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Citations de Tam

Messages 0 à 20 sur 35 [ 0-1 ]

Teigne warreniste
Mercredi 29 août 2001 à 04h26 #1156 Modification de ce message Citer ce message
Une des citations de Tam est celle-ci:

Citation:
"Après demain, ces maudits Kennedy ne me gêneront plus jamais ! Ce n'est pas une menace, c'est une promesse."

Lyndon Johnson, 21 novembre 1963


Pourrais-je savoir d'où Tam a sorti cette perle?

William
Mercredi 29 août 2001 à 05h28 #1157 Modification de ce message Citer ce message
D'une interview que j'ai fait avec Madeleine Brown, une des maitresses de LBJ.

William
Jeudi 30 août 2001 à 04h19 #1165 Modification de ce message Citer ce message
Avant de me confier ses souvenirs sur LBJ et l'assassinat de JFK pour mon livre puis une longue interview avec Le Figaro, Madeleine a écrit un petit livre tres personnel sur sa romance avec LBJ. Le titre est Texas in the morning et au dernière nouvelles, le conspiracy museum de Dallas en vendait des exemplaires dédicacés ( conspiracymuseum.com). Madeleine vit toujours à Dallas mais est malheureusement très malade. Voici pour les anglophones sa version de la nuit du 21 novembre 1963 :
On Thursday night, Nov. 21, 1963, the last evening prior to Camelot's demise, I attended a social at Clint Murchison's home. It was my understanding that the event was scheduled as a tribute honoring his long time friend, J. Edgar Hoover, whom Muchison had first met decades earlier through President William Howard Taft, and Hoover's companion and assistant, Clyde Tolson.

The impressive guest list included John McCloy, Richard Nixon, George Brown, R. L. Thornton, H. L. Hunt, and a host of others from the 8F group.

The jovial party was just breaking up when Lyndon made an unscheduled visit. I was most surprised by his appearance, since Jesse had not mentioned anything about Lyndon's coming to Clint's. With Lyndon's hectic schedule, I never dreamed he could attend the big party. After all, he had arrived in Dallas on Tuesday to attend the Pepsi-Cola convention.

Tension filled the room upon his arrival. the group immediately went behind closed doors. A short time later Lyndon, anxious and red-faced, re-appeared.

I knew how secretively Lyndon operated. Therefore, I said nothing...not even that I was happy to see him. Squeezing my hand so hard it felt crushed from the pressure, he spoke with a grating whisper--a quiet growl into my ear not a love message, but one I'll always remember. "AFTER TOMORROW THOSE GODDAMN KENNEDYS WILL NEVER EMBARRASS ME AGAIN--THAT'S NO THREAT--THAT'S A PROMISE."

I visibly trembled. He said nothing else, but was off in a flash to join a party at Pat Kirkwood's "Cellar Door," an after-hours night club in Fort Worth.

It was at that same club that night where many of President Kennedy's Secret Service detail stayed as late as 4 a.m. No wonder they were so slow to react a few hours later when the shots rang out in Dealey Plaza.

I woke up early on November 22, 1963, excited about the big day crammed full of activities. I had a meeting scheduled for 11:30 a.m. with some of Dallas' influential Democrats to finalize the Austin fund raiser.

As I was packing my automobile, Lyndon surprised me again with a phone call from the lobby of the Texas Hotel. It was evident that the tone of fury in his voice from last night had not dissipated. I had barely eked out the words, "About last night..." when his rage virtually went ballistic. His snarling voice jolted me as never before--"THAT SON-OF-A-BITCH CRAZY YARBOROUGH AND THAT GODDAMN FUCKING IRISH MAFIA BASTARD, KENNEDY, WILL NEVER EMBARRASS ME AGAIN!"

Denis Morissette
Jeudi 30 août 2001 à 05h47 #1167 Modification de ce message Citer ce message
Mrs. Brown a fait cette déclaration pour la première fois en 1988 pour le documentaire "The men who killed Kennedy". C'est un documentaire de 6 heures.

Teigne warreniste
Jeudi 30 août 2001 à 23h48 #1169 Modification de ce message Citer ce message
Si Madeleine Brown est le prototype de la péripatéticienne de luxe Texanne, alors les belles femmes doivent être rares là bas... Pauvre LBJ, il devait être en manque pour recourir aux services de madame Brown...

Denis Morissette
Vendredi 31 août 2001 à 04h19 #1176 Modification de ce message Citer ce message
Trop laide la Madame Brown? Mais Pierre, tu sais bien que l'amour est aveugle!

Teigne warreniste
Vendredi 31 août 2001 à 04h32 #1177 Modification de ce message Citer ce message
Moi, je ne me ferais même pas faire une **** par elle... :-D

William
Vendredi 31 août 2001 à 05h27 #1178 Modification de ce message Citer ce message
S'il y avait un championnat du monde du mauvais gout, ce soir nous aurions deux champions ex-aequo du côté du Canada, record du monde à l'appui.
Denis, Pierre, un peu de respect pour une dame âgée ! "Péripapéticienne", "trop laide pour faire l'amour", "même pas une pipe" dixit Pierre Carbonneau, la liberté d'expression offerte par internet et l'space mis à notre disposition par Tam ne doit pas servir d'excuse à ce genre de messages odieux et indigne de vous.
Juste pour information, en 1948, lorsque Madeleine tomba amoureuse de LBJ, elle était une jeune et jolie jeune fille de la bonne société texane.
Il y a deux jours j'étais fatigué, aujourd'hui je suis dégouté.

Teigne warreniste
Vendredi 31 août 2001 à 12h50 #1179 Modification de ce message Citer ce message
Disons, pour résumer, que je doute que LBJ ait eu si mauvais goût... En 1963, LBJ, en bon sugar daddy aurait eu surement les moyens de se taper des "p'tites jeunes"... comme les Kennedy, père et fils.

William
Vendredi 31 août 2001 à 17h17 #1180 Modification de ce message Citer ce message
Pierre,

faire preuve de goujaterie est une chose ( et ce n'est pas les corrections effectuées après coup qui effacent la première intention), mais faire preuve d'ignorance tout en tirant des conclusions et les proposant à la lecture de tous est bien plus grave.
Madeleine Brown fut une des multiples maîtresses de LBJ dont les frasques sexuelles n'ont rien à envier à celles plus glamour et publiques de John Kennedy. A ce sujet, je te renvoie au colossal travail du biographe Robert Caro.
Dans cette mutlitude de filles texanes à sa disposition, Madeleine figure comme une exception. Non pas qu'elle et Johnson aient échangé plus que de brefs et passionnés ébats sur l'oreiller. En effet Madeleine est très honnète sur son histoire avec LBJ et reconnait que si elle a été amoureuse du texan, ce sentiment n'était pas partagé et que bien souvent les seules relations partagées étaient sexuelles. Ce qui fait la spécificité de Madeleine c'est sa durée dans la tribu de courtisanes. Elle a connu LBJ en1948, où je le repète elle était jeune et jolie, et l'a rencontré pour la dernière fois quelques mois avant son décès en 1971. Autre élément documenté par un échange de correspondance, la "pension" versée par Jerome Ragsdale, un homme de paille de LBJ, à Madeleine et ce jusqu'au décès de Johnson. De l'argent qui servait-dixit Madeleine- à couvrir les frais de l'éducation de l'enfant illégitime qu'elle avait eu avec le futur président.
Ce dernier point n'a jamais été prouvé. Steven, le fils de Madeleine, est décédé au début des années 80 alors qu'il menait une procédure en reconnaissance de paternité.
Je sais, Pierre, rien de cela n'est dans le rapport Warren, mais supporter les conclusions erronnées de ce document ne libère pas de la charge de travail et de documentation qu'impose l'étude de l'assassinat de John Kennedy.

William

Teigne warreniste
Samedi 1er septembre 2001 à 01h43 #1183 Modification de ce message Citer ce message
Qu'il y ait eu des conflits de personnalités entre LBJ et Bobby Kennedy, c'est un fait... Mais de là à insinuer que LBJ a souhaité, ou même orchestré la mort de JFK, c'est un pas que je ne franchi pas. Je ne crois pas Madeleine Brown là dessus!

LBJ, contrairement à Nixon, n'était pas un homme à s'accrocher au Pouvoir, et il l'a bien prouvé en ne se représentant pour un deuxième mandat aux présidentielles de 1968.

William
Samedi 1er septembre 2001 à 02h35 #1184 Modification de ce message Citer ce message
Attends, la question n'était pas de savoir si Madeleine dit la vérité ou pas, mais de savoir si elle peut être un témoin crédible. Et là, il faut avouer que oui. Ensuite à chacun d'estimer si les accusations qu'elle porte contre LBJ sont fondées ou pas. Mais, pour l'instant, dans l'absence d'autres preuves, elles restent simplement une piste à suivre.
Si LBJ n' a pas souhaité se representer en 1968, cela ne tient pas à sa soif de pouvoir, grandement illustré par une unique et entière carrière à Washington, mais à différents facteurs dont :
- le bourbier vietnamien et la chute de popularité ainsi que les mouvements de contestations l'accompagnant
- la division au sein du Parti démocrate avec le risque d'une investiture à RFK
- les déces des financiers historiques de Johnson
- des problèmes cardiaques graves
- des troubles psychologiques inquiétants

Teigne warreniste
Dimanche 2 septembre 2001 à 16h25 #1200 Modification de ce message Citer ce message
Si LBJ s'était représenté en 68, il aurait été élu à "haut la main". C'est précisément parce qu'il ne s'était pas représenté que Bobby Kennedy a décidé de tenter sa chance...

La "majorité silencieuse", celle qui vote aux élections, était plutôt conservatrice et un vent de ras-le-bol a porté Richard Nixon au Pouvoir avec un victoire éclatante...

Non, LBJ n'était pas homme a s'accrocher à tout prix au Pouvoir. Il a cédé aux pressions d'une minorité d'activistes qui faisaient plus de bruit qu'autre chose, et qui donnaient erronément l'impression que l'"Amérique de LBJ était au bord du goufre".

Une chose m'étonne, c'est que l'agitation de la Gauche qui en 1968 a balayé la plupart des démocraties occidentales, était apparue en même temps que la répression de "Printemps de Prague" par les troupes du pacte de Varsovie... Un hasard?

Nicolas Bernard
Dimanche 2 septembre 2001 à 17h22 #1201 Modification de ce message Citer ce message
Johnson aurait-il pu être réelu "haut la main" en 1968 ? Certainement pas. La chute de popularité du Président était indéniable. La guerre du Vietnam en était la cause : loin d'être une banale opération de police, elle avait tourné au bourbier. Sans parler du fait qu'elle avait miné le projet de Johnson d'instauration d'une Grande Société, plus riche, plus égalitaire. Le déficit de la balance des paiements n'avait jamais été aussi élevé en vingt années de politique budgétaire, et le Congrès bloquait les hausses d'impôts.

L'offensive vietcong dite du "Tet" a découragé bien des Américains, d'autant que le général Westmoreland réclamait après ces durs affrontements des renforts toujours plus nombreux. Des exigences qui passeraient mal : les militaires n'avaient-ils pas annoncé depuis des mois sinon des années la fin de la guérilla vietcong pour la semaine suivante ?

Cette crise militaire aboutirait à une crise politique doublée de l'aggravation de la crise sociale (cf. minorité noire). La "Nouvelle Gauche" américaine, conglomérat d'authentiques socialistes, d'antiracistes, de pacifistes, d'opportunistes, menait la "révolte". Les campus universitaires s'étaient enflammés.

A toutes ces difficultés (enlisement vietnamien, mutations sociales, contestation étudiante, tensions raciales), quel meilleur bouc-émissaire que Johnson ?

Ce dernier, en 1968, était un homme usé. Il ne se sentait plus en bonne santé physique pour effectuer un second mandat, redoutant les ennuis cardiaques. Le parti démocrate était divisé entre plusieurs factions dont le seul point commun était de rejeter toute nouvelle canditature de LBJ. Le candidat démocrate Eugene MacCarthy avait fait savoir qu'il désapprouvait l'engagement américain au Vietnam et remportait quelques succès dans l'opinion. De crainte de se faire doubler, Robert Kennedy annoncerait le 14 mars 1968 qu'il n'appuierait pas Johnson aux élections présidentielles, et le lendemain solliciterait l'investiture de son parti.

Autrement dit, vous ne pouvez soutenir : "C'est précisément parce qu'il ne s'était pas représenté que Bobby Kennedy a décidé de tenter sa chance..." Robert Kennedy s'est lancé dans la course AVANT l'annonce par Johnson de son retrait. Si Johnson a laissé entendre à quelques rares reprises - et en privé - qu'il pourrait ne pas se représenter, les témoignages des membres de son staff sont formels : il n'a réellement été sûr de son fait qu'au mois de mars 1968.

De même, lorsque vous prétendez : "La "majorité silencieuse", celle qui vote aux élections, était plutôt conservatrice et un vent de ras-le-bol a porté Richard Nixon au Pouvoir avec un victoire éclatante..." Il ne faut pas oublier que le parti démocrate était divisé, et qu'une rumeur s'était faite jour : Nixon avait un "plan secret pour le Vietnam". Par ailleurs, Nixon a été remarquablement habile, réussissant à maintenir un certain flou sur ses intentions, tout en maintenant un discours sécuritaire face aux désordres dont la "majorité silencieuse" que vous évoquez faisait rejaillir la responsabilité... sur Johnson.

Johnson n'était certes pas homme à s'accrocher au pouvoir. Mais il existe une différence de taille entre sa situation au printemps 1968 et celle de l'automne 1963. En 1963, sa carrière politique est sur le point de prendre fin. Lui qui se voyait avec un profil présidentiel (n'a-t-il pas été candidat à l'investiture en 1960 ?) risquait de cesser d'exister sur le plan politique. Kennedy, ce n'était un secret pour personne en haut lieu, voulait se débarrasser de lui et prendre Yarborough comme Vice-Président pour l'élection de 1964, comme Roosevelt s'était débarrassé du sudiste Garner en 1936. Par ailleurs, divers scandales financiers auxquels Johnson était lié couvaient.

Johnson était sur le point d'être "politiquement mort" pour 1964. L'assassinat de Kennedy, si l'on peut dire, lui a sauvé la mise. Ce qui n'en fait pas un commanditaire, mais pourrait-on s'étonner qu'il ait pu (spéculation) faire jouer un "réflexe de survie" et se révéler (spéculation-bis) complice passif d'une conspiration contre JFK ? Quitte à se mettre en suite dans une position intenable vi-à-vis d'un engagement vietnamien qu'il désapprouvait ?

William
Dimanche 2 septembre 2001 à 18h37 #1203 Modification de ce message Citer ce message
Ce qui est bien avec Nicolas, c'est que j'étais en train de préparer une réponse à Pierre pour lui démontrer comment l'ensemble de sa réponse ne tenait pas une seconde face à l'étude historique et hop, Nicolas, le fait et surement mieux que moi.
Seul point de désaccord c'est la reprise de cette idée folle que LBJ n'était pas du style à s'accrcoher au pouvoir. La carrière de LBJ est - et je ne parle pas des suites du 22 novembre- est le symbole meme de quelqu'un qui justement s'accroche au pouvoir. Et sans remonter, comme l'a fait Robert Caro, sur sa médiocre carrière d'étudiant universitaire où déja il utilise l'illégalité pour se faire élire délégué des élèves et puis rester en place, sa première vraie campagne, celle de 1948, est passée à la posterité parce que volée par LBJ ( scandale de la BOX 13). Ses années à Washington en chef de la majorité démocrate, ses primaires contre JFK, les scandales Bobby Baker, TFX, Billie Sol Estes... sont autant d'éléments qui justement font de lui , le prototype type du politicien fou de pouvoir.
Et pour revenir à 1968, et pour avoir passé suffisament de temps à la LBJ library d'Austin, il est evident que dans un premier temps, contre l'avis de ses conseillers inquiêt de l'étendue de ses problèmes psychologiques, LBJ souhaite se représenter. Pour preuve, sa décision d'envoyer Cliff Carter, son bras droit depuis 1948, à la présidence du comité électoral du parti démocrate. Ce n'est qu'après un ensemble de sondages dévastateurs ( hey, hey LBJ, how many do you kill today ?), le départ massif des gros contributeurs historiques du Parti démocrate vers le camp de Nixon ( sans compter le décés des soutiens financiers de LBJ), et les avertissement au sein même du parti démocrate qu'il ne pourrait pas compter sur un soutien unanime ( d'ailleurs au sujet de Bobby, il entamme sa pré-campagne, sous forme d'une tournée hautement médiatique de l'Amérique des pauvres bien avant la décision de LBJ) qu'il annonce son intention de ne pas se représenter

So What
Dimanche 2 septembre 2001 à 21h59 #1210 Modification de ce message Citer ce message
Citation:

Le 2001-09-02 16:25, Teigne warreniste a écrit:

Une chose m'étonne, c'est que l'agitation de la Gauche qui en 1968
a balayé la plupart des démocraties occidentales, était apparue en même
temps que la répression de "Printemps de Prague" par les troupes du
pacte de Varsovie... Un hasard?


Ce que vous nommez “l’agitation de la gauche” s’appelle le gauchisme en langage usuel, un mouvement social qui loin de se résumer aux événements médiatiques de l’année 68 a submergé culturellement toutes les démocraties occidentales (et au passage, quelques dictatures bien aidées par les USA telle l’Espagne de Franco) durant les sixties et le début des seventies. Ses racines sont aussi profondes que diverses d’autant qu’elles s’épanouissent dans les conditions historique propres à chaque pays (le MacCarthysme, droits civiques, Cuba, le Viêt-nam pour les USA, la Guerre d’Algérie et la décolonisation en France, le très particulier rapport grand pére-pére-fils dans la RFA de l’après nazisme et celui pas moins particulier avec le frère ou le cousin resté “prisonnier” en RDA, etc).

Le gauchisme n’a rien changé politiquement, il a gagné culturellement. Partout en occident. Même derrière un mur qui s’est écroulé sous les marteaux et les pilons de jeunes gens débraillés qui n’en pouvaient plus d’attendre qu’un Gorby local leur accorde la liberté. Même dans les conseils d’administration de ces prestigieuses multinationales qui n’hésitent plus à utiliser l’image de Lénine, de Zapata ou du Che pour nous vendre de “l’abonnement internet, la révolution en toute liberté.” Vous connaissez Vivendi Universal ? Lisez Messier. Perso, j’en suis consterné mais vous, vous y trouverez sûrement votre compte. “Do it” criait Jerry Rubin en 1970, “Just do it” lui a répondu Nike vers 1990.

Le gauchisme, c’était d’abord du rock’n roll. Du sexe en liberté, de gros joints fumés en matant les images de “La chinoise” de Godard avec Hendrix en bande-son écorchant l’hymne américain à la guitare, des slogans lancés comme des pavés sur tout ce qui ressemble à l’ordre et l’uniforme, du marxisme tendance Groucho, de l’amour jusqu’à la muerte.

Il y avait de tout chez les gauchistes: des trotskystes, des anarchistes, des féministes, des guevaristes, des maoïstes, des surréalistes, des intellectuels, des poètes, des bons musiciens et de plus mauvais, des drogués, des “patsies” en puissance, des professeurs, des étudiants, surtout des étudiants. Et je vous l’accorde, très peu d’ouvriers.

Les gauchistes étaient peureux, ils ne voulaient pas aller crever au Viêt-nam.

Mais il y avait là des filles, des gars, des blancs, des noirs, des jaunes, des rouges, des basanés, des marginaux, des homosexuels, des rejetés qui en avaient tous ras la patate des carcans que la société leur imposait.

Le gauchisme fut un mouvement festif utopiste , individualiste, anti-guerre et antiraciste.

Les pires ennemis des gauchistes furent les fascistes et les communistes.

Derrière le rideau de fer, le rock’n roll était perçu comme “le symbole de la décadence du capitalisme”; la Nomenklatura en avait la même opinion qu’un Hoover for example.

Passons maintenant au Printemps de Prague. Il a duré du 5 janvier au 21 août 1968 sous la direction d’un homme: Alexandre Dubçek duquel Gorbachev avoue s’être inspiré pour réaliser, 20 ans après, sa “perestroika”.

Les gauchistes vénéraient Dubçek presqu’autant que le Che. Il était perçu comme celui qui les avait compris, celui dont partout le message soufflerait le vent de la liberté, ce dirigeant des temps nouveaux que Bob Dylan chantait. Bob Dylan, vous savez ce type que Vaclav Havel longtemps emprisonné puis arrivé au pouvoir grâce à la “révolution de velours” a officiellement invité au palais présidentiel parce qu’il avait bercé ses années de jeunesse.

Les gauchistes étaient certains que le Printemps de Prague allait s’étendre à toute l’Europe de l’Est. Exemple: A Paris, début mars 68, les gauchistes manifestaient devant l’ambassade polonaise avec comme mot d’ordre “solidarité avec les étudiants polonais” et “Libérez Kuron et Modzelewski” puis le 11 mars les étudiants occupaient les universités françaises en scandant “Vive la Tchécoslovaquie” ou encore “Toute la Pologne attend son Dubcek”.
(Source: “Génération - Tome 1: Les années de rêve” H. Hamon et P. Rotman)

Les gauchistes croyaient au rêve puis se sont reconvertis. Une infime minorité dans un terrorisme aveugle et imbécile. Beaucoup dans le business, la pub ou les médias. Ils ont largué leurs communautés pour vivre tranquille en famille. Quelques-uns ont continué dans la politique et ont pour la plupart bien réussi.

L’un d’entre eux, Serge July est devenu avec Libération l’un des patrons de presse les plus respectés de France. Le 21 août 1968, il était à La Havane en compagnie d’Alain Geismar (un leader étudiant en mai 68) et ce fut là, leur première rupture avec Castro. En entendant le discours prononcé ce jour par El Lider Maximo “...les français sursautent. Fidel justifie l’intervention russe (...) July avait cru à l’autonomie de la révolution castriste. Il accuse le coup. Le mythe cubain, mélange de fête, d’utopie et de guerre, qui avait tant alimenté les fantasmes des jeunes intellectuels européens, s’évanouit l’espace d’un discours (...) Alain et Serge, déçus, mal à l’aise, décident d’écourter leur séjour et de rentrer en France.” (“Génération” tome 1, p. 585)

Savez-vous que 30 ans plus tard, au sein d’un même gouvernement, les anciens gauchistes reprochent toujours au Parti communiste français d’avoir fait échouer mai 68 ?

Personne ne peut savoir comment l’histoire aurait tourné si Bobby, au lieu de se faire descendre, avait été élu en 68.

Je me demande souvent comment Jack aurait vécu la révolution sexuelle, s’il aurait détesté (son éducation catholique) ou s’il aurait adoré (sa largesse d’esprit).

Mais tous ceux qui dansaient à Woodstock, quel âge avaient-ils le 23 nov. 1963 ?

Et n’oubliez jamais, jamais que Jan Pallach était un jeune étudiant. Et que l’on sait pourquoi il s’est immolé.

Excusez moi d’avoir été si long mais moi aussi je peux être passionné. 8-)

William
Dimanche 2 septembre 2001 à 22h27 #1211 Modification de ce message Citer ce message
Et hop ! Même si je ne partage pas tout, un message pour mes archives, un !
Et vive la passion !

William

Mathieu Combaz
Dimanche 2 septembre 2001 à 22h33 #1212 Modification de ce message Citer ce message
Faut-il être gauchiste pour connaître la vérité sur l'assassinat de Kennedy?!?

Je crains que l'on ne s'écarte du sujet...

William
Dimanche 2 septembre 2001 à 22h51 #1214 Modification de ce message Citer ce message
Monsieur C.,

personne ne prétend qu'il faut être gauchiste pour connaitre la vérité de l'assassinat de Kennedy. C'est une maladroite extrapolation de votre part. Un peu comme si je disais que le monde des anciens de L.L.C est petit, surtout sur internet.
A bon entendeur

William Reymond

Mathieu Combaz
Dimanche 2 septembre 2001 à 23h05 #1215 Modification de ce message Citer ce message
A Monsieur R.,


"Le monde des anciens de LEA" ?!!?

Qu'es aco? Langues Etrangères Appliquées?!! Moi, je suis en Langue, Littérature et Civilisation Etrangère ;-)

Monsieur C.

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