Baie de Cochons... Et Castro le savait, c'est lui qui avait demandé aux Soviets d'installer leurs missiles à Cuba dans le but de dissuader les Américains d'envahir son "paradis" communiste...

Saviez-vous que les Américains ont jonglé avec l'idée de vaporiser Cuba avec des agents "incapacitants" [Q fever, VEE virus] durant la Crise des missiles d'octobre 62 ???

So What
Lundi 10 décembre 2001 à 01h21 #1951 Modification de ce message Citer ce message
Une vieille habitude warenniste sans doute... mais une fois encore, Méchant Boris, vous avez l’art de détourner le propos.

A aucun moment, l’Opération Nortwoods ne parle de s’en prendre directement aux cubains castristes mais au contraire d’attenter à la sécurité et à la vie de citoyens américains, civils et militaires (en plus de s’en prendre aux réfugiés cubains anti-castristes alliés), et ce afin de créer les conditions psychologiques d’une invasion américaine à Cuba.

A propos d’octobre 62, c’est en effet à la suite de la crise des missiles que le Général Lemnitzer fut relevé de ses fonctions de Chef d’etat-major interarmes des Usa, pour être muté, courant novembre, au commandement des forces américaines de l'OTAN en Europe. Un poste prestigieux certes, mais pas vraiment une promotion...

Mais il est croustillant de constater (ou ça fait froid dans le dos, c'est selon), qu’aujourd’hui les faucons de l'Armée Rouge donnent plutôt raison aux faucons du Pentagone:

A la question de Sorensen:
"Que se serait-il passé si Kennedy avait retenu le mauvais conseil de son Chef d'Etat-major interarmées et de son ancien secrétaire d'État Dean Acheson et avait décidé d'attaquer Cuba? Les Soviétiques auraient pu utiliser leurs missiles avant qu'ils ne soient détruits et nous ne serions pas là aujourd'hui".
Le Général Mikhail Titov, chef de l'état-major de commandement des forces armées russes à Cuba en 1962, répond:
"Kennedy nous a sauvé la vie. Notre commandement à Cuba n'avait pas autorité pour utiliser des engins nucléaires même si les Américains avaient attaqué. Lorsque la crise des missiles s'est développée le Kremlin a même supprimé le droit d'utiliser des armes nucléaires tactiques. Si nous avions été attaqués, nous aurions commencé par appeler Moscou. Le temps que des instructions concrètes nous soient transmises, si tant est qu'il y en ait eues, l'offensive aérienne aurait anéanti tous nos missiles."
Réaction commune d’anciens vétérans, américains et russes, protagonistes de la Crise des missiles après le visionnage du film “Treize jours”

De quoi donner bien des regrets au fameux Général Edwin A. Walker, plus célèbre aujourd’hui pour avoir été bêtement loupé par Oswald que pour son éviction de l’armée en 1961 causée par un actif prosélytisme raciste et d’extrême droite au sein des armées américaines. Par la suite, Walker fut accusé de conspiration, insurrection et rébellion par RFK et lors de l’enquête diligentée par le Sénat conduite par Albert Gore, le Général Lemnitzer fut largement soupçonné par les sénateurs d’appartenir au même réseau que la cible ratée préférée de Lee Harvey. Mais cela n'a jamais pu être prouvé...

Teigne warreniste
Lundi 10 décembre 2001 à 02h33 #1952 Modification de ce message Citer ce message
Comme à l'habitude, So What a tendance à sauter aux conclusions rapidement...

Si So What avait lu le préambule du document auquel il fait référence [Justification for a military intervention in Cuba - 03/12/62] il aurait compris que tous ces palabres de la part des USA ne visaient qu'à justifier une "intevention" américaine à Cuba: c'est-à-dire une invasion pure et simple de Cuba par les troupes américaines.... comme l'affaire du Tonkin à l'été 1964 servira plus tard à justifier une intensification de l'effort de guerre US au Vietnam...

Nicolas Bernard
Mardi 11 décembre 2001 à 01h26 #1956 Modification de ce message Citer ce message
Quand j'ai pris connaissance de ce document, je n'y ai pas cru. Très honnêtement. J'en avais lu, des dégueulasseries commises par le gouvernement américain ou certaines de ses officines (protection accordée aux criminels de guerre nippo-nazis présentant quelque utilité dans le cadre de la Guerre Froide, tests au LSD opérés sur des cobayes humains au consentement vicié, coups tordus de la CIA, du FBI, de la NSA, et autres "plombiers", Watergate, affaire Silkwood...). Mais ce document va plus loin. En fait, on franchit allègrement les limites de l'écoeurement. Que des généraux américains aient sérieusement envisagé de tels actes-prétextes allant jusqu'à la menée d'une campagne terroriste à l'encontre de Cubains réfugiés aux Etats-Unis et d'Américains laisse coi. Tout simplement. Sans voix. On se croirait une fois de plus à une époque où les nazis avaient encore besoin de simuler l'attaque d'un poste-frontière allemand par des SS déguisés en soldats polonais pour justifier l'invasion du voisin. Voir à ce sujet :

[ Lien Web ]

La lecture de l'annexe à l'appendice des dispositions A est un véritable cauchemar. Un seul exemple : "Nous pourrions développer une campagne de terreur des communistes cubains dans la zone de Miami, dans d'autres villes de Floride et même à Washington." Et les termes désignant une opération de type "Souvenez-vous du Maine", référence à un navire américain coulé avant la guerre hispano-américaine, casus belli qui aboutira à un conflit désastreux pour la Couronne espagnole. Et ainsi de suite. Und so weiter.

Je vois dorénavant d'un autre oeil ces généraux américains que l'on retrouvera bien, pour la plupart, liés de près ou de loin aux événements de novembre 1963. Si certains d'entre eux ont été capables d'imaginer un tel plan d'action pour justifier une invasion de Cuba, ce constat ouvre de fort lointains horizons concernant l'assassinat de Kennedy. Avant cela, j'étais plutôt prêt à les dédouaner de toute intervention, directe ou indirecte, dans le complot qui a abouti à l'exécution de JFK. Maintenant...

Méchant Boris, vous qui parlez de "palabres" (!), je ne vois franchement pas 1/où So What n'aurait pas compris que ces discussions de la part des officiers ne visaient qu'à justifier une "intevention" américaine à Cuba" (car si vous aviez lu son message introductif, vous y verriez une certaine phrase, au début du message, si, si, allez voir) et 2/ce que ça change. Bien évidemment, un tel programme ne correspondait nullement à une explosion gratuite de sadisme de la part de vétérans de la Deuxième Guerre Mondiale.

Pour ce qui est de Cuba, un livre excellent, universitaire, fourmillant de révélations, "One Hell of a gamble", de Aleksandr Fursenko et Timothy Naftali, permet de mesurer à quel point les Soviétiques ont failli se laisser entraîner dans le conflit. Si Khrouchtchev a imposé, contre l'avis de certains de ses conseillers, le contrôle total par le Kremlin des armes nucléaires soviétiques basées à Cuba, c'est précisément pour éviter une riposte qu'aurait pu mener de son propre chef le général Pliyev, chef de la mission militaire de l'Armée rouge dans l'île castriste. Cela dit, lorsque le U-2 du capitaine Rudolf Anderson a été abattu (27 octobre 1962), sur décision unilatérale prise par deux membres de l'état-major de Pliyev, sans l'accord de ce dernier ni celui du Kremlin, ce dernier a flippé grave. Grave. Grave de chez grave. Car tous avaient compris que les Américains tenaient là leur prétexte pour envahir Cuba. Alors que dans la matinée du 28 octobre les leaders soviétiques avaient prévu de confier à Pliyev la possibilité de se défendre par lui-même, le message de Kennedy acceptant le deal "les USA retirent leurs missiles de Turquie si l'URSS fait de même pour les siens basés à Cuba" parvint miraculeusement au même moment, permettant à Khrouchtchev de réaliser que Kennedy était décidé à sauver la paix, sans toutefois lâcher la pression.

Si les Américains avaient laissé tomber toute possibilité de négociation, comme le suggéraient des militaires genre Curtis LeMay, les Soviétiques auraient été dans la possibilité de réagir directement et sans attendre à une invasion. Des missiles nucléaires soviétiques auraient sans doute pu survivre au raid américain tel que prévu par l'USAAF. Et n'oublions pas que pour accueillir les marines, les Soviéto-Cubains disposaient d'armes nucléaires tactiques... Une invasion aurait tourné au bain de sang. Sans parler de l'annihilation de l'URSS et de quelques raids nucléaires sur les grandes métropoles américaines.

Teigne warreniste
Mardi 11 décembre 2001 à 01h49 #1958 Modification de ce message Citer ce message
Le document du 12 mars 1962 [document pdf] illustre bien la stratégie américaine à propos de Cuba... On était prêt à monter une série de faux incidents visants à discréditer Castro et son régime sur le plan international, dont une réédition moderne de l'"incident du USS Maine" dans la baie de Guantanamo.... Le but de toute cette cabale visait à justifier une "intervention" américaine sur le territoire de Cuba... avant que Cuba ne fusse en mesure de conclure un accord de défense avec l'URSS...

So What
Jeudi 13 décembre 2001 à 02h00 #1963 Modification de ce message Citer ce message
Il ne s’agit pas d’une série de faux incidents mais d’une série de vrais attentats agrémentée de rumeurs frauduleuses et de propagandes manipulatrices digne des pires régimes totalitaires. A moins que Méchant Boris n’imagine, dans son ineffable candeur, que l’on puisse développer une campagne de terreur à Miami uniquement “en palabrant”, que l’on fasse sauter un navire de guerre américain dans la baie de Guantanamo uniquement “en simulant” comme à Hollywood ou Disneyland ou bien que l’on multiplie les sabotages dans la base de Guantanamo, avant de la bombarder au mortier si besoin, sans causer de graves dommages humains...

Les points 7 et 8, l’addition de détournements d’avion réels à un détournement virtuel suivi de l’explosion d’un drone, illustre parfaitement le manichéisme de ce plan. Tout aussi révélateur est le point 5 visant à impliquer dans le conflit un pays-tiers, membre par ailleurs de l’Organisation des États Américains, l’OEA ou l’OAS en anglais, dont les Usa ont fait éjecter Cuba moins de deux mois auparavant pour incapacité à respecter une charte se donnant le but de «parvenir à un ordre de paix et de justice, maintenir la solidarité entre ses membres, renforcer leur collaboration et défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance» !

Le lien de Nicolas Bernard avec le coup de Gleiwitz dit “Opération Himmler” est particulièrement pertinent car d’après ce que j’ai lu, Lyman Lemnitzer qui aurait participé avec Allen Dulles aux négociations secrétes d’Ascona en 44 visant à la capitulation allemande, se serait particulièrement distingué dans le retournement puis l’exfiltration de nazis et de criminels contre l’humanité, notamment vers l’Amérique du Sud.

Quant aux conclusions rapides, je rappelle à Méchant Boris que c’est l’apanage du DPD et du FBI d'en avoir tiré si facilement le 22 novembre 63 dans leur accusation contre Oswald. D'ailleurs, si ce n’avait pas été le cas, nous n’aurions aucune raison d’en discuter depuis 38 ans.

Ce document - Justification for a military intervention in Cuba - ne permet aucune conclusion hative mais plutôt de restituer le contexte et l’ambiance d’une époque où beaucoup, pas seulement dans la mafia, avaient pété les plombs sur la question cubaine. Et d’après James Bamford dans son livre “Body of secrets”, ces charmants généraux ont même envisagé de pulvériser le vaisseau Mercury de John Glenn lors d’un voyage orbital ! Avis perso bien sur... mais que ce soit Glenn dans l’espace ou bien Jack à Dallas, ils avaient tous les deux “l’étoffe des héros”.

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